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L’ILLYRIE-DALMATIE

L’attention des Romains s’est naturellement portée de très bonne heure sur les rivages dalmates: les Italiens pratiquèrent

(1) Dont l’exploration est commencée : /bid., XVI (1913), Beiblatt, col. 93 et suiv.; XVII (1914), Beïblatt, col. 5 et suiv.

(2) R. EGGER, Teurnia Wien-Leipzig, 1924.

(3) CLXXV, p. 196 et suiv. — (4) Zbid., p. 170; CXXIX, p. 383.

6) H. VAN DE WKkERD, XX VIII, VII (1903) p. 101.

la politique du mare nostro d'autant plus ardemment qu’au delà se trouvait la grande puissance macédonienne, avec laquelle tout partage était aussi inacceptable qu’avec les Carthaginoïs jadis. Nombre de clans barbares, ses anciens adversaires, allaient lutter ensuite contre la domination romaine. Nous avons vu (1) comment celle-ci s’implanta progressivement. Les populations réfractaires appartenaient à cette race «albanaise », si peu représentée aujourd’hui, très dispersée, qui se répandait alors fort loin, jusqu’à la Hongrie, apte déjà à fournir des soldats de grande bravoure, endurcis par la vie de plein air dans les montagnes, où les Illyriens menaient leurs troupeaux ; c’étaient des demi-nomades, faiblement adonnés à l’agriculture, car leur pays offrait plus de ressources à l’élevage, et qui ne connaissaient guère la vie urbaine, concentrée uniquement sur les rives de l’Adriatique. Cet état démographique fut bouleversé par l’expansion des Celtes ; néanmoins il se fit entre les deux éléments, au lieu du mélange possible, une sorte de division : les Celtes se massèrent principalement près du Danube, les Illyriens d’origine dans la région qui forme l’actuelle Serbie.

Après la défaite de Persée à Pydna, il fut aisé de réduire le roitelet de Scodra (Scutari), Gentios, et de conquérir sur la reine Teuta l’Illyrie grecque, avec Apollonie et Épidamne. On fit de ce territoire trois districts, aux frontières indécises, souvent remaniées; la pacification, au reste, ne s’acheva qu’au bout d’un siècle et plus de luttes intermittentes fort ingrates (2). Puis, lors des guerres civiles où les chefs s’attribuaient des pouvoirs exorbitants, l’Illyrie devint avec la Gaule un seul et même gouvernement sous l’autorité proconsulaire de Jules César. Enfin nous retrouvons l’/{/yricum province particulière en 45 av. J.-C., sénatoriale depuis 27 — par un excès d’optimisme, car il allait falloir longtemps batailler contre l’insurrec-

() T. XVI, p. 342; cf. CCXXII.

(2) RicuTer, XVIII, XIII (1898), p. 87 et suiv.

tion chronique. Faisant suite à de petits émeutes (années 11 et 10), une révolte plus sérieuse commença en 6 de notre ère; Tibère, le futur empereur, reçut mission d’y mettre fin.

Elle avait eu son centre chez les Dalmates ou Delmates (1), les plus redoutables ennemis de Rome dans ces régions, et c’est en souvenir de leur valeur qu’on qualifia Dalmatie la partie méridionale de l’/!l{yricum, qui confinait au Danube.

L'occasion choisie fut la guerre entreprise contre les Marcomans pour s'emparer de la Bohème, bastion avancé d’où l’on eût pu défier toute la Germanie ; la cause déterminante, la rigueur des collecteurs d’impôts et celle des recruteurs qui, pour boucher les trous des légions décimées, avaient raccolé en Dalmatie les hommes valides. Rome enrôlait à la hâte des annexés de la veille et, comme elle effectuait de même en Pannonie des levées Vauxiliaires, elle eut en un instant contre elle les guerriers qu’elle comptait jeter dans la mêlée à son profit ; combattants nés, de forte race, nous l’avons dit, joignant aux qualités natives les avantages d’une éducation militaire à la romaine. Et aux dangers surgis dans les limites de l’empire vinrent s’ajouter ceux du dehors : les peuplades voisines allaient faire cause commune avec les Illyriens, qui avaient préludé en massacrant des soldats de Rome et des commerçants italiens établis parmi eux.

