‹ LE MONDE ROMAINChapitre 41 sur 91 · LA ZONE MÉRIDIONALE · texte numérisé non relu

LA ZONE MÉRIDIONALE

À la haute chaîne côtière du Pont, une autre correspondait

1) XII, 39 ; CLXX VI, p. 365 et suiv.

(2) V. CHAPOT, XXXIX, p. 98 et suiv.

@) ZLVIIL, IL, passim. — (4) Ibid., p. 144 et suiv.

au Sud de PAsie Mineure (1), moins régulière, plus en zigzags, plus sauvage, culminant à des altitudes supérieures. La nature de cette zone littorale explique le caractère farouche de ses habitants et les raisons qui déterminèrent Rome d’assez bonne heure à y prononcer une intervention. Brigands de terre et de mer pullulaient d’un bout à l’autre. Sauf dans la plaine (Cilicia Pedias) tournée vers Cypre et la Syrie et propice à la culture, les ressources essentielles des habitants se limitaient aux bois de construction et aux troupeaux de chèvres, dont le poil servait à tisser les toiles à voile. Ils avaient ainsi de quoi se faire des navires,et, comme la contrée offrait peu de matières d'exportation, les équipages allaient à distance troubler le commerce auprès des ports actifs, pillaient, rançonnaient et revenaient dans lenrs repaires quand la cale était pleine. Après la première campagne de Marc-Antoine contre les pirates en 103, les Romains prirent pied dans le pays, et une province de Cilicie-Pamphylie est mentionnée à cette époque. La lutte contre Mithridate, les cessions de territoires à Amyntas remirent tout en question, et le mot de province, appliqué à cette longue bande de terrain, garda plutôt son sens originaire de commandement personnel confié à un chef dans une région donnée. Aussi ce dernier était-il très vaste, mais variable au gré des circonstances, et il y eut ensuite, dans la répartition de cette zone entre plusieurs provinces, des changements incessants, dont on ne saurait donner le détail ici, d'autant que nombre de points sont encore à fixer.

Le brigandage continental avait entraîné des guerres permanentes, dont certains épisodes seulement sont arrivés à notre connaissance. Le hasard a voulu que la Cilicie fût gouvernée en 52-50 par le grand orateur Cicéron (2), dont la correspondance abonde en renseignements et qui s’illustra par une expédition contre les gens du mont Amanus, à la frontière

() CLXXX, p. 361-387; RUGE, Kilikien, XLVII, X, col. 385-389. (2) CXXX VII.

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