‹ Le monde végétalChapitre 44 sur 88 · LA RÉDUCTION CHROMATIQUE · texte numérisé non relu

LA RÉDUCTION CHROMATIQUE

nisme végétal jusque dans leurs plus petits fragments.

Pour comprendre quel est ce caractère, il faut rappeler que le noyau de toute cellule végétale a, comme partie essentielle, un filament nucléaire contourné sur lui-même. Lorsqu’une cellule se divise, son noyau se divise d’abord et le filament nucléaire se segmente alors en un nombre de parties égales (appelées chromosomes : n2, n'-, en 2, fig. 165, par exemple), nombre qui est déterminé pour le gamétophyte ou pour le sporophyte de chaque végétal.

Or, le sporophyte d’une plante présente toujours, lorsque le noyau de ses cellules se divise, un nombre de chromosomes double du nombre de chromosomes du gamétophyte de la même plante.

Si la tige d’une Fougère, prise comme exemple, a 8 chromosomes dans la division nucléaire de ses cellules, il y aura 8 chromosomes aussi dans toutes les autres parties de la Fougère (issue de l’œuf, comme nous savons) ; les divisions nucléaires des cellules de toutes les racines.de toutes les feuilles, de tous les rameaux se forment avec 8 chromosomes (en 2, fig. 165). Mais si l’on examine à ce point de vue les cellules du prothalle de cette même Fougère (issu de la spore, comme nous le savons), on n’y trouvera que 4 chromosomes dans leurs divisions nucléaires (en 4, fig. 165).

Alors, comment se fait ce changement lorsque, dans son évolution, le végétal passe d’une individualité à l’autre?

Où se fait la réduction de moitié du nombre des chromosomes pour passer du sporophyte au gamétophyte?

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LA DOUBLE INDIVIDUALITE DU VEGETAL

Où se fait le doublement du nombre des chromosomes en passant du gamétophyte au sporophyte?

C’est assez simple. La réduction chromatique se fait dans la division des cellules qui vont former les spores, et l’augmentation chromatique s’effectue au moment de la formation de l’œuf.

En effet, lorsque les cellules qui vont former les spores se divisent, le filament nucléaire se renfle et forme un nombre de chromosomes égal à la moitié du nombre des divisions précédentes. Les chromosomes formés sont deux fois plus gros, mais il y en a deux fois moins, 4 au lieu de 8 dans l’exemple choisi (en 4, fig. 165).

La spore a donc subi déjà la réduction chromatique et tout le gamétophyte qu’elle produit présente des divisions nucléaires à 4 chromosomes dans le prothalle de la Fougère dont nous parlons.

11 en résulte que les cellules reproductrices sexuelles, anthérozoïde et oosphère, sont chacune à 4 chromosomes. Lorsque l’anthérozoïde combine son noyau avec celui de l’oosphère pour former l’œuf, les 4 chromosomes de l’anthérozoïde s’ajoutent aux 4 chromosomes de l’oosphère pour donner un filament nucléaire de l’œuf qui sera à 8 chromosomes dans ses divisions successives et, par conséquent, dans tout le sporophyte, dans toutes les cellules de la plante feuilléede Fougère jusqu’à la formation des spores dans les sporanges, où se fera de nouveau la réduction chromatique.

Depuis la plus infime des Muscinées jusque dans une plante supérieure, il en serait de même. Chez cette dernière, la réduction chromatique s’opère dans les cellules du sac pollinique (microsporange) où se forment les grains de pollen, et, d’autre

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