Tibère reçut plus de 10 000 hommes, cueillis partout précipitamment, qui eurent à se maintenir dans les forteresses principales et à combattre la guerilla menée dans chaque canton. Son neveu Germanicus, venu à la rescousse, fut chargé des opérations dans le Sud, vers la frontière de Macédoine. La résistance suprême fut brisée aux approches de la côte, près de Salone, dans la citadelle d’Andetrium, qui, abandonnée de son chef, succomba à un assaut décisif. On renonça dès lors à employer dans le pays même les soldats indigènes

(1) PATSCH, XLVII, IV, col. 2448-2455.

qu’on continua d’y lever, et l’on scinda un territoire trop étendu : la partie méridionale resta l’{{yricum proprement dit, dénommé ensuite Dalmatie ; sa frontière commune avec la Pannonie, mal connue de nous, laissait du moins à cette dernière la vallée de la Save.

Encore avait-on rattaché à la Macédoine les anciens comptoirs, Apollonie (1), Épidamne devenue Dyrrachion (2) sous les Romains (Durazzo). Aussi cette zone côtière resta grecque ; la langue italienne n’y pénétra qu’au Moyen Age, grâce à Venise. Sur le rivage proprement dalmate, les commerçants romains avaient afflué dans une série de villes : Zader (Zara), S'alona (Spalato), Narona (Widdo près Metkovitch}), Epitaurum (près Raguse). Salone fut capitale; à sa sauvegarde pourvoyaient les deux camps de Burnum (3) et de Delminium, aux bords des deux rivières qui l’encadraient à distance. Mais une longue paix régna sur ces parages ; quand Dioclétien, un Dalmate, éleva près de Salone le palais imposant (4) où s’abrite aujourd’hui la bourgade qui lui doit son nom (Spalato), ce fut, non l’origine, mais la consécration d’une prospérité accrue par des relations suivies avec l'Italie. La rupture politique entre les deux rivages et l’arrière-pays impénétrable ont entraîné la décadence des ports dalmates; du moins cette barrière montagneuse retarda pour la Dalmatie romaine les effets de la poussée barbare.

Mais elle éleva un sérieux obstacle à la romanisation de l’intérieur (5); de rares localités y prirent naissance, fort différentes des modèles romain ou hellénique. On y avait créé trois convenlus judiciaires (Sardona, Salone, Narona), assemblages de communautés pérégrines, simplesgroupements de clans ; chacun, divisé en décuries, gardait quelque auto-

(1) C. PRASCHNIKER, XIX, XXI-XXII (1922), Berblalt, col. 17 et suiv.

(2) PæizippsON, XL VII, V, col. 1882-87.

(3) M. ABRAMITCH, dans S/rena Buliciana, Zagrebiæ, 1924, p. 221-228.

(4) E. HÉBRARD et J. ZEILLER, Spalalo, le Palais de Dioclélien, Paris, 1912. (5) Sur celle de la côte, CLXXII, p. 151-173.

nomie, avec une caisse particulière. Un tel régime mit fort longtemps à évoluer vers le type de la cité classique (1), et ces acquisitions récentes du royaume yougo-slave doivent bien peu de chose à la colonisation romaine, dont on s’est efforcé pourtant de relever tous les vestiges (2). Néanmoins le gouvernement impérial ne négligea pas les moyens de pénétration : la voie la plus suivie longeait le rivage, mais d’autres avaient été commencées dès le temps de Tibère, et leurs milliaires (3) ne permettent plus de dire que ces travaux furent par la suite abandonnés ; l’incurie eût été singulière de la part des empereurs « illyriens ». Seulement ces routes, d'intérêt militaire et qui servaient à abréger les trajets vers le Bas-Danube, ne suffirent pas à stimuler la vie locale.

