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INTERFÉRENCES SONORES

sort de l'aulre ; aussi n'arrive-l-il à l'oreille d'un observateur éloigne aucun son ; on ne peut entendre alors que le frôlement de l'air. Le diapason présente également des phénomènes d'interférence qui viennent de ce que les deux branches exécutent leurs mouvements en sens contraires (fig. 360). Si l'on frappe un diapason, qu'on l'approche de l'oreille et qu'on le fasse tourner autour de son axe, on trouve quatre régions où l'on entend distinctement le son ; dans les quatre régions intermédiaires, le son devient inappréciable. Les quatre pi'emières [ahcd) sont celles où l'une des deux branches, eu bien l'un des deux plans

Fiy. 560. — ■ Interférence d'un diapason.

latéraux du diapason, vient faire face à l'oreille. Les autres sont placées dans des positions intermédiaires, à peu près dans des plans [mn, mn) menés, par l'axe du dia])ason, à 45" sur les plans des branches. » {Théorie physiologique de la musique.) L'interférence, dans ce dernier cas, a lieu dans tous les points où les mouvements en sens contraire des deux branches du diapason qui agissent à la fois sur les mêmes régions de l'air ambiant s'annulent. La réunion de ces points sur un même plan perpendiculaire aux branches donne une hyperbole équilatère. N'est-ce pas à des interférences^ qu'il faut attribuer les inéga-

1. C'est, en effet, l'ojjinion de Tyndall, qui attribue les intermittences dont il est ici ques. tion au défaut de symétrie de la cloche : « celle-ci, dit-il, vibre plus rapidement dans une direction que dans l'autre, et la coexistence de ces deux séries en vibration de périodes différentes produit nécessairement des baltemenis. » (Le Son.)

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lités d'intensité qn'on constate dans le son d'une cloche mise en Ijranle? Tantôt l'onde arrive à l'oreille avec toute sa force, tantôt elle semble comme annulée; de là ces singulières alternatives qui font croire que la cloche vibrante s'approche ou s'éloigne. Quel que soit le mode de division du corps sonore en parties vibrantes et en lignes nodales, il arrive évidemment que les parties diamétralement opjjosées agissent sur l'air au même instant en sens contraire, tout comme les branches d'un diapason, et il nous semble fort plausible que l'explication des variations d'intensité du son dans le dernier cas convienne aussi à celui que nous venons de rappeler. Il faut ajouter que, le battant de la cloche ne fi'appant pas toujours rigoureusement aux mêmes points, il en doit résulter un déplacement des ventres et des lignes nodales de la cloche.

§ 8. lîATTEMElNTS ET SONS liÉSULTANTS.

Pour que deux ondes sonores puissent se détruire par leur interférence, il faut que les sons qui concourent soient exactement à l'unisson l'un de l'autre et aient la même intensité. Quand la première de ces conditions n'est pas remplie, le concours des deux sons produit encore, dans certains cas, des phénomènes fort intéressants : tels sont les battements et les sons résultants.

C'est <à Sauveur qu'est due la découverte ou, si l'on veut, la première étude scientiiîque des battements.

Quand deux sons, différant peu de hauteur, résonnent sinudlanément, l'oreille, outre l'impression particulière de la dissonnance qui résulte de leur simultanéité, entend des renforcements et des affaiblissements périodiques. C'est à ces renforcements du son, à ces coups de force, qu'on donne le nom de battements. L'expérience et le calcul s'accordent pour faire voir que le nombre des battements, dans un temps donné, dépend à la fois de la hauteur absolue des deux sons et de leur

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