‹ Le monde slave: études politiques et littérairesChapitre 7 sur 39 · Voir sur Niemcewicz, Russes et Slaves, 2" série · texte numérisé non relu

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La littérature scientifique, historique et philologique est représentée par les deux Sniadecki, par Czacki, parKollontaï, publiciste aussi remarquable que noble caractère, par Joseph Ossolinski, par les deux Bandtkie, par Staszyc, par les comtes Stanislas et Jean Potocki, par Bogumil Linde, qui donne à la Pologne le premier grand dictionnaire de sa langue. En somme cette période est pour la littérature une période de renaissance. De 1800 à 1806 il paraît annuellement environ 250 ouvrages; de 1807 à 1810, 350, et 400 après 1810.

Le théâtre polonais de Varsovie devient un institut national et dispute au théâtre français et italien la faveur du public. On y joue des comédies, des pièces lyriques empruntées à l'histoire nationale et à la vie populaire. Boguslawski est tout ensemble acteur, directeur, auteur dramamatique; Karpinski dirige l'orchestre, écrit des opéras; Elsner, Wejnert rivalisent avec lui.

Oginski, Y sniieur de polonaises célèbres, est peutêtre le premier Polonais dont les œuvres soient devenues populaires à l'étranger. La musique n'est pas seulement cultivée dans la capitale; dans les provinces les grandes familles entretiennent des orchestres. Les arts plastiques sont

moins bien partagés; cette période agitée a été peu favorable à leur développement. Mais, au point de vue littéraire, elle fait honneur à la Pologne. Elle atteste la vitalité du génie national; elle prépare dignement Téclosion de l'école romantique.

Mickiewicz est surtout connu en Suisse par le séjour qu'il a fait à Lausanne en 1839 et 1840 comme professeur de littérature latine à l'académie de cette ville. Il était alors dans tout l'éclat de sa gloire, et la Suisse entière savait quel hôte illustre elle avait l'honneur d'abriter. Dix ans auparavant il l'avait visitée dans des circonstances toutes différentes, en simple touriste, incognito. Il avait définitivement quitté la Russie, et il venait de parcourir l'Allemagne; il se dirigeait vers l'Italie, accompagné de son fidèle ami Edouard Odyniec, qui s'était constitué l'historiographe du voyageur et dont les lettres *, malgré certaines défaillances de mémoire, offrent encore aujourd'hui un si curieux intérêt.

i. Voir sur Mickiewicz, Russes et Slaves, t. II et III. 2. Listy z Podrùzy, Lettres de voyage j 4 vol. in-8''. Varsovie, Gebethner et WoUr, 1884. — Odyniec, né en 1804, mort il y

Les deux poètes, — car Odyniec mérite aussi ce titre, — arrivèrent en Suisse par Strasbourg. Le 18 septembre ils débarquaient à Schafiliouse. Odyniec, en des vers plus familiers que lyriques, saluait a la terre des Helvétiens, rêve des poètes, pays des montagnes, des lacs et des fromages, des chamois, des vaches à sonnailles, des guides qui trafiquent des beautés de la nature et des aubergistes qui écorchent les touristes ». Mickiewicz eût pris un autre ton; il n'aimait point à railler, surtout en vers ; depuis qu'il avait quitté la Russie, il avait dit adieu à la muse; il ne devait la retrouver qu'au col du Spliigen; l'élégie que ce site lui inspira, n'a comme nous le verrons tout à l'heure, rien de commun avec les boutades épigrammatiques d'Odyniec. On voyageait en ce temps-là en chaise de poste. Odyniec s'indigne contre les mendiants qui pullulent aux relais, contre l'aubergiste qui, à Unter der HôUensteig, fait payer cinq francs par tète pour un dîner

a quelques années, a occupé dans la poésie polonaise un rang très inférieur à celui de Mickiewicz. On estime surtout sa traduction en vers des poètes anglais.

