L* AUTRICHE ET LE SLAYISME
mûnz d'impôt direct. On adineltait aussi l'uniformité d'un même code civil pour toutes les parties de l'empire. Mais ces concessions diverses au parti de la cour étaient fortement contrebalancées par une organisation étendue des divers États nationaux de l'empire; organisation pour laquelle les députés de Kremsier s'étaient montrés inaccessibles aux séductions du ministère. Us avaient tenu à introduire dans le parlement central une représentation sérieuse des nationalités. La chambre haute entière leur avait été réservée sous le nom de Lœnder-Kammer, mot qu'on pourrait traduire par l'expression de chambre des États, et qui se trouve opposée, comme contrepoids, à la chambre du peuple, Volkt-Kammer. Tandis que cette chambre populaire se composait de tous les députés élus, eans distinction de race ni de provinces, au nombre de trois cent soixante , non compris les députés absents d'Italie, de la Hongrie et de ses annexes ; la chambre des États, au contraire, évaluée provisoirement à cent quinze membres, se composait exclusivement de délégués des diverses diètes nationales, au nombre de six pour chacuifc d'elles, plus un délégué pour chaque conseil de département (kreislag). Quelque restreinte qu'elle fût, une pareille représentation des peuples divers de l'empire offrait au moins certaines garanties. La charte octroyée a refusé de les admettre. Elle ne reconnaît aux deux chambres d'autres titres que ceux de haute et basse. Chaque diète nationale (landtag) ne peut envoyer à la chambre haute que deux délé-
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gués. Les autres sont élus et tirés du pays, et doûrent payer au moins 500 florins mûnz d'impôt direct: somme exorbitante pour les provinces slaves, et qui devra assurer, dans un temps très rapproché, aux capitalistes allemands et juifs de l'Autriche, c'est-àdire a l'aristocratie partout cosmopolite des agents de change, le monopole de la représentation des nationalités diverses à la chambre haute.
La constituante de Kremsier avait garanti an pouvoir judiciaire une indépendance absolue. Tous kl tribunaux de l'empire, remplis de juges inamovibles, aboutissaient è un tribunal suprême appelé tribunal de l'empire, reicks geriehL Ce tribunal, dont Fempe* reur nommait la moitié des membres, et la chambre des Etats l'autre moitié, devait juger sans appel daai toutes les causes politiques. De lui relevaient tous kl procès de presse , d'attentats de lèse-majesté et de conspiration. Il avait à décider dans toutes lesqu»» relies entre les provinces et leurs gouverneurs, et entre les diètes des uatious diverses. La charte de la camarilla, tout en conservant ce tribunal avec lu mêmes attributions, dans le but de le remplir de mi créatures, passe sous silence son mode de formation, et ajourne toutes les garanties qui devront assurer i ce tribunal son indépendance et sa popularité. Ea outre, ce que la charte octroyée appelle kronlandt pays de la couronne ou de la dynastie, le programme de Kremsier l'appelait bien plus justement rekkslani, pays de l'empire. De plus, dans son article 5, ce pro-
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graawe garantit à chaque reicbsland l'intégrité de son territoire et son autonomie nationale ; il en résulte que la diète reeouualt, quoique tacitement, à chacun deocapoy* é$ l'empire, le droit à un gouvernement mdigèoe, landesgeteall (102), distinct do gouvernement impérial central ( reichs regierung ). Ccst au kmdlag, diète nationale de chaque pays, à régler seul (103 et 1 12) les affaires intérieures du pays, et ses pouvoirs autonomes (autonome landesgewaltm). Le gouverneur impérial petft (106) exiger du landtag qu'il loi ouvre l'entrée de ses séances ; mais le landtag à son tour peut interpeller le gouverneur et W forcer à répondre. Le gouverneur est, à la vérité, chargé du pouvoir exécutif dans tout le pays , mais en même temps (104) il est responsable pardevant le hndtag de f exécution précise de toutes les lois que W hedtag a portées. De cette manière , le gouverneur l'art pas seulement le serviteur de l'empereur et de mkwtèfe central qui l'a nommé , il est encore le serviteur du pajs chez lequel il se trouve placé. Il peut (105) être mis en accusation par la diète locale, et cité pardevant le tribunal suprême de l'empire.
