CHAPITRE PREMIER
Relier du sol. — L'Asie ancienne. —La Sibérie.— Le Turkeslan. — Transcaucasîe.
elief du sol. — L'Asie est séparée de TAfrique par Tisthme de Suez et touche à l'Europe par la chaîne du Caucase et celle des monts Ourals.
Au nord elle confine à Tocéan Glacial, dont la navigation était regardée comme impraticable ayant le dernier voyage du professeur Nordenskiold. Ce savant voyageur, parti du cap Nord, en Norvège, a longé par mer les côtes septentrionales de la Sibérie pendant les années 1878- 1879 et est revenu eu Europe parles mers qui baignent le Japon et les Indes. La côte de Tocéan Glacial, gé- Déralement basse et marécageuse, n'offre qu'à de rares intervalles des rochers ou des écueils. A son extrémité orientale, celte côte tourne légèrement au sud et s'ouvre pour laisser le passage au détroit de Beh-i ring, qui sépare l'Asie de l'Amérique. Ce détroit est gelé pendant une grande partie de l'année, ce qui a permis aux peuplades boréales de traverser sans trop de difficultés d'un continent à un autre.
Sur l'océan Pacifique se projette la presqu'île du Kamtchatka, puis celle de Corée, à l'est de laquelle sont les iles du Japon. La mer longe en* suite les côtes de la Chine et de l'Indo-Chine. traverse le détroit de Ma-
lacca, qui sépare TAsie de Sumatra, prend le nom de mer des Indes, en contournant l'indoustan, baigne l'Arabie en formant le golfe Persique et la mer Rouge, et communique avec la Méditerraoée par le canal de Suez. Les côtes occidentales de l'Asie s'étendent le long de la Méditerranée, de la mer Noire et de la mer Caspienne, qui est entourée déterres de tous côtés et touche à la fois l'Asie et l'Europe.
Le centre de l'Asie forme un vaste plateau, ou plutôt une succession de plateaux, coupés d'arêtes montagneuses et s'abaissant graduellement vers le nord. Ces plateaux généralement slériles,- parcourus par des bor-
Fig. 310. — L'Asie orienlale.
des nomades, se terminent au nord par des plaines glacées et presque iahabitées. Au sud, des chaînes inaccessibles se dressent comme des murailles, et ont toujours rendu les communications, entre les peuples qui habitent l'Asie méridionale et ceux qui occupent les parties centrales, extrêmement difficiles, et même impossible ^ans beaucoup d'endroits. Cetl« conformation du sol explique la marche de la civilisation qui a pris un très grand développement dans certaines contrées du midi, sans jamais pouvoir se déverser sur d'autres contrées souvent très rapprochées, mais tenues dans l'isolement par un obstacle infranchissable. Ainsi l'art antique , qui s'est élevé si haut dans les vallées du Tigre et de l'Euphrate, et dans l'Asie Mineure, n'a jamais dépassé la chaîne du Caucase. De même les populations qui ont couvert l'Inde de monu-
iiieals, ont toujours été arrêtées par les montagnes de i'Hymalaya, audelà desquelles OQ ne trouve aucune trace de leur influence, et aucun indice d'une fréquentation quelconque entre elle et les habitants du nord. Enfin, dans la partie orientale de l'Asie, le sol s'abaisse pour former les grandes plaines de ta Chine où s'est développé un art tout à fait spécial (fig. 270).
La civilisation s'est principalement développée sur les côtes et le long des grands fleuves qui coulent généralement vers le sud, comme l'Euphrate, le Tigre, l'Indus, le Gange et le Cambodge. La Chine doit à deux de ses principaux cours d'eau, le Ûeuve Jaune et le fleuve Bleu, d'avoir pu reculer son activité productrice jusqu'à des endroits fort éloignés de la côte. Mais les autres grands fleuves de l'Asie, ceux (fui arrosent les contrées septentrionales, comme l'Amour, la Lena ou riénisséî, n'ont, malgré l'immensité de leur cours, exercé aucune influence sur la marche des beaux-arts, auxquels les contrées qu'ils traversent sont toujours demeurées & peu près étrangères.