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arrosé de vin aigre. Mickiewicz paraît beaucoup plus calme; il s'enveloppe dans la fumée d'une longue pipe allemande et laisse à son ami les explosions bruyantes d'indignation ou d'enthousiasme. La chute du Rhin, le premier aspect des Alpes le trouvent insensible du moins comme poète*.

La charmante et pittoresque Schaffhouse ne dit rien à son imagination. A Zurich, le 20 septembre, les deux Polonais, bons catholiques, sont fort en peine de trouver une chapelle où entendre la messe. Zurich leur semble une ville aussi morte « que Jéricho » ; ils cherchent un voiturier pour les conduire à Coire, et vont ramer sur le lac. En barque, ils passent la moitié de leur temps à se réciter mutuellement des vers. Odyniec s'extasie sur la prodigieuse mémoire de son ami. Cette mémoire était en effet étonnante. A ce propos, Mickiewicz expose à Odyniec ses idées sur le rôle populaire de la poésie ; le plus grand honneur qu'elle puisse rêver, c'est de péné-

1. Toutes les impressions de Suisse sont résumées dans une lettre à Czeczott du 9 octobre 1830 : * J'ai été au milieu des glaciers où commencent le Rhône, le Rhin et tous les grands fleuves de l'Europe. J'ai été sur des montagnes d'où l'on voit douze lacs et quelques cantons. J'ai entendu rouler les avalanches. J'ai vu tant de cascades que leur liste remplirait tout le reste de cette page. » Et c'est tout.

trer dans les masses sous une forme anonyme, de fournir un langage aux âmes pour converser avec Dieu, aux cœurs pour converser avec la pensée; c'est là le vrai but de la poésie, le seul en vue duquel < il vaille la peine d'enfiler des syllabes et des rimes ».

Nous avons une lettre de Mickiewicz datée précisément de Zurich le 19 septembre. Elle est adressée à un compatriote du poète, Léonard Chodzko, qui venait de publier à Paris une édition de ses œuvres; il le charge de quelques commissions, mais ne lui dit absolument rien des impressions qu'a pu lui inspirer la nature grandiose de THelvétie.

De Zurich à Coire, Rapperschwyl était le premier relai. Mickiewicz s'assied devant le château et s'amuse à le dessiner. On l'eût bien étonné si on lui eût dit alors que ce noble édifice servirait quelque jour à abriter les reliques historiques de sa patrie, que lui-même y tiendrait une place considérable*. Voici un joli sujet de tableau pour un peintre patriote : Mickiewicz dessinant le château de Rapperschwyl. Tandis qu'il s'appliquait à son travail, un vieillard le regardait

1. Un musée national polonais a été établi il y a quelques années à Rapperschwyl.

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curieusement. Au moment où il se leva pour aller dîner, le vieillard s'approcha de lui :

« Vous êtes sans doute un peintre?

— Oh non! répondit le poète, je ne suis qu'un amateur. »

Le vieillard raconta qu'il était peintre et qu'il s'appelait Drogg*. Mickiewicz connaissait ce nom ; il l'avait vu au bas de certains portraits à Saint-Pétersbourg. En effet, l'artiste suisse avait vécu en Russie, et peint notamment le portrait de l'impératrice Elisabeth, femme de l'empereur Alexandre. Malgré les succès qu'il avait remportés à l'étranger, il n'avait pu résister au Heimweh et était venu terminer ses jours en Suisse»

A Ragatz, les deux poètes aperçoivent pour la première fois un spectacle tout nouveau pour eux : des pics qui s'élancent vers le ciel en perçant les nuages. « Je ne puis, dit Odyniec, dépeindre l'iSlonnement qui me saisit à cet aspect; c'était une volupté étrange. Adam (Mickiewicz) à ce propos me raconta un épisode de ses excursions en Crimée. Il faisait en nombreuse compagnie l'ascension du Tchatyr Dagh. Tout à coup ils virent des éclairs et entendirent la foudre

1. Peintre de portraits fort estimé. 11 était né à Andermatt en 1164 et mourut à Rapperschwyl en 1834.

jaillir d*un nuage qui passait au-dessous d'eux. Un vieux Volhynien fut tellement ému qu'il cracha de fureur et s'écria :

< Pfui! par tous les diables, c'est bien la peine d'éreinter ma vieille carcasse pour en fin de compte me faire traiter de menteur! »

On lui demanda ce que signifiait cette exclamation.