A l'exemple dn parlement central de tout l'empire, chaque landtag national est investi du droit, d'abord de faire | puis de modifier à son gré la constitution spéciale de son pays, qui (111), avant d'entrer en vigueur, devra être sanctionnée par la grande diète de (empire. Hais celle-ci ne pourra refuser sa sanction sur aucun des points qui concorderont avec les
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principes prockuués de la constitution autrichienne. Chaque diète locale pourra (112), dans les séances publiques, faire à son gré usage de la langue indigène. Dans les provinces où habitent des nationalités di- Yerses, le landtag aura le droit d'établir nn tribunal chargé (113] de surveiller et de résoudre les questions et débats internationaux.
I -es attributions de chaque landtag sont ( 1 1 4 et 1 1 5 ) de fixer et de répartir le budget local , d'en décider et d'en coutrôler remploi , de voter les travau publics, les affaires de police intérieure dn pays, de religion et d'instruction nationale. Chaque landtag peut (118) nommer des commissions d'enquête, interroger d'office les ministres de l'empereur, et envoyer des adresses et des avis. lies franchises proriaeiales que les Slaves avaient réussi à sauver à travers huit siècles d'oppression, les droits municipaux qae leur laissait Kossuth lui-même, malgré la rigueur de son système unitaire, ils s'en voient maintenant dépouillés par le cabinet même dans lequel ils plaçaient tout leur espoir, et auquel ils ont fait d'immenses sacrifices.
La preuve de ces sacrifices se reflète d'un bout i l'autre dans le programme de Kremsier, qui se termine enfin en statuant (158, 159) qu'aucun article de h constitution ne pourra être modifié ni changé durant la même session où il aura été déclaré insuffisant. Encore faudra-t-il pour le changer à la session suivante que les trois quarts des membres des deux chambres
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soient présents, et que la modification projetée ait obtenu nne majorité des deux tiers des voix. Quant aux modifications qui auraient (ICO) pour résultat de frustrer la couronne de quelques-uns de ses droits constitutionnels, l'empereur peut s'y opposer par un ce/o absolu. A toutes ces garanties de stabilité que la diète accordait si béuévolement à la dynastie, il faut ajouter encore celle qui investit (142) la chambre du peuple (Volks-Kammer), à l'exclusion de la chambre des états, du privilège exclusif de voter le budget de f empire; d'où il résultait pour chaque nationalité particulière, représentée uniquement dans l'autre chambre, une bien plus grande difficulté à influencer le vote du budget , et, par là même, à faire valoir ses griefs contre le ministère.
Telles étaient les garanties données au gouvernement par une diète, qui n'en a pas moins été dissoute comme suspecte de tendances anarchiques. Assurément M. de Me Hernie h n'eût pas fait mieux ; et il peut se flatter dans sa retraite d'avoir trouvé de dignes héritiers. En résumé, il est clair que le parlement de Kremsier a succombé avec son programme par trop de complaisance envers la cour : et , fidèle à ses autiques traditions, la cour a récompensé la diète de ses services , en la dispersant par la force des baïonnettes.