A partir de Dioclétien, la carte administrative ne fut modifiée que par le détachement d’une petite province, la Prévalitane, dans la partie méridionale; elle correspondait approximativement à l’un des conventus et dut avoir pour capitale la patrie présumée de Dioclétien, Doclea (près Podgoritsa). Cette Prévalitane fit partie du diocèse de Mésie et ainsi resta à PEmpire d'Orient, alors que les autres terres dalmates suivaient le destin de PItalie.

La PANNONIE.

La Pannonie (4), au contraire, partie Nord de l’ancien 7//yricum, devenait vers ce temps le royaume des Ostrogoths. Dans les mêmes frontières ? On peut d’autant moins l’affirmer

(1) LXXX VII, chap. vi.

(2) Cf. C. PATSCH, Bosnien und die Herzegowina in rômischer Zeit (Zur Kunde der Balkanhalbinsel, XN), Sarajevo, 1912, et les nombreuses contri=

butions du même dans les Wissenschaftliche Mittheilungen aus Bosnien und der Herzgowina.

(3) BESNIER, XLIII, art. Via, p. 806.

CLXII, IX, p. 260; CLXXXIII, p. 205 et suiv.

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que celles de la province ne furent que tardivement fixées. Emona, la ville la plus prospère au Sud-Ouest, se place tantôt en Norique, tantôt en Pannonie ; Celeia changea aussi de gouvernement. La Pannonie, séparée de la Dalmatie, nous l'avons vu, à la fin du règne d’Auguste, comprenait en somme la Croatie actuelle, entre Save et Drave, avec les comitats occidentaux de la Hongrie, en deçà du Danube, et depuis un point situé un peu à l'Ouest de Vienne. Ce fut un territoire militaire au premier chef : momentanément un légat y commanda trois légions ; puis, durant tout le rer siècle, la province eut pour gouverneur un légat consulaire disposant normalement, croit-on, de deux légions. Les progrès de ce pays et son ouverture à la civilisation se reliaient d’étroite façon au déplacement des camps romains; les groupes de population ne passèrent que peu à peu du régime militaire à un régime

Les plus anciens campements couvraient la ligne de la Save; le principal était Siscia (Sissek). Une première avance porta les ouvrages défensifs un peu plus au Nord, le long de la Drave, et alors Siscia fut remplacée par Poelovio (Pettau) (1), dont la situation, tout près du Norique, permettait d'intervenir au besoin dans cette province. La grande plaine au Nord de la Drave apparaît comme presque dépourvue de troupes durant toute la première moitié du 1er siècle ; de faibles forces stationnaient au bord du Danube, gardé en outre par une escadre. Vespasien semble avoir porté contre le fleuve même ses camps militaires, à Vindobona (Vienne) (2) et surtout à Carnuntfum (Petronell, un peu à PEst, qui fut détaché alors du Norique; on en voit encore la ligne de fortifications (3) ;

(1) Exploration aichéologique entamee : M. ABRAMITCH, XIX, XVII (1914), Beïblalt, col. 87 et suiv. ID., Pætovio, Führer, Wien, 1925.

(2) W. KuBiTScHEK, dans le XLIIIe Jahresbericht über das Slaatsgymnasium VIII, Wien, 1893.

(3) W. KUBITSCHEK et S. FRANKFURTER, Führer durch Carnun/um, >. Aufl., Wien. 1894,

on y a retrouvé un camp avec ses dépendances, et jusqu’à un grand amphithéâtre.

C’est aux approches du Norique que la romanisation fut le plus précoce et le plus marquée (1). À Carnuntum, quartier général de légion, débouchait sur le fleuve la route de l’'ambre, qui allait de l’Adriatique à la Baltique. Sur cette même voie, Scarbantia (Œdenburg) et surtout Savaria (Szombathély) montrent encore des ruines notables; elle passait également à Poetovio. Le reste de la province progressa plus lentement. Il n’y avait, certes, chez les populations, où se mêélaient des éléments celtiques, illyriens, germaniques et thraces, — mélange dont témoigne le costume des femmes, tel qu’il ressort des reliefs pannoniens (2), — aucune hostilité envers Rome ; mais le quadrilatère qui se déployait entre la route de l’ambre, le Danube et la Drave offrait peu de prise à la colonisation ; aujourd’hui encore les bourgs importants y seraient vite dénombrés. Les événements militaires, toutefois, donnaient quelque valeur à certains points de la périphérie.

