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AMMONITES

les striées de côtes transversales nombreuses et serrées. Cette modification se présente pour la première lois dans la mer crétacée. Le Nautilus neocomiensis Urb. (fig. 118) peut servir de type à sa famille; on le trouve au Sentis, à Sainte-Croix et au Salève : il habitait aussi la Méditerranée.

Les Nautiles de cette époque n'atteignent pas, il est vrai, la taille de ceux du jura; cependant le N. bifureatus Uost. de Iloligant mesure

Fis. US. Fi; 11". Fig. ICI).

F,S. 121 0. Fis 122. Fig. 1211.. Fis. 123.

Fig! 11^. Nautilus neocomiensis Orb. — Fin. lift. Ammonites mammillatus 8chl. — Fig. 120 Ammonites inflatus £ow. — Fig. 121. Ammonites Milletianus Orb. — Fig. 122. Ammonites Hugardianus. — Fig. 123. Ammonites Lyeilii.

*/, pied de diamètre. Ainsi donc, dans la mer crétacée, les Nautiles sont encore les représentants des plus grands Mollusques.

La famille des Ammonitides nous donne une série de genres parmi lesquels le genre Ammonite domine aussi quant an nombre des espèces. Nous constatons parmi les Ammonites des transformations complètes, de

l’époque chétacée.

telle sorte que l’on ne retrouve pas une seule espèce qui reproduise exactement celle de la nier jurassique. Plusieurs groupes même se sont éteints, ainsi les Arrêta, tandis que d’autres ont persisté : les Planulates, les Hétérophylles et les Macrocéphales, ou apparaissent sous des formes voisines ; les Ammonites dites Cristati, qui sont caractérisées par leur ligne dorsale en relief, occupent ici la place des A. falcifères du jura. La craie possède en outre des groupes qui lui sont propres : les Rhotomagenses et les MammiUati.

Les fig. 119 & 123 représentent quelques-uns des types principaux de notre mer crétacée. L’ Ammonites Hugardianus Orb. (fig. 122) et l’A. inflatus Sow. (fig. 120) avaient remplacé les Cristati. L’arête avait une crête très-accentuée, tandis que les flancs étaient ornés de côtes courbes bi ou trichotoines (2 ou 3 fols fourchues). L’A. Hugardianus se rencontre dans le gault du Jura et dans les Alpes du canton de Vaud et de Savoie. On l’a découverte dans les Carpathes, dans le Caucase et même dans le Vénézuéla ; elle était donc fort répandue dans toute la mer crétacée. L’A. inflatus avait aussi une vaste area à l’époque du gault, et on peut la suivre depuis le flanc nord du Sentis jusqu’au canton de Vaud ; la côte jurassienne la possédait aussi (Perte-du-Rhône et Sainte-Croix). L’A. Lyellii Leym. (fig. 123) appartient au groupe des Rhotomageuses, dont l'arête est garnie, au lieu d’une crête, de verrues distinctes. Elle se distingue par sept rangées de verrues latérales qui ornent très-gracieusement la coquille et appartient à une des espèces les plus communes de l’époque crétacée (gault). On la trouve chez nous sur l’arête ouest du Glamiseh appelée Nebelkiippler, sur la Kaserenalp, dans le canton de Schwvtz, dans les Alpes vaudoises et dans le Jura (Sainte-Croix et Pertedu-Rhône).

Chez les Ammonites verruqueuses (MammiUati), l’arrête est lisse, mais bordée de chaque côté d’une rangée de verrues. L’A. mammillatus Schlotth. (fig. 1 19) apparaît pour la première fois en Suisse dans l’aptien (Perte-du-Rhône), mais elle n’acquiert tout sont développement que dans le gault (dans les Alpes des cantons de Berne et de Schwytz et dans le

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