‹ Le monde slave, voyages et littéatureChapitre 2 sur 47 · I.E MONDE SLAVE. — I XT RODUCTI OX. XFIF · texte numérisé non relu

I.E MONDE SLAVE. — I XT RODUCTI OX. XFIF

naire de Makarov suffiront aux personnes qui ont quelque habitude de la linguistique. Pour la prononciation, dont les caprices rappellent ceux de Tang-lai.^, il est nécessaire de s'adressera un indigène ou à une personne ayant vécu dans le pays. La connaissance de la langue russe devient chaque jour de plus en plus nécessaire ; elle offre des débouchés au commerce, à rindustrie^, aux carrières libérales. Xos exportations en Paissie sont considérables ; les fabriques réclament des ingénieurs étrangers: certaines professions, telles que la médecine, renseignement secondaire et supérieur n'arrivent point encore à recruter en Russie tout leur personnel; il y aurait tout intérêt aies faire occuper par des Français, ne fût-ce que pour les fermer aux Allemands. Dans la diplomatie, les postes de Petersbourg, de Moscou^, d'Odessa^ devraient évidemment être pourvus de personnes sachant le russe.

Ajoutez que la Russie possède une littérature périodique des plus actives; elle compte une dizaines de revues mensuelles riches en travaux de tout crenre. L'icrnorance de la lancrue interdit à nos savants Taccès d'une foule de matériaux importants, notamment pourTétufle du monde oriental.

XIV I. K MONUK SI.AVK.

Après la langue russe, le seul idiome slave qui offre de rintérèt au point de vue diplomatique est le serbe; mais il n'existe en français ni grammaires^ ni vocabulaires. Le serbe est parlé dans des pays où nous avons un certain nrtuibre de consulats (à Belgrade, à Mostar, à Scutari d'Albanie). La principauté de Serbie, la I^osnie, l'ITerzégovine offrent aux ingénieurs de riches débouchés; les Allemands s'infdtrent peu à peu dans ces contrées qui sont portées vers la France, malgré les maladresses séculaires de notre politique. Le jour où Ton voudra ([ue notre diplomatie rende tous les services qu'on est en droit d'exiger d'elle, on devra nécessairement inslituer puur le russe et le serbe un enseignement analogue à celui qui existe pour les idiomes de TOrient.

Le polonais et le tchèque ont moins d'importance au point de vue international; nous n'avons qu'un seul consulat dans les pays de langue polonaise; nous n'en avons point en Bohème. En revanche, la Pologne ollVe peut-être la plus riche et la plus complète lI(> lilU'ralures slaves; la Bohême, pays d'historiens et de philologues, présente des travaux remarquables. Pour le polonais, nous avons, eu français, des iimninirùrc-; ef di^s

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