Après la guerre dacique de Trajan (106-107), il exista deux Pannonies, la Superior et l’Inferior : l’une eut sa légion à Brigelio (en face de Komorn), l’autre sur les hauteurs d’où maintenant Buda domine Pest, à Aquincum. Le danger ne venait plus seulement des Marcomans ; sur la rive gauche du Danube, depuis son coude vers le Sud, la redoutable peuplade des lazyges (3), se mouvant autour de la 7rsia (Tisza ou Theiïss), donnait quelque inquiétude. Près du confluent de cette rivière, on posta une garnison à Acumincum, qui couvrait à la fois la colonie romaine de Mursa (Eszeg), près de lembouchure de la Drave, et la capi!ale de la Pannonie Inférieure. Sirmium (Mitrovitza), elle-même dans une position remarquable sur ja Drave, au croisement de plusieurs routes,

(1) Ant. HEKLER (Sfrena Buliciana, p. 107-118). 2) Margaret LANGE, XIX, XIX-XX (1919), Beïblalt, col. 207-260, ) Vuuircx, XL VII, IX, coL 1189

et mise en relief au ne siècle par sa manufacture d’armes et son palais impérial.

Le règne de Marc-Aurèle marque unecrise pour la Pannonie. Les postes multiples sur le Danube, dont la colonne Aurélienne nous donne l’image simplifiée (1), n’intimidaient point les barbares. Une dure campagne les tint pourtant en respect ; la paix revint, encourageant la batellerie sur les rivières. On se garda de rompre avec l’ancienne organisation du pays en vicéi, pagt, regiones. Proclamé empereur à Carnuntum, Septime-Sévère en fit une colonie romaine et introduisit de nouveaux colons à Siscia. Mais ces villes furent dévastées dans la suite, les unes par les Alamans, les autres, comme Poetovio, parles Goths(2).

Dioclétien détacha de la Pannonie Inférieure une Valeria, s’étirant du Nord au Sud sur la rive droite du Danube et constitua en gouvernement séparé (Savwia) toute la région entre Save et Drave. Les monnaies prouvent qu’encore sous Théodose I une ombre d’organisation militaire et administrative avait subsisté dans la contrée (3).

La MÉse.

Les complications se propageant d'Ouest en Est, l’annexion de la Mésie (4) suivit celle de la Pannonie. Assurément, entre Balkans et Danube — ancienne Serbie et Bulgarie du Nord — les conflits remontaient bien au delà de l’Empire ; les proconsuls de Macédoine avaient été d’abord chargés de les résoudre; C. Scribonius Curio, en 75 av. J.-C., avait ainsi déjà poussé en Dardanie jusqu’au fleuve. Mais même les guerres dalmates sous Octave (35-33) n'avaient rien changé à la situation

(1) CXLVIE, p. 49, fig. 39.

(2) Rud. EGGEer, XIX, XVIII (1915), Beiblait, col. 253-266.

() Andreas ALFŒLDI, Der Untergang der Rümerschaft in Pannonien I, Berlin-Leipzig, 1924.

