RAYONNES MOLLUSQUES
ment dans le jura brun du canton de Bâle, qu’il a donné son nom au terrain appelé : Discoidecnmergel.
Les Pentacrinites dont nous avons parlé à l’occasion du lias (p. 85) sont répandues également dans le jura moyen et le supérieur; il faut leur rapporter les Apiocrinies dont la tige cylindrique s’élargit en forme de poire, et porte 10 bras. L'Apiocrinus polycyphus Ag. sp. et le Roissyanus Orb. (au coin gauche de la planche) se rencontrent dans notre calcaire corallien (au Mont-Terrible).
L’Apiocrinus MerianiDes. est encore plus commun dans les gisements supérieurs du jura blanc.
Le nombre des Etoiles de mer, des Polypiers, des Eponges et des Oursins de notre mer jurassique était très-considérable, mais les Mollusques étaient encore plus répandus ; ils présentent une merveilleuse richesse de formes. Leur nombre est si grand que je n’en puis esquisser que les types principaux. Je me bornerai à décrire quelques espèces qui, par leur prodigieuse abondance, ont pris une grande part à la formation des roches, et caractérisent quelques étages spéciaux du jura.
Le genre Nautile que nous avons déjà rencontré dans le muschelkalk (p. 55), est représenté par 13 espères, parmi lesquelles le N. giganteus Orb. acquiert jusqu’à trente centimètres de diamètre; il appartient aux plus grands Mollusques connus, et n’est dépassé que par le N. bisulcatus qui a jusqu’à un mètre de diamètre.
Ijes Ammonites sont aussi très-répandues dans le jura. Elles sont remarquables non-seulement par leur abondance, mais aussi par leur taille ; elle est parfois si grande qu’on les a comparées à bon droit à des roues de voiture. Elles présentent une admirable richesse de formes. On en a déjà décrit 162 espèces provenant du jura suisse et du lias; les fig. 64 à 72 reproduisent les formes les plus importantes.
Il est probable que les unes (Ammonites discus Ziet. fig. 64) avaient de leur vivant une coquille fortement carénée et complètement lisse, où se jouaient les plus beaux reflets nacrés, tandis que chez d’autres la coquille était parcourue par de fines stries, ou par des côtes obliques très-
IA MER JURASSIQUE
viailiantAs qui présentent une grande variété dans leur tracé. Chez l’ Ammonites Murchisoniæ (fig. 65), les côtes sont falciformes et se dirigent en avant, ce qui est le caractère distinctif de tout le groupe des Falcifères.
Chez l’Am. biplex Sow. (fig. 66), extraordinairement commune dans le jura blanc, les côtes fortement saillantes se bifurquent sur la partie dorsale, tandis que chez une espèce voisine, l’A. polyplocus Dek, elles sont beaucoup plus ramifiées. Chez l’A. Parkinsoni Sow. (fig. 69a, d’Oberblegialp), que Lang a figurée (du Ijiigem), les côtes sont très-saillantes ; celles
Fig. 60 », Fig. 60 b.
Ammonites Parkinsoni, 8ow. Vue do faoo dimin.
du rang extérieur seulement sont fourchues ; elles ne vont pas jusqu’au milieu de la carène qui est munie d'un sillon, (fig. 69 b). Chez une espèce très-analogue, l’A. Martinsii (fig. 67, également d’Oberblegialp),