AS
FNÜIAVWEVUW
Ô © ® + teuyozide) eyey) se GIE 91yd)9pE/IU4 * y psPJ20 e 7 1NV9* eg NYE NÉbip} Bug SeUJEg *
uo/Âgeg
syrienne. Nous avons aussi quelques données sur la mission, confiée par Auguste au Galate Amyntas, de réprimer les mouvements de Pisidie et d’Isaurie ; mais ce chef trouva la mort dans ses opérations contre les Jomonadenses (1), qu’on ne put réduire qu’en appelant à la rescousse le gouverneur de Syrie.
Un district, isolé du voisinage par sa configuration et qui s’avançait en promontoire dans la mer, la Lycie, un Tyrol asiatique, a-t-on dit (2), paraît avoir mené une existence plus calme. Non seulement une langue locale s’y développa, qui a laissé de nombreux souvenirs épigraphiques toujours mal expliqués (3) et qui persiste en pleine époque romaine, mais il y avait là une ligue, un Æoënon (4) de vingt-trois villes, auquel l’annexion ne changea rien, car il avait résisté aux avances de Mithridate. Les habitants, manifestement très cultivés, avaient témoigné, déjà avant la conquête perse, d’une civilisation originale : leurs tombeaux rupestres sculptés s’inspirent d’un art très ingénieux de la construction en bois. On louait d’ailleurs les Lyciens de ne s’être jamais adonnés à la piraterie (5). Sujets de Rhodes quelque temps et initiés par elle à l’hellénisme, ils devinrent à la fin complètement grecs.
Plus à l'Est, en Pamphylie, en Cilicie, lhellénisation avait commencé en divers endroits de la côte par l’effet du protectorat des Ptolémées. L’action des Séleucides, puis des Attalides (qui fondèrent Attaleia), fut moins sensible et entravée par les pirates. C’est Rome qui paracheva cette œuvre : elle établit à Antioche et à Séleucie (de Pisidie) des colonies de vétérans, fonda Cremna, Parlais, Olbasa. Les villes plus anciennes de Pamphylie et de Pisidie présentent encore des ruines remarquables, qui donnent une haute idée de leur prospérité et qui sont en général d'époque romaine. On a fait l’observation (6)
(1) W. M. RamsAY, XXII, VII (1917), p. 229-275.
(2) CLXXXIII, p. 363 et suiv.
(3) Cf. Tiluli Asiæ Minoris, 1.— (4) CV. — (5) STRABON, XIV, 664. (6) CL, I, p. 14.
que la plupart de leurs monuments où l’on peut lire une dédicace ont été érigés par des particuliers, ce qui suppose un état économique favorable au développement de la richesse; les inscriptions, nombreuses et parfois très longues, qu’on y a découvertes évoquent une vie municipale fort active. D’ailleurs, les constructions sont dans une note somptueuse et, à part les travaux hydrauliques, nymphées, aqueducs, ont un caractère d’apparat, dû à des générosités associées. Les tours d’Attaleia (1), sa porte « d'Hadrien » sont de beaux spécimens de l’art décoratif d’Empire. Temples, basiliques, agoras et portiques, salles de réunion étonnent le visiteur, qui compare avec le misérable aspect des habitations modernes de la contrée ; ce contraste est marqué de la façon la plus frappante par la série des théâtres qui, à Aspendos, Pergé, Sagalassos, Selgé, Sidé, Termessos, ont dû faire entendre aux indigènes même des chefs-d’œuvre classiques de l’ancienne Grèce.
C’est Vespasien qui instaura, pour toute cette zone méridionale de lAnatolie, un régime enfin plus stable. En Cilicie, agrégat de territoires, où foisonnaient les ères diverses et les métropoles, et qui garda durant un siècle les roitelets vassaux qu’Antoine avait désignés et Auguste maintenus, une province impériale fut créée (2), à laquelle on rattacha, vers son extrémité Nord-Ouest, sans doute à l’avènement d’Antonin (3), les pauvres districts d’Isaurie et de Lycaonie enlevés à la Galatie. Rattachement conçu d’abord comme transitoire, car un des gourverneurs est dit officiellement (4) légat des provinces de Cilicie, Isaurie, Lycaonie. D’autre part, Vespasien revint à l’idée première de Claude et associa Lycie et Pamphylie sous un même légat, sans leur interdire des koïna distincts ; Hadrien rendit au Sénat cette double province, par échange avec la Bithynie.
() IX, IT (1916/1920), p. 5 et suiv.
(2) XI, 1905, p. 225 et suiv.
(3) RamsAY, XIX, VII (1904), Beiblatt, col. 57-132.—(4) XLIV, II, 290.
On voit toutes les complications, les changements alternés de l’organisation provinciale dans l’Orient grec ; le Bas-Empire revint plus ou moins vite au morcellement de l’Anatolie méridionale, en se laissant guider par l’ethnographie, à laquelle étaientimputables toutesces dénominations: Lycie, Pamphylie, Pisidie, Lycaonie, Isaurie ; ce furent autant de provinces séparées au 1v° siècle, et la Cilicie, plus vaste, en fournit deux. Seules de toute l’Asie Mineure, la Proconsulaire et la Bithynie restèrent, avant Dioclétien, affranchies de tant de vicissitudes.