Aussi F indignation qu'éveilla alors chez tous les Slaves la charte autrichienne , ne fait-elle que s'accroître chaque jour. Les Slaves comprennent enfio
fà quel point leur dévoàment prétendit cherateà la d*na>tie était nn dévouaient impoHtiqoe. Il est, en effet, digne de remarque que cette charte, octroyée à r empire toot entier, est principale-
it dirigée contre r émancipation des Slaves , dont la nationalité se voit ramenée par là an même degré d'abaissement où elle se trouvait sons M. de Mettcrnîeh. Dans l'asservissement des Slaves il n'y anra 4l changé qne la forme, auparavant absolutiste, désormais constitutionnelle. Mais, comme pour combler là mesure de l'outrage , à cette constitution est annexé un manifeste qui garantit aux provinces allemandes d'Autriche 1rs droits fbndamentatix (grund-rtchte), c'est-à-dire des privilèges bien plus étendus qu'aux autres contrées de la monarchie. Tels sont, par exejfcplr, dans cette pièce annexée les articles (3, 5, 7 et 10) qui disent : La science et renseignement, la presse et la parole sont libres. — Les clubs et les associations politiques ne subiront pas d'entraves. — La amtson de tout citoyen est inviolable, et ne peut être fouillée qu'après un décret judiciaire. — Le secret des lettres est garanti pour tout autre cas que le cas de guerfê et de défense politique.
Pendant qu'un manifeste spécial assure tons M droits aux Autrichiens de souche allemande, Us m trouvent omis dans la charte octroyée à l'empire tier par le bon plaisir du monarque , qui se de statuer là-dessus plus tard . Ein gtsrtt wfri te *#fc#r* Aterfltor tottmmen. Vainement non eh»
l'autrïcî:^ et lis sLaVismI. $M
chons dans la charte im|>ériale et royale quelque chose qoi rappelle le» garanties fédéra tives promises aux nationalités. De fédération la charte n'offre nul vestige. Une centralisation toute napoléonienne est Punique but qu'elle poursuive. Le même code civil et pénal, les mêmes espèces d'impôts, les mêmes formes administratives et jusqu'à la même langue officielle, pour l'universalité de l'empire, tels sont les moyens f alimentation sans cesse renouvelés, qu'on jette à ee ninotaure de la centralisation impériale, avide de dévorer tontes les jeunes nationalités qui se lèvent au* tour de lui. 11 n'y a pas, jusqu'à l'instruction publique et è la fixation des rapports de l'Église avec le pouvoir civil , qui n'appartiennent (article 36), dans tous les états de Habsbourg, à l'empereur et à ses ministres, de telle sorte que l'esprit germanique pourra continuer de diriger comme par le passé les écoles, les Modes et les églises des divers pays slaves.
L'étrange façon dont l'empereur Joseph comprend l'égalité politique des nationalités se trahit encore dans le titre de grand-duc de Crawvie , ajouté par la charte aux titres antérieurs du roi de Galicie et Lodo* mérie. Cette addition indique avec clarté l'intention de consommer un nouveau démembrement de la Pologne , en établissant à Gracovie une administration distincte et séparée de celle , prétendue ruthénienne, de Léopol et du reste de la Galicie. — Enfin, comme pour mieux enlever aux Slaves tout espoir d'obtenir en Autriche une représentation officielle quelconque.
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ûs Z*hdif! Titaz rjnincns a Tbra. Cette rilb ~id?-t « mu^ ûftttàfi? V ««1 sî^e de Fanm. anuKEutausife «ç Âe* Aeu chambres, qui îcu^su; «fiai cfB*iigmc umrs que par un décret
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r organisation de ces toute son intégrité, et fc*ics <vacmMwt ictiY wumbes directement il àr b «men*. « «b b récompense décernée mkw$fu«l Kprè Mibu et remis soas le joug
jure b xessunSMu de r Autriche pur les Slaves, an b» £ * iunr ixrwr Fëea&tê pour tous, t a rt- «ac. *us *r f*KC«JH$ forme? constitutiounelki, k nw**fc** ai w et m&Uire d'une aristocratie cosimfwèie ci $«* iv utàwafe. Ou a tu se relever datf toet s*n m^cbàiTY&w b diriie H imperm de lâchai* ctume auUfnr. qui eut toujours, comme cliacoi s*U p>er miiime de eouTcrncr les petits à Yiik èc$ «rends, d'opprimer le faibie eu douuant au fort d**dkui pririNfiKs et de tenir les nations sous le joug
l'autucm rr li sutismi. S5S
en les excitant les unes contre les autres, et en comprimant chacune d'elles à l'aide de soldats étrangers à ses usages et à sa langue.