L'Asie anoienne. — Un# ligne qui partirait de la mer Caspienne pour aboutir au détroit de Malacca tracerait assez exactement la limite des contrées de l'Asie dont les anciens ont eu connaissance. Mais la civi-
- Ancienne Asie.
lisation antique, dans le sens classique que nous attachons à ce mot^ n'a embrassé qu'un territoire beaucoup plus restreint : ette ne s'est pas étendue au delà des pays qui forment aujourd'hui la Turquie d'Asie et la Perse. C'est dans ces pays que la Bihle place le berceau du genre humain (fig. 271).
La plus grande incertitude règne sur les débuts des monarchies asia-
tiques. Sémiramis et Ninus, que les historiens grecs présentent comme les roada(«urs de l'ancien empire d'Assyrie, sont regardés aujourd'hui comme des personnages mythologiques. On a des données plus positiTes sur la formation du royaume de Médie et sur celle du second empire d'Assyrie, mais l'histoire ne présente un caractère de certitude nettement déterminé qu'à partir de la domination des Perses sur l'Asie ceci-
Plg. us. — Héd*lUe d'Adrien.
dentale. C'est le moment décisif de la lutte entre l'Asie et l'Europe, en- Ire l'Orient et l'Occident. Elle se termine militairement par la conquête d'Alexandre, et ensuite par celle des Romains, dont la puissance toutefois ne parvient pas à franchir l'Euphrate. Une médaille d'Adrien ((ig. 272) montre l'Asie sous les traits d'une matrone debout sur une proue de navire, et tenant d'une main un serpent et de l'autre le gouvernail d'un vaisseau.
La Sibérie. — La Sibérie est une vaste contrée, beaucoup plus grande que l'Europe entière et qui occupe toute la partie septentrionale de l'Asie. Elle est composée en grande partie d'Interminables plaines marécageuses et impropres à toute culture par suite de la rigueur du froid en hiver. Dans la zone la plus méridionale, on cultive quelques céréales, mais la stérilité est presque partout le caractère de ces régions désolées ; à défaut de l'agriculture, qui ne peut prendre sur le sol qu'un développement assez restreint, on y trouve d'assez grandes richesses minières. L'exploitation de ces mines forme, avec le commerce des fourrures, la principale et presque la seule industrie du pays.
La Sibérie, coupée par de très grands Ûeuves, possède peu de hautes montagnes : ce qui lui donne sa physionomie particulière, ce sont les steppes, dont Elysée Reclus donne la description suivante :
K On sait combien est sinistre l'aspect des steppes au milieu de l'hiver, alors que tout est caché sous la neige et que le vent glacial soulève cette blanche mer en flots et en tourbillons; mais dans la -la saison la plus joyeuse de l'année, l'immense étendue de sable blanc
et d'argile rougefttre, où croissent çà et là des annoises etdes euphorbes
aiu feuilles de teintes sombres, est aussi d'uii ii!>pL'cl(.'iîi'iivanl. Le terrain
que Ton traverse en char au grand galop des chevaux apparaît comme une nappe couleur de feu rayée de longues lignes grises. De distance en distance, on traverse péniblement un ravin creusé dans le sol parles eaux torrentielles des orages, puis on contourne quelque marécage aui eaux blanchâtres et floconneuses entrevues à travers une forêt de roseaui. Dans le lointain, une lisière de salicornes rouges de sang révèle une mare saline, et tout à Textréme horizon, des nuages pesants, étages en longues assises, indiquent le rivage de la mer. Le sol répercute une intolérable chaleur. En même temps la brise, attirée comme par un foyer d^appel à la surface brûlante des steppes, soulève devant elle des tourbillons de poussière ; à côté du char, on voit des débris de plantes desséchées bondir étrangement par milliers et par millions ; roulés en boules par le vent, ces coureurs de steppes luttent de vitesse en rasant la terre, et se pourchassent furieusement en faisant des sauts de plusieurs mètres : on dirait des êtres vivants entraînés dans quelque course démoniaque. A la fin de chaque étape, on s'arrête un instant devant une misérable cabane à demi enterrée dans le sable. On entrevoit une figure humaine aux yeux hagards, aux cheveux en désordre, puis on repart comme un trait pour s'enfoncer de nouveau dans le désert. »
La Sibérie est le lieu de déportation du gouvernement russe : c'est là que pendant bien longtemps il a exilé les Polonais qui avaient tenté de s'insurger contre son autorité, et c'est encore là qu'il déporte aujourd'hui les nihilistes qui veulent le combattre. Le dessin de Raffet représenté sur la figure 273 montre une troupe de cosaques, escortant un charriot qu'on aperçoit devant eux et qui renferme peut-être quelques exilés, condamnés à passer le reste de leur existence dans ces tristes contrées.
