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LEDRAME MODERNE EN SERBIE

Ledi-anu' jippaïail lard chez les Slaves ilu Sud : luute innnasli(|iie et juridi(|iie au nioyeu âge. la liltératurc serbe ue |iai'aîl pas avoir ((iiiim ui les mystères ni les ■-••ties si cliers à u(»s aïeux. Cest en Dahnalie, sous l'inlluence de la Henaissauee italienne, (|ue des essais draiiiatiquf's se produisent pour la première lois. Cefiendant. lélément dramatique ne manque pas dans la pfiésic i)opulaii'c des Serbes. Quelques-unes des pesmcs. "le CCS fameux chants révélés, il y a quarante ans. à riùu'ope parVouk Karadjitcli, renlermcnt des tragédies tout entières, et les poètes modernes n'ont eu qu"à les iiH'lIre en dialogues. Mais tandis (|ue le peuple ilianlail pour lui-même, les moines, seuls représentants de la littérature écrite, traduisaient et commentaient les Écritures, et plus lard, quand une littéi'ature laïque vint à naître, éblouie par les splendeui's île l'antiquité clas si([ue. elle dédaigna de puiser à la source de la i)oésle populaire.

C'est à Spjilalo que parail au xv siècle le premier

essai de drame en langue nationale. Un riche commerçant. Aniiibal Lucie, célèbre par des poésies remarquables, emprunte à l'histoire croate son drame de Roblnia {l'esclave). L'action est des plus simples, mais le style offre déjà de grands mérites. La dédicace de ce poème nous apprend que. dès cette époque, des représentations théâtrales avaient lieu à Spalato pendant le «•arnaval. Quelques années plus tard. Raguse, la petite mais riche république, la Venise slave, devient le centre de la littérature dalmate. Vetranic traduit VHécube d'Euripide. Cubranovic écrit un poème dialogué : la Bohémienne. On .sait qu'il fut récité publi(piement en 1527, il pourrait se comparer à quelques-unes de nos soties du xv= ou du xYi'^ siècle. Naleskovic le premier, écrit des comédies. Lukaric traduit le Pastor fido de Guarini. Hectorevic, habitant de 1 île de Hvar (Lésina, non loin de Lissa), publie des Dialogues de pêcheurs. Dans la même lie, Gazarovic écrit un drame, le Corsaire. Un peu plus tard, Zlataric (né en 1506) traduit VÉlecirede Sophocle et dédie sa traduction à Georges Zrinski, parent du fameux héros croate; il traduit aussi VAminta. Jean Gundulic, l'auteur de la grande épopée l'Osmanide, cultiva avec une grande ardeur la littérature dramatique. On cite le titre de cinq pièces, aujourd'hui perdues : Gala- Ihce, le Sacrifice de l' Amour, Cérés, Cléopâtre, Adonis. ?Sous savons par son témoignage qu'elles avaient été représentées avec un très grand succès. Il nous reste de lui Ariadne, VEnlèvement de Proscrpinc et Dubravka, drame pastoral. L'émule de Gundulic, Palmotic, écrit Énéc aux Enfers, Atalante (aujourd'hui perdue), Achille, tragicomédie en trois actes, représentée en 1G37, et Daniea, représentée en 1044 par la Société des Anes, Hélène (d'après Ovide), etc., puis des drames nationaux : Pavlimir,

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