ALI PACHA
Jtî ne te demande pas la vie. Je veux mourir ici en drlendant Thonneurdema fille.
MEIRIMA.
No vous querellez pas à mon sujet. Je vais mourir... je me HuLs empoisonnée.
Kii vain l'aniant et le père éperdus appellent du «(Hîours, il est trop tard : Meirima meurt en pardonnant h Jivan et en le priant de laisser la vie à Alipacha. Jivan vont se tuer, mais son père le retient et lui ordonne de vivre pour sa patrie. Arambacha vient d'arriver avec ses vaillants compagnons. Alipacha, désespéré de la mort de sa fille et des revers des Musulmans, se perce de son poignard, et le drame se termine aux cris de : Vive la Serbie une et lib7*e!Cesi rinipression suprême qu'emporte le spectateur. Derrière Jivan et Meirima il est un personnage toujours présent et qui est le véritable héros du drame : la patrie aujourd'hui opprimée, demain peut-être triomphante.
Il est des noms qui pèsent lourdement sur l'histoire et qui entraînent les générations h travers une longue série d'erreurs et de préjugés. Tel est entre tous le nom de V Allemagne, Il a longtemps exercé, il exerce encore sur les esprits un prestige d'autant plus grand que Ton connaît moins les limites du monde germanique, et que le vague même où elles se perdeut îïjoute à leur immensité. Entre la France et la Russie nous ne voyons guère que deux pays non allemands, la Pologne et la Hongrie. Nous croyons que TAUemagne s'él^iid sans interruption de Hpimbourg à Trieste, du pont de KehP à la frontière russe ekTiongroise. Nous oublions les peuples secondaires qui servent comme de transition entre les Allemands et le monde slave, et semblent destinés, par leur situation, à contenir le flot toujours montant de l'invasion germanique : tels sont, au midi, les Slovènes qui occupent les rives de