Geschichle der Slavischen lUeratur. Ofen, 1820, p
disparaître dans la tourmente. Tout le monde le croyait perdu.
11 ne Tétait pas; la Révolution l'avait tout simplement dépouillé de ses joyaux et de ses reliques. Mais le texte était intact. L'inventaire du mobilier de la cathédrale dressé le 4 janvier 1790 par les officiers municipaux de la ville désignait le manuscrit en ces termes : « Un texte d'évangiles à deux caractères servant pour le sacre. » ('ette mention était déclarée exacte par les fabriciens et sénéchaux de Téglise *. Un procés-verbal dressé en novembre 1792 mentionne ainsi le poids des métaux précieux arrachés à sa couverture et livrés aux agents nationaux : « Les couverts d'un livre d'évangiles en deux langues — ces deux langues sont le texte cyrillique et le texte glagolitique — pesant trois marcs, sept onces, quatre grains ^. »
Le manuscrit heureusement sauvé entra à la Bibliothèque de Reims; il y figure encore aujourd'hui sous la cote 255 (A 29). Si les slavistes dont nous parlions plus haut avaient pris la peine de s'adresser à la Bibliothèque de Reims ils se seraient épargné d'inutiles récriminations.