« Parbleu, répondit-il, j entends et je vois bien qu'il tonne et qu'il éclaire au-dessous de moi. Comment ne pas raconter cela à quelqu'un? Et si je le raconte, qui le croira? Moi je ne l'aurais pas cru si on me l'avait raconté. »

Du pont de Ragatz les deux touristes contemplèrent le plus merveilleux paysage que l'on pût rêver. Adam avoua qu'il n'avait rien vu d'aussi beau et il se mit à dessiner. C'est grand dommage que cette esquisse n'ait pas été conservée; elle occuperait une place d'honneur dans la collection de Rapperschwyl.

Après avoir passé la nuit: à Coire, les voyageurs atteignirent le Spliigen, qui devait être en Suisse leur dernière étape. Chemin faisant, Mickiewicz courut un grand danger. Ils suivaient la roule du Schamserthal, route qui surplombait le cours du Rhin. Ils s'amusaient à jeter dans le

fleuve des cailloux, qui tombaient dans Tabîme après des bonds furieux, avec un bruit que les échos répétaient. Mickiewicz aperçut au bord de la route une pierre énorme à moitié enfoncée dans la terre : il se mit en tête de la déraciner et de la jeter dans le fleuve. Voilà les deux jeunes gens fouillant le sol avec leurs alpenstocks. La pierre à moitié déchaussée, Mickiewicz la pousse du pied de toutes ses forces, tandis que son ami faisait levier avec Talpenstock. La pierre s'ébranle, roule tout à coup dans l'abîme, et le poète avec elle. Par bonheur il put se raccrocher à un arbre qui le sauva peut-être de la mort. Mickiewicz était, on le sait, un chrétien fervent ; il attribua son salut à son ange gardien.

Depuis son départ de Pétersbourg (mai 1829), pendant un séjour de plusieurs mois en Allemagne, il s'était laissé aller au plaisir de vivre, d'observer et d'admirer. Même à Weimar, au sortir de ses entretiens avec Gœthe, la muse ne l'avait pas visité. Mais l'esprit souffle où il veut et quand il veut. Au sortir de l'auberge d'Andeer, son compagnon remarqua qu'il se refusait à toute conversation :

Je compris et je me mis à rêver de mon côté. Chaque fois que je le regardais, l'expression de son visage et

surtout (le son front me rappelait le temps où il écrivait la quatrième partie des Dziady^ ou l'épître à Lelewell. Chaque fois qu'il avait ajouté un nouveau fragment à Tépître, il m'invitait à l'entendre; mais il ne me communiquait rien quand il s'agissait des Dziady. Si donc il compose en ce moment et s'il ne me communique rien, c'est que les vers doivent être dans le ton amoroM,

Odyniec ne se trompait pas : la pièce de vers composée entre l'étape d'Andeer et celle de Splùgen a été recueillie par Mickiewicz dans ses poésies. Elle marque une date importante dans la vie du poète. C'est un dernier adieu à Tamie de sa jeunesse, à cette Maryla qui fut pour lui ce que Charlotte avait été pour Gœthe, et qui, après avoir accueilli ses hommages avec une coquetterie plus ou moins inconsciente, avait préféré à l'amour d'un pauvre rimeur un sérieux mariage avec un riche gentilhomme. Ce sont des vers d'une inspiration toute virgilienne; André Chénier les eût signés, l'auteur du Lac ne les eût pas désavoués.

