‹ Le monde primitif de la SuisseChapitre 89 sur 244 · ALPES · texte numérisé non relu

ALPES

Beleinnites . . .

Rhynchotheutis.

Ommastrephes .

Nautilus ....

Ammonites. . .

Scaphites. . . .

Erioceras. . . .

Ancyloceras . .

Toxoceras . . .

Anisoceras . . .

Hamites ....

Hamulina . . .

Ptychoceras . .

Baculites. . . .

Helicoceras. . .

Turrilites. . . .

F. -J. PiCTCT et P. DE LORIOL. Description des fossiles contenus dans le terrain néocomien des Voirons. — Genève, 1858.

F.-J. PiCTET et G. CampîCHE. Description des fossiles du terrain crétacé de Sainte-Croix. 1858-1863.

W.-A. Ooster. Catalogue des Céphalopodes fossiles des Alpes suisses. Neue Denkschriften der naturforsch. Gesellschafl, XVII et XVIII, 1860, 1861.

P. de LORIOL. Description des animaux invertébrés fossiles contenus dans l’étage néocomien moyen du mont Salève. Genève, 1861.

Ce catalogue a été enrichi par M. Karl Mayer de toutes les espèces de notre collection publique (Zurich) qu’il a déterminées et qu’a récoltées en grand nombre M. A. Escher de la Linth. Pour le moment, il n'est pas possible de donner une liste complète des autres classes d'animaux de notre crétacé, car elles n’ont pas été étudiées avec le même soin que les Céphalopodes.

L’ÉPOQUE CRÉTACÉE

Nous avons vu plus haut qu’à l'époque jurassique la faune de la mer alpine n’était riche que sur quelques points, tandis que les bas-fonds de la zone nord donnaient asile aune quantité considérable d’animaux. Il en était tout autrement dans la mer crétacée. Un coup d’œil sur le tableau qui précède nous montre que la zone alpine était aussi riche en formes zoologiques ([ue celle du Jura septentrional ; elle lui est même supérieure pour le nombre des espèces. Cela provient sans doute de ce que la côte jurassienne n’a été accessible aux recherches que sur un parcours restreint, de Bienne à Genève et à la I’erte-du-Hhône ; car plus à l’est elle est recouverte de formations plus récentes, tandis que la zone alpine peut être suivie depuis la vallée supérieure du Rhin jusqu’au canton de Vaud et en Savoie; elle offre par conséquent bien plus de localités à explorer*. Toujours est-il que notre mer crétacée présente sur ses côtes sud une faune aussi riche et aussi variée que sur ses côtes nord, et qu’à cette époque les conditions de colonisation des animaux étaient devenues uniformément favorables.

Le tableau qui précède, donnant un résumé des Céphalopodes de notre pays, nous montre que les ’/„ des espèces sont communes aux deux côtes; il est par conséquent très-curieux de voir que les 7j des espèces jurassiennes sc retrouvent dans les .'ripes. C’est à peine si la moitié des espèces

♦ On peut citer parmi les plus importantes: dans les Alpes appenzelloises, POehrli, l’Altmann et le Sentis sur la pointe la plus élevée duquel on a découvert «le grosses Ammonites ; dans le canton de Saint-Gall, les Kurfürsten; dans le canton de Claris, les Fircnbânder et les Xebelkâppler du Glârnisch; dans le canton de Schwytz, Palpe Kàseren, le Forstberg, le Pfannenstockli et la Wannenalp; dans le canton de Berne, la chaîne du Stockhorn, le Faulhorn, les environs de Merlingen, le Justithal et le lloligant; dans le canton de Fribourg, Clmtel-Saint-IJenis; dans le canton de Vaud, Cheville et Auzeindaz. Dans le Jura, les deux localités principales sont Sainte-Croix et la Perte-du-Uhône. Il y a plusieurs gisements importants dans le canton de Neuchâtel, entre autres Hauterive, découvert depuis longtemps. En Savoie, on cite parmi les plus connus : Saxonet, les Yoirons, Fix et Sixt. Ces derniers appartiennent à la partie de la mer crétacée qui commençait dans ces parages à former un golfe. Les montagnes qui appartiennent au bassin du lac de Genève sont comprises dans mon tableau ; mais j’ai écarté celles de la Savoie et de la France méridionale et les ai indiquées à part.

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