LE CAFÉIER
Originé. — Description. — Graines. — Sortes de café. Un mot sur la Garance.
Le Caféier (Coffea), originaire d’Abyssinie, a été transporté, il y a trois siècles, dans l’Arabie, qui est devenue pour lui une seconde patrie; puis, vers la fin du xvu° siècle, à Batavia, et enfin, en 1720, dans les Antilles. C’est un arbrisseau toujours vert, à feuilles opposées, lancéolées, ondulées et glabres, ressemblant à celles du laurier. Les fleurs, blanches, odoriférantes, agolomérées à l’aisselle des feuilles, ont un calice à cinq dents, une corolle en entonnoir à cinq lobes, cinq étamines et un ovaire biloculaire infère.
Les graines sont contenues dans un fruit de la grosseur et de la forme d’une petite cerise, formé de deux carpelles renfermant chacun une seule graine. Quand le café nous arrive contenu encore dans le péricarpe — ce qui est rare, —on l'appelle café en cerises. Dans ce cas, le brou charnu du fruit est devenu mince et sec, et s’est appliqué sur le noyau comme une sorte de membrane. D’ordinaire, le café décortiqué, c’est-à-dire complèétement débarrassé des enveloppes du fruit, est le seul qui vienne dans le commerce.
Le café vert a une odeur spéciale que l’on a comparée à celle du foin, et une saveur à la fois douce et un peu äpre. L'arome se développe surtout par la torréfaction.
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