Voir au loiuc 1 de Russes et Sluvcs lêlude >iir Kolkir
2. Voir Etudes slaves, 2° série. Un essai de niystiiicatioii lilléraire, le Veda Slave.
3. Je n'ai ])oint qualité pniir j^urlcr un jugement sur l'œuvre nialhéniatique de WronsKi; clli' a dé appréciée dernièrement, avec une jurande sévérité, par imm collépue M. Bertrand. Il déclare ne rien y comprendre, et si mes souvenirs sont exacts il a même prononcé le mot de cliarlatanisme. Wronski — génie universel, si Ton en croit ses admirateurs — a aussi louché à la politique. Il s'est occuih' di' l'iiisldii'^ r\ des peuples slaves.
En IS";:), Ju reçus la visite dii lame vélur de noir qui venait,
disait-elle, m'apjjorter les moyens de résoudre tous les prol)lèmes concernant les peuples auxquels je m'intéressais. C'était la fille spirituelle de Wronski. Elle me remit un certain nombre de brochures en français et en polonais. Je n'y ai rien compris de plus que M. lîcrtrand aux œuvres mathématiques. Le xMessianisme et la mélapolilique resteront éternellement en dehors du cadre ih' mes i-tudes.
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Taiiilis qnuii pioiiliètc de léniigralioii iiic vouait aux auallionies de ses conipatrictlos, du moins de ceux qui riaient assez naïfs pour le ci'oiiv sur pai-ole, mon livi-e arrivait en Alleniairne et n'était pas pivcisénieid accueilli avec sym|)allii('. (>ii m aiiii^ait da\(iir ('m ril : fitr die Itevunrlic, d'avoir rlé clierclicr des allii''S cliez, Dieu sait quels barbares, chez des Croates, des Serbes, des Tclir(pies . on s'inditrnait de voir certaines perles de I Allemaj^ne. Ileidelborir. Stutttrarl. Nurnlteri?, enchâssées dans ce funiiei" slave '. On n'onlihail (|u"unc chos<\ c'est (|ue sur les onze murccaiix dont si- composait le rcrueil. sept avaient paru dans les lu^vnes avant juillet 187(1. fjue mou premier voyai^'c à i'ray:uc ilatait tle 18()K mon premier séjour à Zaj^reb de iSfJT.
Aujourd'hui les Slaves ont à peu près cause prairni'-e en France, sauf les Polonais ipii seinlileni e\[iier leur popularité de jadis: mais nous sonnnes loin encore d'être maîtres île nous-mêmes, d'être en état de porter par nous-mêmes un juij-<Mnent libre (^t désintéressé. Autrefois nous éti(»ns iiypnolisés pai- la Pologne: nous le sommes aujourd'hui par la liussie. \on^ la niellons partout, même là où elle n'a rien à voir. On a ini[)rimé sérieusemeid que lîosak llauki'. l'ancien insurgé de 18G:j. tué pour nous devant Dijon en IS7(i. était un général ru:<sc; on traite d'artistes ru.s.scs les Polonais du C.onservatoii'e dt; \'arsovie qui viennent se faire enlendre à Paris. Un n'a pas encore l'ait de (;iio[>in un musicien russe, mais on y \iendia. (In s'arrache h-s i-.''ei|s de-, intuvellistes laisses tle troisième ordre, et on ignore systématiquement les comédies d'un Fredro, les romans d'Orzesko ou de Senkiewicz. Les Russes qui traduisent dans leurs revues les productions les pin^; lemarqiia Mes d(> la 1 il léralur<' polonaise sont beaueonp plus éclec- I iipies (pie nous.
Les hommes de science et de crilirpic ont le devoir de réagir contre ces engouements puérils qui n'ajoutent