‹ Le monde végétalChapitre 10 sur 88 · LA FORMATION DE L’ŒUF · texte numérisé non relu

LA FORMATION DE L’ŒUF

nom d’ovaire et les corps appelés ovules chez les plantes ne correspondent pas à ce qu’on nomme ovaire et ovules chez les animaux. C'est l’ovule des

Fig. 8. — Figure d’un Mémoire dè Hofmeister, représentant le sac embryonnaire d’un ovule de Phanérogame Angiosperme : «ij, oosphère; v», v31 les deux synergides: a,, a., a3. les trois antipodes; N, les deux noyaux médians accolés en une seule masse (grossi 200 lois).

Fig. 9. — Figure d’iin Mémoire de llofmeister, représentant le tube pollinique p, pénétrant dans le sac embryonnaire et arrivant au contact de l’oosphère : b; une des synergides; c, partie médiane du sac embryonnaire ; /’, antipodes (grossi 150fois).

végétaux qui est plutôt analogue à l’ovaire des animaux. Quant à l'ovule des animaux, qui est uue simple cellule et non un tissu compliqué comme ce qu’on a nommé inexactement ovule chez* les végétaux, il correspond dans la fleur à une simple cellule aussi. Celte cellule reproductrice femelle

HISTOIRE DE LA FLEUR

se trouve dans une partie toute spéciale de l’ovule des végétaux appelée sac embryonnaire. C’est cette cellule femelle, nommée maintenant oosphère , que découvrit llofmeister et qu’il avait désignée sous le nom de vésicule embryonnaire (u.j, fig. 8).

Le même savant fit voir que le tube pollinique qui a pénétré dans le micropyle traverse les tissus de l’ovule, pénètre dans le sac embryonnaire et arrive au contact de la vésicule embryonnaire ou oosphère (fig. 9). Alors celle-ci, sous l’action du contenu du tube pollinique, change de forme, se revêt d’une membrane de cellulose et forme ce que Yan Tieghem a nommé Y œuf, désignation très heureuse adoptée maintenant par tous les naturalistes. De cette manière, Vœuf du végétal est comparable à Y œuf de l’animal. C’est une simple cellule fécondée qui, dans tous les cas, aussi bien chez les végétaux que chez les animaux, est l'origine d’un nouvel être, de toute la future plante ou de tout le futur animal.

Déjà Schwann, en 1839, avait eu cette vue d’ensemble lorsqu’il énonçait ces principes généraux :

« Tout être vivant émet à un certain moment de simples cellules.

« Tout être vivant a pour origine une simple cellule. »

Mais il avait surtout en vue les animaux, et c’est par extension, sans aucune démonstration directe, qu’il appliquait aux végétaux ces principes dont la généralité est aujourd’hui démontrée.

Un point important restait toutefois encore assez obscur. En quoi peut consister cette influence de l’extrémité du tube pollinique arrivant au contact de l’oosphère ou vésicule embryonnaire? Est-ce simplement le contact qui féconde l’oosphère? Est- ce

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