L'AUTRICHE KT LE SLAYISMK
pins même trouver parmi eux de quoi composer une garde à son empereur. Pour se mettre en sûreté, la cour dut appeler des Slaves d'élite, dalmates et illyriens, choisis par le ban Ielatchitj, et tirés du Chereg, qu'on vit, dans leur costume pittoresque et sous le nom de cherejani, escorter partout les archiducs fugitifs. Vienne était devenue le plus ardent foyer de la propagande unitaire du pangermanisme, qui n'avait à la diète constituante de Francfort que des tribuns hypocrites, tandis que ses champions, armés et prêts à mourir, luttaient sur les remparts viennois. Alors Italiens, Haghyars, Allemands, tous étaient conjurés pour le démembrement d'un empire ennemi du pro-
r*. Chacun tendait à la séparation et à une politique race plus ou moins égoïste et isolée. Seuls les Slaves le jetèrent en médiateurs au milieu des partis achariés, proclamant un système plus fraternel , l'égalité des peuples par leur fédéralisme : et c'est ce système fui a rendu l' Autriche de nouveau possible.