‹ Le monde slaveChapitre 43 sur 67 · Écrit en IStJO · texte numérisé non relu

Écrit en IStJO

1 700(100 Ames, le plus petit de l'Europe avec celui des Hellènes. C'est une ville royale et fière de l'être. Quand on songe à l'orgueil que donne à ces petites cités le litre Haitpt^tadt. Rcsideiizstadt, Kivn'mlichc Stadt^, on coml)rend toute la haine que doit porter aux Prussiens la I)auvrc Hanovre découronnée. Stuttgart a environ 70 000 habitants : chez nous ce serait une bonne ville de province. Elle aurait peut-être un êvêque, un préfet, un lycée, une cour d'assises, et qui sait, une cour d"appel. Capitale du Wurtemberg, Stuttgart a un roi, des ministres, des ambassadeurs. C'est ainsi du moins, j'imagine, que les Wurtembergeois doivent appeler les chefs des légations étrangères. On y voit rouler dans les rues de lourdes voitures de gala flanquées de grands estafîers rouges, sur les devants des hôtels se pavanent de beaux suisses galonnés, sur la devanture des magasins on lit HoflJefcrant, fournisseur de la Cour. Cela est aussi fréquent à Stuttgart qu'à Paris les quatre lettres sacramentelles : S. G. D. G.

Il va de soi que la principale rue d'une ville aussi capitale, doit s'appeler rue Royale, Kœnigstrasse. Cette rue, large, belle, bordée de maisons de style moderne^ conduit à une grande place oîi trône dans toute sa majesté la royauté wurtembergeoise : d'un côté s"étend un vaste édifice appelé bâtiment royal (Kœnigsbau). Il renferme la Bourse, les plus beaux cafés et magasins de Stuttgart. Au milieu de la place, plantée d'arbres en quinconces, s'élève une colonne de granit rouge, surmontée d'une statue de bronze. Ce monument a été érigé en 1841 par les États de Wurtemberg au roi Guillaume, le plus fidclc ami de son peuple, ainsi que le dit

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