Jamais! Ne pourrai-je donc jamais me séparer de toi? Avec moi tu navigues sur les flots, avec moi tu marches sur le continent. Sur les glaciers je vois briller la trace

1. L'épisode où Gustave, c'est-à-dire Mickiewicz lui-même, raconte à un curé de campagne l'histoire de ses amours. Le poète s'inspire de ses souvenirs personnels, de Gœthe, de Rousseau el de Mme Kriulener. Voir dans tinsses et Slaves, t. III, la biographie de Mickiewicz.

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de tes pas; j'entends ta voix dans le bruit des cascades alpestres; mes cheveux se dressent quand je regarde autour de moi; tout ensemble j*ai la peur et le désir de voir ta figure.

Ingrate! Aujourd'hui, tandis que sur ces montagnes escarpées j'arrête mes pas incertains entre les abîmes et les nuages, luttant contre les glaces éternelles, essuyant mes yeux inondés, je cherche l'étoile du nord dans un ciel brumeux, je cherche la Lithuanie, ta maison et toimême, ingrate ! Peut-être aujourd'hui, reine d'une fête, tu mènes un joyeux essaim de danseurs, peut-être tu te divertis à de nouvelles amours, peut-être tu racontes les nôtres le sourire aux lèvres. Dis-moi, es-tu heureuse quand tes serfs, inclinant la tête, t'appellent leur dame, quand le luxe t'endort, quand la joie t'éveille, quand aucune ressouvenance ne vient troubler ton âme? Serais-tu plus heureuse si y tendre amie, tu partageais les aventures d'un Adèle exilé?

Ah! comme je te conduirais par la main à travers ces rochers. Comme je charmerais par des chansons les fatigues de la route. Je m'élancerais le premier dans les ondes mugissantes, je jetterais des pierres sous tes pieds mignons, qui les franchiraient sans se mouiller, et je réchaufferais tes mains de mes baisers. Le repos nous attendrait dans le chalet du montagnard; je te couvrirais d'un manteau arraché à mes épaules, et toi, assise auprès du feu des bergers, tu t'endormirais, tu t'éveillerais sur mon épaule.

Après neuf mois de séjour en Italie, Mickiewicz revint en Suisse vers la fin de juillet 1830. Le 26 de ce mois il franchissait à pied le col du

SimploD, non sans fatigue, faisait halte àBrig-ue et à Sion. Le jugement que porte Odyniec sur cette ville m'a quelque peu étonné, c Elle n'offre (lit-il, rien de bien particulier. » Ce n'est pas mon avis. Il faut dire, à la décharge des deux touristes, qu'ils étaient épuisés de fatigue et qu'après un long séjour en Italie ils avaient le droit d'être difficiles. Sur la route de Sion à Martigny ils visitent la cascade de Pissevache, les gorges du Trient. Après quelques excursions autour de Chamounix, ils arrivent à Genève le 31 juillet. Là ils apprennent la révolution de Paris. L'agitation était grande à Genève, on se disputait les journaux français. Mickiewicz avait prédit la chute du dernier Bourbon , et ses amis l'acclamèrent comme un prophète.

Genève était alors, comme aujourd'hui d'ailleurs, une des villes les plus intellectuelles de l'Europe. Chez une Russe distinguée, Mlle Anastasie de Klustine, devenue depuis Mme de Circourt, se rencontraient des hommes tels que Bonstetten, Candolle, Sismondi, auquel Mickiewicz était présenté comme le Byron polonais; il retrouvaitdes touristes qu'il avait connus en Italie, enfin des compatriotes, entre autres Auguste Zamojski et Sigismond Krasinski, très jeune

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encore, si célèbre depuis sous le nom de poète anonyme. Comme en Russie, comme à Rome, il se laissait aller aux charmes de la vie de salon, aux galanteries, aux madrigaux. Voici un curieux document; c'est un billet adressé à Mlle de Klustine sous une forme badine qui contraste singulièrement avec Tallure générale des écrits de Mickiewicz. Je le cite en entier. Mes lecteurs n'auraient guère Tidée d'aller le chercher dans l'édition polonaise de la Correspondance (ï Adam Mickiewicz *. Le morceaux est écrit en français.

