AGRAM ET LES CROATES
Deux l'outcsromliiisciit de Paris à Agi'ain : riine traverse lAllcmagne par .Mnnicli. \'ioiuio et la ligne du Semiiiering. raiih'c l'Italie par Turin, Milan, Vérone et Venise: c'est cette dernière que javais choisie. Je parcourus rapidement le Piénionl et la Lonibai-die, désii'eux que j'étais d'arriver à Agrani pour le t''" août 18G7, jour où devait avoir lieu dans cette ville l'inauguration de l'Académie Jougo-Slave. Je tenais à assister à cette solennité, non seulement parce que j'y étais invité, mais surtout parce qu'elle devait me permettre d'étudier le peuple croate sous un aspect assez nouveau. Croate et académicien sont deux idées qui s'accouplent mal dans nos préjugés occidentaux. Je me trouvais à Vérone le 27 juillet, et je comptais aller passer deux jours à Venise avant de me rendre à ma destination. Dans un café, le Diritlo me tomba sous la main, et j'y appris, sous la rubrique Crorizia, que la cérémonie en (piestion devait avoir lieu