La formation de l’œuf
A vrai dire, dans toutes les recherches précédentes, on ne s’était presque exclusivement occupé que d’un côté de la question. On avait étudié sur-» tout l’étamine et le pollen. Des ovules, de la cellule femelle à laquelle devait se joindre la cellule mâle, il n’était que peu ou point question.
Par comparaison avec les animaux, on avait nommé ovaire la cavité close (cou, fig. 7) formée par un ou plusieurs carpelles, et ovules les corps généralement elliptiques ou arrondis ( ch , n, se, fig. 7) qui sont attachés par une extrémité aux parois de l'ovaire et renfermés dans cette cavité. Le cordon (/h, fig. 7) plus ou moins allongé qui relie l’ovule à l’ovaire avait reçu le nom de funicule ou cordon ombilical , et l’on avait appelé placenta la partie de l’ovaire sur laquelle les funicules sont attachés.
Toutes ces comparaisons sont inexactes et ne reposent que sur des apparences ; mais l’influence des mots est parfois considérable. Ces divers organes ayant été désignés à tort sous des noms qui impliquent des rôles ou des fonctions qu’on observe chez les animaux supérieurs, il en est résulté pendant longtemps une méconnaissance de l’organisation femelle de la fleur.
Par ses belles recherches, par ses vues d’une justesse remarquable, Hofmeister, dans les mémoires qu’il a publiés de 1849 à 1861, devait renverser tout cet édifice artificiel et découvrir chez les plantes la véritable cellule femelle.
C’est surtout, en effet, grâce à Hofmeister que l’on comprit enfin que la cavité désignée sous le