LA FORMATION DE L ŒUF
teille est rempli d’un mucilage qui déborde au fond de la cavité à liquide sucré ; car les cols de ces petites bouteilles viennent s’ouvrir dans cette cavité.
Lorsqu’un anthérozoïde en nageant et en tourbillonnant vient à rencontrer ce mucilage débordant à l’entrée du col d’une de ces petites bouteilles, que se passe-t-il?
11 s'arrête, pirouette sur luimême, entre en spirale dans le col de la bouteille et atteint l’oosphère qui s’y trouve contenue.
Le protoplasma de l’anthérozoïde se fusionne avec le protoplasma de l’oosphère pour former un protoplasma résultant, qui est celui de l’œuf; en même
F.g. 11. — Schéma de la formation de l'œuf chez le Cycas p, grain de pollen germantp, tube pollinique’ ; a'', anthérozoïde sortant du tube pollinique; a', anthérozoïde nageant dans le liquide ls et vers l’oosphère o no ■ nue, tissu du nucelle de l’ovule ; end, tissu dans lequel sont creusés les corpuscules tels que no. L’œuf se forme par la conjugaison de a avec o, no (grossi 60 fois).
à J - î I }au u anthér°zoïde se combinant a cebn ^de i oosphère, les deux réunis ne forment
P qu un seul noyau qui est le noyau de l'œuf.
HISTOIRE DE LA FLEUR
Les deux cellules reproductrices, anthérozoïde et oosphère, n’avaient pas de membrane de cellulose entourant leur protoplasma et leur noyau; mais aussitôt que la combinaison est produite, l’œuf formé se revêt d’une membrane cellulosique; l’œuf se divise en cellules qui se multiplient rapidement; ce sera le point de départ d’un embryon, d’une jeune plantule de Cycas.
Tout cela est bien curieux, pourra-t-on dire; mais les Cycas et les végétaux voisins ont une organisation toute spéciale. Dans les fleurs ordinaires, il n’y a pas ce liquide sucré, le sac embryonnaire ne renferme pas comme dans le Cycas un tissu abondant où se produisent quatre à cinq oosphères pouvant chacune donner un œuf; les oosphères ne sont pas renfermées dans de petites bouteilles dont le col est rempli d’un mucilage débordant. La fécondation doit s’y faire autrement. Pour la plupart des plantes à fleurs, le mystère de la formation de l’œuf subsisterait encore.
C’est en 1898, que le savant russe Nawaschine découvrit la solution générale de la question. Il fit voir que, chez les plantes^supérieures, il se forme dans le tube pollinique, à son extrémité, deux anthérozoïdes ts/q et s/q, fig. 13 et 14). Toutefois, ces petits corps, représentant les cellules reproductrices mâles, ne sont jamais mis en liberté dans un liquide; ils sont transportés par le tube pollinique jusqu’au voisinage de Toosphère (s/q, fig. 12 et fig. 15), la membrane du tube pollinique se résorbe à son extrémité, et les deux anthérozoïdes sont déversés directement dans le protoplasma du sac embryonnaire. N’ayant pas à nager dans un liquide, ces anthérozoïdes ne possèdent pas de cils