‹ Le Monde slave voyages et littératureChapitre 29 sur 68 · C.V ÊVÈUUE SLAVE. loi · texte numérisé non relu

C.V ÊVÈUUE SLAVE. loi

une cathédrale. Ses prédécesseurs à Ûiakovo ne lui ont laissé qu’une misérable église. Près d’elle s’élève en ce moment une cathédrale eu style roman, à laquelle l’évêque a déjà consacré près de cinq cent mille francs. Les carions des fresques qui l’orneront ont été dessinés par le célèbre Overbeck.

J’ai dit qu’il me répugne de relever les calomnies dont Mgr Strossmayer a été l’objet. Le simple récit de sa carrière suffit à éclairer le lecteur. Qu’on me permette cependant une réflexion :

On a accusé Mgr Strossmayer d'être un révolutionnaire; il l’est, si c’est être révolutionnaire que de défendre ce qu’on regarde comme le droit et la j ustice. On l’a accusé d’être panslaviste : c’est là un bien gros mot, surtout dans la bouche de ceux qui n’en comprennent pas la valeur. Il l’est, car il prétend que les Slaves d’Autriche et de Turquie ont des droits égaux à ceux des autres races, qu’il n’y a point dans le monde de peuple déshérité.

On l’a accusé d 'être un ambitieux. Ambitieux dans quel sens? S’il avait voulu prêter les mains à des combinaisons qu’il répudie, il tiendrait aujourd’hui un rang élevé dans les Conseils de l’Empire et il vit comme un curé de campagne dans sa petite ville do Uiakovo; l’archevêché d’Agram est vacant aujourd’hui; il assure à son titulaire le chapeau de cardinal : la voix unanime du peuple serbo-croate désigne Mgr Strossmayer à ces hautes fonctions; il choisit ce moment pour se mettre mal avec la curie romaine, lui qui déjà est loin d’être bien avec le ministère de Pesth

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