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DES SIX ÉLÉMENTS NATIONAUX DE l'aUTRICHE •t du rôle qu'y joua la «Un
Nous venons de constater les tendances de l'Autriche officielle, de l'Autriche des bureaucrates. Tl faut maintenant la confronter avec F Autriche véritable, avec l'Autriche populaire, telle que la nature ou plutôt la Providence l'avait faite. — Étudié ethnographiquemeut, et du point de vue purement philosophique, en dehors de toute contrainte politique, de toute violeuce morale, l'empire de Habsbourg offre une association intime de six cléments nationaux : l'allemand, le maghyar, le roumain, le tchekh, le polonais, le iugoslave; tous les six dotés d'une antique histoire et d1 institutions à part, tous les six également appelés à jouir de T autonomie sur leur sol.
Envisagés sous le rapport des forces matérielles et de la valeur numérique, ces six éléments se pondèrent d'une manière remarquable, et s'égalisent à peu près les uus les autres. Mais l'Allemand, le Maghyar
l'aUÎMCHI lî Ll SLATISMË. SSS
•fin Roumain ne se comprennent nullement entre eux ; |k vivent forcément isolés; tandis que le Polonais, le Tcbekh et k logo-Slave, grâce aui analogies de leur langue, se comprennent sur une foule de points j d* où résulte une prépondérance marquée des trois éléments (tares sur tous les autres éléments nationaux de r Autriche.
Renais tous ensemble, les Austro-Slaves comptent i$ dix-sept à dix-huit millions d'hommes dans une Monarchie de trente-cinq millions de sujets. Malheureusement les trois nationalités austro-slaves ont, par spte ttème de leur position géographique, des intérêts peu convergents , qui amènent des antipathies dkpt r Autriche sait habilement profiter. Parmi les Avetio-Slaves le peuple destiué à agir avec le plus de peiietncc sur l'avenir de r empire, est incontestablement le peuple tchekh. La topographie même de la Rq^hne et de ses annexes, la Moravie, la Slovakie et la f$lésiey condamnent malgré die cette nationalité à fin mariage indissoluble avec l'Autriche. . ta Bohême à vrai dire forme le cœur de l'empire ; il 0e cœur, sans les longues artères qui en répandent |U dehors le sang et la vie, cesserait bientôt de battra. Aussi Vienne est-elle la vraie capitale des Tchekbo- Slaves. Leur ville dorie et joyeuse de Prague, même en supposant la nation affranchie, et l'empire devenu ileve* ne pourrait pour les Tcliekhs avoir d'autre rôle qne celui qu'a la sainte Moscou pour les Busses. La ntfM de r Autriche détruirait la prospérité matérielle
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des Tcbekhs. Il n'en est pas de même de la nation iugo-slave, que tons ses instincts, tons ses intérêts commerciaux et antres renouent à F Orient, à r alliance avec les Serbes de Turquie, et avec les maîtres qnds qu'ils soient de Tuxrigrad.
L'élément iogo-slave se compose en Autriche de trois peuples, slovène, croate et serbe. Les Slovènes qui s'étendent de Grats à Trieste, et qui habitent la provinces proprement appelées llljriennes, d'istrit, de Carinthie et de Styrie, sont les plus germanisés de tous les Slaves d'Autriche; mais ils sont soutenu dans leur défaillance par leurs frères et voisins, lai belliqueux Croates, qui forment aujourd'hui le nerf principal de F armée autrichienne. A côté des Crottée, et beaucoup plus libre qu'eux s'élève an milieu de l'antique Myricnm le peuple serbe, dont une partie art déjà totalement indépendante sous un prince de ami sang qu'elle s'est choisie elle-même. Ces Serbes fri forment parmi les Slaves du Sud la branche la ptas nombreuse et la mieux douée, s'évaluent à près de rix millions d'âmes, les uns sujets de F Autriche, les antres sujets de la Turquie. En totalité le chiffre des trois branches des Slaves illyriens ou méridionaux dépaw dix millions, dont l'énorme majorité habite hors de l'Autriche. Ainsi pour un Iugo-Slave la vraie métropole n'est pas en Occident.
