‹ Le monde végétalChapitre 95 sur 97 · SAUVAGE LANCANT DES /FLÈCHEÉS /EMPOISONNÉES · texte numérisé non relu

SAUVAGE LANCANT DES /FLÈCHEÉS /EMPOISONNÉES

PAR 1LE, GURARE:

tion artificielle et on continua sans interruption pendant deux heures encore. Ce moyen sauva l’ânesse. »

Voici un autre moyen plus facile de guérir ducurare. Malgré ses propriétés actives, ilne tue pas à dose infiniment petites, et si on ne le laisse pénétrer dans l’organisme qu’en très faible quantité, il ne pourra pas sans doute amener la mort. Qu'on fasse donc au-dessus de la partie blessée une forte ligature, on n’empêchera pas absolument le mouvement du sang aans les veines, mais on pourra le retarder considérablement; 4l s'échappe si peu de poison à-la fois que la matière toxique introduite dans l’organisme est éliminée à mesure. Claude

Bernard a démontré le fait par l’expérience : des animaux piqués avec des flèches enduites de curare ont été sauvés en laissant des ligatures serrées sur les membres pendant vingt-quatre et quarante-huit heures : « Après ce temps, on peut délier le membre sans danger, parce que le poison et la mort ont pu s'enfuir par la même porte. »

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