A Mademoiselle Corinne Boristenide et compagnie, canton mignon, marché aux cœurs.

Le soussigné, un marchand pauvre, mais consciencieux, s'est donné depuis quelque temps des peines inouïes pour payer en argent comptant les envois matériels et spirituels que votre riche maison se plaît à lui expédier journellement.

En conséquence, il a mis en réquisition tous ses talents réels ou supposés et il les a chargés de fabriquer sans délai un nombre suffisant de compliments, remerciements, bons mots et autres fonds ayant cours sur la place du beau sexe.

Malheureusement, il reconnaît enfin l'insuffisance de ses opérations, car la fabrication des bons mots, des saillies et des reparties dont votre commerce surabonde ne se fait chez lui qu'avec beaucoup de peine et

l. Korerspondencya A. Mickieœicza, 1. 1, p. 70. Paris, Librairie du Luxembourg, 1865.

de loisir, sans parler des impromptus, qui se forgent encore plus difficilement.

Votre dernière cargaison l'a donc pris au dépour\'u et il est oblij;6 de suspendre ses paiements; néanmoins, pour ne pas être accusé de banqueroute frauduleuse, ledit soussigné avoue et déclare qu'il est dépositaire d'un grand fonds de reconnaissance qui vous appartient sans partage, mais qu'il ne peut plus payer qu'en sentiments et soupir^. Mais votre place paraît surchargée de ces fonds, et un spéculateur étranger nouvellement arrivé les a fait tellement baisser qu'ils n'ont plus qu'un cours nominal.

Vous n'aurez donc qu'à faire prononcer contre votre malheureux correspondant la prise de corps, la prise par ûme ayant déjà été prononcée et exécutée.

Votre très insolvable,

MiCKIEWICZ.

Voilà certes un badinage qu'on ne s'attendait guère à trouver sous cette même plume qui a écrit \es Aïeux et V Élégie à la mère polonaise. Le spéculateur étranger dont il est ici question était M. le comte de Circourt, qui allait épouser Mlle Anastasie de Klustine et qui fut vers 1830 et longtemps après, un collaborateur assidu de la Bibliothèque universelle. Le mariage dut avoir lieu au mois de décembre 1830, autant qu'on peut en juger par une lettre datée de Rome 31 décembre 1830, où il est question de la lune de miel du jeune couple.

J'ai parlé plus haut de Sigismond Krasinski.

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Le jeune poète était alors âgé de dix-huit ans. Il voyageait en Suisse avec son précepteur Jakubowski. Dans une lettre datée du H août 1830, il représente Mickiewicz comme un homme paie et faible. « Il est de taille moyenne, de figure maigre, ses traits sont beaux, paisibles et mélancoliques; il est froid, grave et a l'air d'un homme fort raisonnable. Je me l'imaginais tout autrement, »

Mickiewicz, Odyniec, Krasinski et Jakubowski entreprirent une série d'excursions dont l'itinéraire a été noté par Krasinski et par Odyniec.

Le voici pour les curieux, tel que nous l'a conservé une note d'Odyniec trouvée dans les papiers de Mickiewicz :

1-14 août, Genève; 14, Montreux-Chillon ; 15, Dent de Jaman, CMteau-d'CEx ; 16, Wyssenbourg; 17, Thoune; 18-20, Interlaken; 20, Giessbach, Lauterbrunnen ; 21, Lauterbrunnen ; 22, Grindelwald; 23, Meyringen; 23- 24, ib.; 25, La Handeck, Grimsel; 26, Furka, Andermatt; 27, Pont du Diable, Altorf, Brunnen; 28, Schwyz, Rossberg, Rigi ; 29, Lucerne.

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