La population sédentaire de la Sibérie est très clairsemée ; on y trouve pourtant quelques villes situées à d'énormes distances les unes des autres. Tobolsk (20,000 hab.) est la capitale de la Sibérie occidentale : c'est la seule ville de la contrée qui ne soit pas construite exclusivement en bois, quoique ce mode de construction y soit dominant. On y voit quelques édifices, des églises, la bourse, le théâtre : il y a aussi un jardin botanique dans lequel on a essayé plusieurs fois de faire pousser les arbres fruitiers de l'Europe. Il a fallu renoncer à ce luxe parce qu'ils mouraient toujours ; on s'est décidé à en faire peindre sur les murailles pour donner une idée de leur configuration lorsqu'ils sont à Tclat d'arbres, car les serres renferment une collection de plantes assez complète.
Trkoutsk (30,000 hab.), située près des frontières de l'empire chinois* est le centre d'un commerce assez considérable. Tomsk et Pétropotv^ losky sont après les villes dont nous venons de parler lés principaux centres de population de la Sibérie.
Le Turkestan. — On donne le nom de Turkestan à une vaste contrée bornée au nord par la Sibérie, au sud par ta Perse et le Caboul-, k l'ouest par la mer Caspienne, à Test par l'empire chinois. Ce pays comprend la Sogdiane et la Bactrïane des anciens ; c'est de là que sont partis les Huns pour dévaster l'occident, et tes Turcs pour subjuguer Torient. On lui donnait autrefois le nom de Tartarie indépendante, mais aujourd'hui la plus grande partie appartient aux Russes, au moins nominalement. Située entre des populations très différentes par la langue, le costume, le culte et les mœurs, cette contrée est comme un vaste carrefour où se rencontrent avec les Tartares, qui forment le fond de la population, des Chinois, des Mongols, des Hindous, des Afghans,
**i>iisii
Flg. 374. — Clikriot. (Defsin de Raiïet.)
des Persans et des Russes. Pendant le moyen âge ce pays fui le rendez-vous de toutes les caravanes qui se rendaient d'Europe en Asie ; il avait alors des villes florissantes. Mais, depuis que le commerce maritime a remplacé les anciennes routes de terre, Les villes qui s'enrichissaient par le commerce de transit, bien plus que par leur industrie propre, sont tombées dans une complète décadence, et, comme le sol est ■ presque partout d'une stérilité absolue, l'agriculture n'a jamais pu y devenir florissante. Les caravanes de la Chine et du Thibet viennent encore débiter leurs produits sur les marchés russes, mais le commerce n'a pas la dixième partie de l'importance qu'il avait autrefois.