(4) CIV, p. 1-6; CCIV, p. 1x et suiv.

politique. En 29, les Bastarnes, étant venus chercher en pleine Thrace de nouveaux établissements, furent l’occasion de cette conquête (1); la méthode des petits États tampons remplaça en l’an 1 celle des gouverneurs de Macédoine legati Aug. pro prætore in Mæsia. Puis il y euten Mésie un commandement militaire particulier (2), rattaché néanmoins à la Macédoine. La création d'une province véritable est de moins en moins attribuable à Auguste (3), douteuse même pour Tibère, et ilse peut qu’une administration spéciale à la Mésie n’ait débuté que sous Claude (4). Avec Domitien, probablement en 86, apparaît la division en Mésies Supérieure (Serbie) et Inférieure (Bulgarie), que séparait le Cibrus (Tzibriza), affluent du Danube. La première comprenait l’ancienne Dardanie et la zone riveraine des Triballes ; l’autre, cette ripa Thraciæ confiée primitivement au roi de Thrace. La limite entre celleci et la province de Thrace est mal définie ; ellesemble, avec le temps, avoir reculé vers le Sud; Micopolis ad Istrum (près Tirnovo), fondée vers 115 en souvenir de la guerre dacique, quand la Thrace eut été définitivement libérée de ses liens officiels et hiérarchiques avec la Mésie, Nicopolis fut d’abord ville de Thrace, mais, depuis Commode, ou au plus tard en 198, elle appartint à la Mésie. Ce déplacement de la frontière a dû se borner à bien peu de chose ; elle aura coïncidé, non avec la ligne faîtière de l’Aæmus (Balkan), plutôt avec la délimitation deslangues, la Thrace parlant grec et la Mésie latin (5).

La culture romaine, propagée par l’armée, s’insinua le long du Danube et ne déborda pas très loin de ses bords : là seulement se rencontraient des cités mésiennes dignes de mention : une ville celtique, vu son nom, était née sur l'emplacement de Belgrade, Singidunum, municipe, puis colonie, siège d’une légion; telle fut aussi la destinée de Viminacium (Kostolatch).

(1) Ci-dessus, p. 51.— (2) XIX, I (1898), Beïblatt, col. 172 et suiv. (3) CXI, IL, 3, p. 786 et suiv. — (4) CCIV, Introd. (5) G. SEURE, Revue archéologique, 1907, II, p. 257-276.

Lorsqu'il fallut renforcer les troupes de Mésie, de nouvelles villes de garnison surgirent, généralement près des confluents : Ratiaria (Artchar) (1), Œscus (Gigen), Novæ (Sistova); les canabæ remplirent leur office, notamment à Duros!orum (Silistrie) (2). Laïissa-t-on d’abord, comme le pensait Mommsen (3), en dehors de l’empire le coude formé par le Danube en aval de cette dernière place ? Des doutes s’élèvent depuis les campagnes de fouilles en Dobroudja (4) ; en tout cas, bientôt un autre camp de légion s’établit à 7roesmis (Iglitza), près Galatz, un peu au-dessus du dernier détour du fleuve.

L'œuvre impériale en Mésie date des Antonins : alors surtout se construisent les routes, et d’abord s’achève la principale, celle qui longeait le Danube sur la rive droite; aux Portes de fer elle souleva des difficultés extraordinaires dont Trajan, montibus excisis, anconibus sublaïis (5), parvint à triompher ; de Viminacium et de Ratiaria deux tronçons convergaient vers Naïssus (Nisch) (6) ; plus loin encore deux voies perpendiculaires menaient vers la Thrace.

Les légions de Mésie prirent pied sur la rive droite, à l’Est de l’Alulus (Oltu), et le gouverneur de la province Inférieure porta son contrôle sur Tyras (Akkermann), au Nord des bouches du fleuve, même sur les villes de l’Euxin, jusqu’en Crimée (7), où, dès le 1er siècle, les troupes d’occupation furent des vextillaliones de Mésie, plus tard de Cappadoce. À la Mésie enfin on réunit un lambeau de territoire des deux cô!és de la basse Tisia.

Mais le rm siècle fut désastreux pour ces contrées. En 235,

(1) XIX, I (1898), Beiblatt, col. 149.

(2) V. PARVAN, Rivista di filologia, 1924, p. 307-340.

(3) CLXIT, IX, p. 289.

(4) PARVAN, Ausonia, X (1921); H. GRÉGOIRE, Revue belge de philologie el d'histoire, IV (1925), p. 317-331.

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