‹ Le monde slaveChapitre 42 sur 67 · Viens ici · texte numérisé non relu

Viens ici

1)K l'AKIS A PUAdlK. i85

--on aise contempler le paysage à travers la fumée transparente de son cigare. Si le mauvais temps vous confine dans le wagon vous pouvez y circuler dans toute la longueur, si vous avez eu le l)on sens de pi-endre les troisièmes, vous y pourrez l'aire une rludc approfondie des costumes populaii-es, des idées nationales et, si vous «•tes i)liilol()gue (ce que je vous souhaite), des varinlions dialectiques de l'idiome germanique. Là du moins vous ne rencontrez ni l'éternel diplomate en voyage, ni l'Anirlais en quête d'une impression, ni le badaud parisien iiiaudissaid la cuisine de son dernier liùlcl et s'iinpiiéhinl avaid tout de savoir si! trouvera de hou liordcaux daiis 1(^ prochain : mais de braves j)aysans souabes à gilet rouge, longu(> redingote, coiffés de ce chapeau tricorne ipic nous n'avons vu (pi'à TOpéra-Comique. et tirant de longues l)oulïés d'une l)elle pipe en porcelaine. Là du moins, si vous ne voyagez pas seulement pourvoir des maisons et des montagnes, si vous croyez que riiomnie n"est pas en somme le dernier animal de la ci'éation, vous trouverez ample matière à études et à i-éllexions. Le |)ays;ni wurlcudiergeois ne voit pas de mauvais œil lunilication de la patrie allemande : seulement ce qui répouvante, c'est l'augmentation croissante des charges militaires : il a une petite dent contre la France, dont la politique, dit il. contribue singulièrement à cette augmentation '. Du reste, il ne demande lui qu'à vivre en paix avec tout le monde.

Le pays que nous traversons est riche, industrieux et agi-éable à l'œil. S'i pressé qu'il soit, le voyageur aurait mauvaise grâce à passer à Stuttgart sans s'y arrêter. Stuttgart est une capitale, la capitale d'un royaume de

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