U y a deux sortes de populations dans le Turkestan : les nomades et les sédentaires. Les nomades, qui appartiennent pour la plupart à la race des Tartares Kirgbis, sont essentiellement pasteurs et leurs mœurs rappellent un peu eeUes des Bédouins de l'Afrique. Leurs tentes, dont
la forme est celle d'une demi-sphère, sont faites avec un treillis de bois couvert de feutre, et soDt poumies, dans la partie supérieure, d'une ouverture ronde qui peut se fermer à volonté et qui sert à donner de l'air quand il fait chaud, et k laisser passer la fumée quand on fait du feu dans la tente. Lorsque la horde nomade veut se transporter à une autre place, on enlève les tentes et on les place sur le dos des chameaux. Ces chameaux, qui ont deux bosses sur le dos, s'emploient aussi pour traioer
Fig. Î7S. - Kirghii.
(D'apris le« typst eipoiéi pu- 1ï Sodild dos amli des arts de lfo*c«n en 18TB0
des petits chariots, faits la plupart du temps en osier et dans lesquels on place tes objets que les nomades vont vendre dans les marchés qui se tiennent dans les villes. La figure 274 reproduit un dessin de Raffel d'après un de ces charriots. Les Kirghis ont aussi quelquefois pour moD' tures des ânes, comme le montre la figure 275 qui représente un marchand de volailles.
Les déplacements des hordes ont généralement lieu en été, car, pendant la saison froide, l'amoncellement des neiges rendrait la plaine
absolument impraticable. Les Kirghis sont excellents cavaliers ; leur coslume est fort ample, comme celui de tous les orientaux. Comme ils habitent un pays froid, ils portent souvent plusieurs robes l'une sur l'autre. Ces robes sont ouvertes sur le devant, etcelle qui recouvre les autres est recouverte d'une large ceinture, dans laquelle ils mettent un petit sac contenant un briquet, de l'amadou et du tabac. Ils secoifTent d'un bonnet
\lHi^
Flg, 176. — Derviche du TorLeaUii.
(D'iprèt iM typei exposés pu U Sociâté des unis des irts de Hoscoa, m 181S.)
rond a pointe par-dessus lequel, quand le froid est rigoureux, ils ajoutent une grosse fourrure (âg. 276). Les femmes portent une grande robe tombant jusqu'aux pieds, sur laquelle, elles posent un grand manteau à manches qui leur recouvre entièrement le corps. Elles ne sortent que voilées, comme on le voit sur la figure 277.
Le Turkestan, où l'on trouve d'immenses espaces inhabités, possède aussi quelques villes importantes.
BouAhara (150,000 hab. ?), place de commerce où les Russes échangent leurs draps contre les soies de la Perse, possède plusieurs grands bazars
dont l'uu est occupé presque exclusivement par des banquiers et de» ' changeurshindous. Cette ville a remplacé comme importance lancieiinfl ville de Samarkand, ville historique, qui fut très florissante au moyen âge, et qui mérite de nous arrêter un moment.
Samarkand (35,000hab.) se compose, comme presque loules les villes de l'Orient, d'une cité ouse trouvela forteresse entourée par uneaggl4>-
(D'apria tel t;p«i
Fig. !77. — Femme du TurkeaUn.
aiposéB p*r 1* Sodétd des imia des uu de Hos
Aiération confuse de masures en terre séchée au soleil. Pl'ii de jardins, à peine quelques arbres. Les seules promenades sont les vuesdc^s baxars. Autour de la grande place de ta ville, une des plus Ixlles de l'Asie, s'élèvent trois médressés couverts de briques émailléestDin me les n rets des mosquées. Un des monuments les plus célèbre- de Samari est la mosquée de Gour-Ëmir, qui renferme le tombe;iii de Tameriaij Elle date de la grande époque de Samarkand. Sa cou}>n|<- est pari lièrement remarquable. Dans la salle centrale est la Ininlie du graaf conquérant mongol, qui y repose en compagnie de ses fils. Une autre
contient les tombes de ses femmes et de ses filles. Samarkand tombe en ruines; ses monuments, qui appartiennent au style persan, disparaissent un à un sous les regards calmes et indifférents des musulmans.
Bactres^ capitale de Tancienne Bactriane, n'a pas laissé de ruines. — Khiva et Taschkend sont importantes, surtout comme stations militaires.
