‹ Le monde slave: études politiques et littérairesChapitre 19 sur 39 · Voir mon Histoire de V Autrichc-UQnQrie^ cliap. x · texte numérisé non relu

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Dans la lettre de fondation du monastère slave que nous examinerons tout à l'heure, il s'exprime également en termes très respectueux sur le compte de cette langue slave dans laquelle saint Jérôme passait, d'après une tradition peu critique, pour avoir traduit les Écritures.

Désireux de préparer l'union des églises orthodoxes avec l'église romaine en créant à Prague un sanctuaire slave catholique, Charles IV ne Tétait pas moins de donner satisfaction au patriotisme tchèque en assurant à la Bohême sinon l'unité de la liturgie slave, tout au moins un foyer dont elle pourrait rayonner au dehors et qui reprendrait la tradition des apôtres Cyrille et Méthode *. La Bohème allait bientôt revendiquer la liturgie en langue tchèque par la bouche de Jean Hus et de ses disciples. Au ix** siècle elle avait pratiqué la liturgie slavonne importée par Cyrille et Méthode. Elle avait dû y renoncer par suite des manœuvres du clergé allemand et des instructions de la Cour de Rome *.

Au xi*" siècle une tentative avait été faite pour rétablir la liturgie slave dans le monastère béné* dictin de Sazava. C'est un village situé au sud de

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