CONSÉQUENCES DES MESURES DE LA DENSITÉ TERRESTRE
Ainsi, la masse de la Terre est égale à un peu plus de cinq fois et demie la masse d'un globe d'eau de même dimension. Elle peut donc être évaluée en kilogrammes, par exemple, ou en tonnes de 1000 kilogrammes, à la condition qu'on se rende bien compte de ce qu'on peut entendre par le poids de la Terre. Nous savons fort bien ce que nous entendons par le poids d'une tonne de 1000 kilogrammes : c'est le poids qu'on obtiendrait en pesant dans le vide 1 mètre cube d'eau pure prise à 4 degrés, si la pesée avait lieu à la latitude de Paris et au niveau de la mer.
Supposons donc que l'on puisse ainsi successivement, et dans ces conditions mêmes, peser parties par imrties toute la matière qui compose le globe terrestre, et additionner tous ces poids, la somme qu'on obtiendrait dépasserait 6000000 de milliards de tonnes de 1000 kilogrammes. C'est là un de ces nombres énormes, qui n'ont qu'un intérêt de curiosité, étant propre seulement à mettre en relief l'immensité de la masse du globe.
Une conséquence plus intéressante de la détermination de la densité moyenne de la Terre est celle qui est relative à la constitution de ses couches intéiieiu'es. On connaît directement celle des couches observables; et les physiciens et les géologues, examen fait des matériaux constitutifs de l'écorce, pensent qu'on ne s'éloigne pas beaucoup de la vérité en regardant la densité de ces matériaux comme égale à deux fois et demie, ou à deux fois et deux tiers celle de l'eau. La densité moyenne de la Terre étant 5,56, il est évident que les couches internes et le noyau central ont une densité qui dépasse la moyenne. Ce résultat confirme les prévisions qu'on pouvait former par des considérations d'un autre genre. Si l'on remonte aux époques