Transoauoasie. — On entend par Transcaucasîe les contrées qui occupent les vallées intérieures du Caucase et celles qui sont situées sur le versant méridional de cette chaîne de montagnes. Ce pays, qui appartient à la Russie, a changé souvent de limites par suite des guerres aTec la Turquie d'Asie.
« En parcourant le Transcaucase, écrit Artamof, on passe de sun prise en surprise, de contraste en contraste. Rien de pareil ne se rencontre ailleurs ; c'est une suite continuelle d'accidents imprévus. Auxmonls abrupts succèdent des vallées riantes ; de la zone tempérée on passe à la zone torride. Ici des bergers nomades abritent leurs innombrables troupeaux sous des forêts séculaires ; là des steppes sans bornes, des déserts de sable où ne se montre pas une âme vivante ; adroite une montagne aride, chauve, manquant d'ombre et de fraîcheur; à gauche des oasis pleines de charme, qu'arrosent des ruisseaux limpides où abondent les plantes aromatiques, des champs fertiles où ondulent les moissons dorées, d'admirables vignobles, des plantations de mûriers sans fin, des cotonneries qui rivalisent avec celles de l'Amérique du Nord, des rizières éclatantes qui se découpent sur l'horizon. »
La Circassie et la Géorgie, qui occupent les parties montagneuses du Caucase, sont habitées par des peuples de races très diverses. Les Circassiens sont en général extrêmement belliqueux, et ce n'est qu'après des luttes acharnées que les Russes ont pu s'établir dans leur pays d'une manière définitive. Les princes musulmans ont souvent à leur service des Circassiens mercenaires, et ces soldats sont en général vêtus de la manière la plus riche et la plus pittoresque. C'est un de ces personnages que Fortuny a représenté dans la peinture que reproduit la figure 278. Quant au casque du moyen âge que l'on voit sur la figure 279, il porte des caractères arabes et provient probablement d'une fabrique de Damas. Mais il a appartenu à un chef circassien et fait partie de la riche collection réunie au Kremlin et qu'on désigne sous le nom de trésor impérial de Moscou.
Les femmes circassîennes ont dans tout l'Orient une grande réputation de beauté. Cette réputation parait justifiée pour les traits du tîsage, qui sont en général d'une grande pureté, et surtout pour la ligne des sourcils, qui dessine une arcade très fine et d'une courbe ravissante. Mais l'obésité, qui est habituelle chez les Circassiennes, les empêcherait
probablement d'être aussi appréciées des Européens qu'elles te sont des OrieDtauK.
Les Géorgiens, qui professent assez généralement la rel^on chré-
Fig. 2T9. — Caaqna clrcuslen. {TraTiil arabe.)
tienne, sont par ce seul fait ennemis acharnés des Circassiens, tandis qu'ils ont assez souvent prêté leur appui aux Russes. Leur capitale, Tifiis (70,000 bab.), a une physionomie bien asiatique avec ses maisons à
terrasses et les coupoles qui les dominent. Les rochers escarpés au milieu desquels la ville est bâtie lui donnent en certains endroits uoe singulière étrangeté d'allure. Les Européens commencent à s'y rendre en assez grand nombre. Tiflis est la résidence du gouTerneur des provinces russes du Caucase. « A côté de ce tohu-bohu d'une ville asiatique, dit Artamol", on est tout surpris de trouver le confort d'une ville française ; des fiacres, des b6tets parfaitement tenus, de magni6ques maisoos à trois et quatre étages, bien propres, bien meublées, des rues larges, un bon pavé, un éclairage au gaz, des milliers de boutiques, d'éléganls magasins, un tbéâtre russe, un opéra italien, des bals chez te lieutenant du Transcaucase, où se réunit une société de choix, et dans les salons duquel on rencontre jusqu'à six cents invités; enfin des soirées charmantes où les radieuses Géorgiennes rivalisent de grâce et d'amabilité avec les dames russes. »