‹ Le monde slave: voyages et litte?ratureChapitre 8 sur 41 · Gosp. Léger smotriC ne sobstvennymi glasami a glasami · texte numérisé non relu

Gosp. Léger smotriC ne sobstvennymi glasami a glasami

duchovnych rimskokatolitcheskich pisately (Journal minis-

terstva, janvier 1869, p. 224.) Plus loin, il est question de mes préjugés catholiques, et Tauteur ajoute : Kak viden tut utchenik Chodzka i Duchinskago ! Je ne traduis pas ces passages, plus intéressants pour le lecteur slave que pour le public français. L'article tout entier demanderait à être reproduit. Il n'a pas moins de 32 pages in-8«,

XXXri LE MONDE SLAVE.

afin de mieux dissimuler sa complicité avec Tauteiir. » Si ce langage n'a pas été tenu, il a certainement dû l'être.

Je pourrais citer bien plus d'un fait analogue. Mais je crois inutile d'insister. Les difficulté» mêmes dont je parle prêtent aux études slaves je ne sais quel attrait irritant. On éprouve un certain plaisir à garder son sang-froid au milieu de tant de passions diverses, à s'en faire l'interprète et le traducteur. C'est ce que j'ai tenté dans les essais qui composent ce volume. Bien qu'ils touchent à des sujets divers, ils offrent cependant une unité qui légitime le titre de cet ouvrage.

Depuis dix ans j'ai parcouru tour à tour les diverses parties du monde slave et je me suis eff^orcé d'en étudier à part les éléments. J'ai commencé par l'analyse ; la synthèse viendra peut-être quelque jour. Tous ces travaux, fruits de longs voyages et de recherches pénibles, ont déjà paru dans des recueils périodiques, où on a bien voulu les accueillir avec sympathie.

Les dures épreuves que nous avons traversées prêtent aujourd'hui, à plusieurs çl'entre eux, uq

INTRODUCTION. XXXIU

nouvel intérêt d'actualité ; tous, ou presque tous, ontpour objet de dissiper un préjugé, d'éclairer un recoin mal connu de notre Europe; la première de ces études revendique pour les Slaves méridionaux une place parmi les nations littéraires ; la dernière approfondit les origines du panslavisme ; une autre met en lumière la grande figure d'un évêque slave trop souvent attribué à l'Allemagne ; une autre combat et réfute des erreurs trop répandues sur le compte de la Russie contemporaine. On voudra bien, je l'espère, à défaut d'autre mérite, reconnaître à ce livre celui de la sincérité. J'y ai maintenu, malgré le titre, quelques pages relatives à l'Allemagne (173-200). Elles étaient écrites avant la guerre de 1870 ; elles rendront témoignage de la bonne foi et de l'impartialité dont j'ai toujours prétendu m'inspirer, soit dans mes voyages, soit dans mes travaux.

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