AGHAM KT I.KS CROATES
r.'^pirer; saignants oncon- (l(^ l.iiil ili^ blessures, nous ,i\uiis iwonnu que seuls les tra\nu\ lie Tespril laissent (I immortels monuments, et nous sommes entrés clans le champ du progrès intellectuel. Pourquoi aurions-nous peur de cette nouvelle lutte? Notre peuple na-t-il pas jadis marché avec les autres dans la voie de la civilisation? Serbes et Croates, nous sommes entrés, dès le vi|o siècle, dans la sphère de l'Europe chrétienne. Nous avons fondé des États libres, alors que florissaienl ici la féodalité et là le césarisnie. Nos Drzislav et nos Kiésiniir '. nos Némania et nos Douchan -, peuvent se coniparer aux meilleurs souverains. Nous avons, les premiers, établi un rapport légitime entre lEglise et la nation. Nous sommes les premiers, tout en introduisant la langue nationale dans l'Église, restés fidèles au reste de la chrétienté. Notre idiome a régné dans la cité et dans rÉglise. aloi-s que les autres peuples écrivaient leurs lois dans un latin barbare. Ce que prut noti'e peuple dans le chanq^ de Tintelligence ([uand il est libre. la petite République de Raguse l'a bien montré.
« ... Nous pouvons affii-nier, nous .lougo-Slaves, que nous aiu'ions aujourd'hui le même degré de civilisation que l'Europe oeeidentale. si le mahomélisme ne nous avait arrêtés au uiilieu de notre développement. C'est ce que suffisent à «lémontrer les progrès accomplis dans ce siècle, malgré tant d'obstacles. .. Malgré la différence des noms géographiques, malgré celle des alphabets. Serbes et Croates, nous nous sommes reconnus frères : il n'y a plus ni Heuve ni montagne entre le Serbe, le Croate, le Slovène et le Bulgare. .Nous avons fondé une