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C. POLYTHALAMIENS DE L’URGONIEN

La figure 1 14 représente simplement les coupes telles que les donne la polissure de la pierre; mais; même dans cet état incomplet, les Polythalamiens de l’urgonien sont si faciles à reconnaître et si répandus qu’ils peuvent servir de guide, et sont fort utiles comme fossiles caractéristiques. Lorsqu’on brise un morceau de roche et qu’on mouille le côté fraîchement. cassé, on peut avec une bonne lumière l’examiner facilement à la loupe et découvrir assez rapidement les pet its corpuscules qui s’y trouvent. Les Polythalamiens sont très-fréquents dans les couches moyennes et supérieures de chaque étage (y compris les couches renfermant POrbitolina lenticularis), et ils apparaissent par douzaines dans le champ de la lentille ; ils entrent donc pour une bonne part dans la composition de la roche. Lorsqu’on polit la pierre et qu’on l’humecte d’huile, ils apparaissent plus nombreux et mieux dessinés encore, par exemple sur le dol-

POLYTHALAMIENS DE L’UKGONIEN.

lit fréquemment employé pour piédestaux, socles, etc. Les carapaces ont des cloisons épaisses et blanches. L’arrangement des chambres rappelle tout à fait celui des Agathistégiens (groupe des Polythalamiens), chez lesquels les chambres sont pelotonnées à peu près comme le fil sur une pelote ovale.

Fig. 111.

abc d

Coupe de Polythalamiens de l'urgonien ; a, b, «1 et h à 1. de Burgenstock; c. grain oolithique de Iluhfluh (canton de .Schwytz) ; e, f, g. dollitdu Lopperberg prés d'Alpnacbt ; gross. 50 fois.

Lorsque les chambres sont coupées transversalement, elles apparaissent comme des trous ronds ou semi-lunaires (fig. 114 a à g); si la coupe est longitudinale, ce sont alors des canaux étroits et en forme de faucille (fig. 114 h à 1). Il est rare cependant de trouver une coupe longi-

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250 I.’KI’OQfK C'KKTACKK.

tudinale qui ne prenne pas une ou plusieurs chambres obliquement ou en travers. L’urgonien est parfois oolithique et fréquemment l’intérieur des grains renferme une carapace de I'olythalamien ; citons en ce genre les puissants gisements d’urgonien, près de Fohnenberg, sur le versant sud du Hohfluh (fig. 114 c).

De nombreuses observations ont démontré que les Polythalamiens de cette classe se trouvent exclusivement dans cet étage ; c’est à peine si ailleurs on en a rencontré quelques-uns isolés.

Les recherches de M. le professeur Kaufmann ont eu principalement pour objet les roches crétacées des montagnes calcaires du lac des Quatre-Cantons ; mais il est probable que les calcaires crétacés des cantons de (îlaris et d’Appenzell sont en grande partie composés de ces animaux. Ainsi le seewerkalk d’Obstalden, dans le canton de (Ilaris, renferme une abondance incroyable de Polythalamiens, parmi lesquels se trouvent en masses compactes des Lagcna, des Textilaria et des Nonionina. Le calcaire crétacé supérieur des montagnes d’Ammon et du Sentis fourmille de coquilles de ces petits animaux, parmi lesquels M. le pasteur Zwingli a déterminé la Textilaria glohulosa et la Nonionina glohulosa.

Les Orbitolines sont une des formes spéciales de l’époque crétacée ; leur place dans le système est encore douteuse, mais elles semblent être proches parentes des Polythalamiens. Elles ont l’apparence de petites soucoupes (fig. 115) faiblement convexes sur une des faces et concaves

Fig. 115.

a. Orbitolina lenticularis gr. uat. fin Val Travers; b, e. fortement grossie; b. face convexe; c. ftico concave.

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