Le même fait se répète pour les Polonais de là fia* licie, qui ont sous le joug russe la majorité de bat compatriotes! et dont tout l'avenir est formulé jvr
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ce dilemme inévitable : se réconcilier et s'allier forte* ment avec les Ruthéniens, pour recouvrer à frais communs une commune, indépendance, ou bien s* absorber et se fondre définitivement dans la Russie. Voilà ce qui explique l'éloignement invétéré des Polonais pour tout ce qui est autrichien. Cependant par suite de ses rites religieux et de son éducation latine, la Pologne aurait encore moins d'antipathie pour l'Autriche que n'en a la majorité des logo-Slaves. Déjà la reine Hedvige ne pouvait dissimuler ses prédilections pour le doux fiancé de son enfance, pour le beau duc d'Autriche, Albert. La haute aristocratie avait conservé jusqu'en 1846 les prédilections d' Hedvige. Mais les infimes jacqueries ordonnées alors et soudoyées dans la Galicie par M. de Metternich ont changé l'amour en aversion, et laissé au fond du cœur de tous les nobles Galiciens d'ineffaçables traces. En résumé, Polonais et lugo-Slaves, quoique pour des causes toutes différentes, s'accordent à voir leur avenir ailleurs qu'en Autriche.
La nationalité roumaine ou valaque en Bukovine, en Transylvanie et en Hongrie, n'est aussi die, comme la lugo-Slavie et la Galicie, rattachée qu'accidentellement à l'Autriche. Toutes les tendances des habitants de ces provinces sont à se réunir aux autres Valaques, et à en partager les destinées quelles qu'elles soient, turques, moscovites ou autres. Leur réve à tous est celui d'une république daco-roumaine, qui
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doit réunir en un seul corps toutes les fractions de la race.
Les Maghyars forment le cinquième de ces six déments nationaux et fondamentaux de l'Autriche. Là situation des Maghyars diffère essentiellement de eette dés Roumains, des Polonais et des lugo-Btorea. Cas trois derniers peuples suivent vis-à-vis du cabinet éi Vienne une politique nécessairement séparative : ils n'ont en Autriche que des rameaux détachés j souche principale, la majorité de leur race, comme m vi#nt de le dire, est ailleurs ; Les Magbyars, au ce*r traire, se trouvent tous réunis sous le sceptre du Habsbourg ; ce qui constitue pour eux des iatérètaet une ligne de conduite particulière. La Hongrie al trouve donc dans une situation identique à celle il la Bohême, en ce sens quelle cherche également et irrésistiblement à s* assimiler h l'Autriche an heu éâ s'en séparer. Mais comme Tchekbs et Magbyars peur* suivent le même but, il s'ensuit qu'Us sent rivaux il rivaux acharnés. Grâce à leur gigantesque ambition les conquérants asiatiques de la Hongrie, sont parvenus à se rendre redoutables. Pourtant réduits à lepA seules forces, ils ne furent et ne seront jamais rie* Tous ensemble n'atteignent pas même au chiffra ds quatre millions d'hommes. En outre, ils sont datûfe tes parts enveloppés par les Slaves, comme upe lie #4 enveloppée par la mer. La position stratégique de |i Hongrie maghyare est aussi bien inférieure à eaUft des proviuces slaves ; car elle n'offre qu'une vaste sue-