‹ Le monde vu par les artistesChapitre 47 sur 59 · SC · texte numérisé non relu

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Flg. cal. — Pajrians d'HerrosUd. (D'iprèi le» tfpu du musée â'eiUnognplile sanàiane.)

à 658. Nous voyons les paysans Scandinaves dans les divers actes de la vie. Ici (fig. 651) ce sont les habitants d'Herreslad avec leur assez riche costume, l'homme botté, le fouel sous le bras, la femme engoncée dans son col, la poitrine cuirassée d'ornements.

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La figure 652 nous fait voir le costume d'élé. Plus de hautes bottes,

maisdes bas et des culottes courtes sur lesquels descend le vêtement long

Fie. 4S3.— I}en»Dd« «n mariage (Daidcârlie). (D'après le* Ljpei du mutés d'etlinograpttifl.)

<t ample. La femme elle aussi est vêtue légèrement. Les costumes va-

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rii:nt seloa les parties du pays auxquelles ils apparlîentient, mais ils onl partout des Irails communs, el ces caractères vont en s'accentuant au fur ut à iitesui'C (]uc les vêtements locaux disparaisseut et tendent à s'absorber, comme dans )ires(]ue toutes les contrées de l'Europe, dans une façon de s'habiller générale. Quelques-uns des vêtements que nous montre le musée ethnographique Scandinave ont peut-être cessé d'exister à l'heure qu'il est, ou, dans tous les cas, n'existent plus qu'à l'état d'exception.

La figure 653, représentant une demande en mariage, nous montre de curieux bonnets de Temincs, serrés sur la figure et pointus par le

fond. Les hoiuiets des deux jeunes filles de Vingàker (fig, t>54) ne sont pas moins pittoresques, et celui de la femme de llardenger (fig. 6o5) fait involontairement songer aux bonnets d'ânes employés comme procédé de correction dans nos pensions. Il n'en forme pas moins une coiffure assez gracieuse, et ses deux oreilles pendant de chaque côté du visage l'encadrent fort joliment. Remarquons en passant que tous tes costumes suédois ou norwégiens ont un aspect grave, sévère même, qui s'harmonise merveilleusement avec la physionomie solide et l'allure posée des gens qui les portent. Ces rapports indéniables sont bien plus seusihies chez les femmes que chez les hommes, ce qui est naturel, les femmes s'occupant généralement beaucoup plus des détails de leur toilette

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et se rendant par conséquent bien mieux compte de ce qui les faitTaloîr,

Fig. 6âS. — Femme de Utrdenger. (D'après les types da rousés d'ethnographie.) c'est-à-dire va bien" avec leur caractère de beauté. Il faut voir dans cet

KIg. 6&G. — faneuse. (D'après les types du musée ethnographique Scandinave.)

accord un elTvt de Tinlluence des milit^ut qui se fait aussi bien sentir dans les détails du costume qu'ailleurs.

La figure 656 nous fournit un épisode du travail des champs ; elle

Fig. C57. ~ Femme de 1« paroÏMO de Lakund (D*IéC4rie). (D'tprèï les types du maiée ethnographique.)

Fig, 6.4. - Pajraai) du GudbMndalon. (D'tprèslei tjrpeidn musée ethnographique acandinare. nous montre une faneuse )e râteau en main, entrain de ramasser l'herbe

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el de la retourner. La figure 657, représeotant une femme de ta paroisse de Leksand, nous donne une idée de la façon dont les femmes du peuple portent leur enfant, sans être gênées parleur précieux fardeau et sans cesser de travailler. L'enfant, qui est placé derrière le dos, un peu à la façon d'un paquet, ne parait pas trop mécontent de sa position. Je ne sais si nos vifs et remuants bébés de France auraient le calme philosophique des fils et des filles de la péninsule Scandinave. Ce qui semblerait témoigner du contraire, c'est l'absence complète de mise en

lUcepUon de U dlmo, en Suèdo. (Toblaau do Nordeubcrg.J

pratique de ce système, en apparence si commode, par nos femmes du peuple. En Suède et en Norwège les nouveau-nés sont calmes et graves comme les auteurs de leurs jours.

La figure 658 termine la série de nos types Scandinaves. Elle nous présente des paysans du Gudbsandalen.

Les habitants de la péninsule Scandinave sont une des populations les plus supertitieuses de l'Europe. Avec eux nous nous trouvons au milieu des fées qui dansent à la lueur des aurores boréales, des lutins qui travaillent l'or dans les montagnes et sont possesseurs d'immenses richesses, des instruments aériens qui retentissent soudain dans le calme

l.lii, :ilVali

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le rendre agréable. Un tableau de Nordenberg (fig. 659), représentant la réception de la dtme, nous fait voir un de ces intérieurs et nous montre la cordialité régnant jusque dans un de ces actes administratifs qui ont rarement le privilège de l'avoir pour compagne.

L'intérieur qu'oflfre le tableau de Tidemand (fig. 660) est plus triste. La mort y est entrée et y habite encore. Les Norwégiens sont très religieux, et la scène est d'une tristesse' grave et pleine de recueillement. Les parents, les amis, les voisins sont unis dans une pensée de prière commune où plane le souvenir du mort. Il y a de la grandeur dans ces funérailles.

En somme, toutes ces populations présentent de grandes qualités. Si elles aiment le repos par nature, elles ne reculent jamais devant le travail, et la nécessité est pour elles un aiguillon qui leur fait affronter sans velléité de résistance les travaux les plus fatigants. Une fois qu'elles ont pris leur élan, rien ne les arrête. Les femmes sont généralement honnêtes, et certaines traditions relatives aux fiançailles ne pourraient guère être mises en vigueur dans d'autres contrées. Les Suédois et les Norwégiens vivent heureux de peu dans leurs maisons de poutres, où l'on ne trouve le plus souvent que de la galette noire et du poisson séché.

La France ne se doutait pas, avant 1855, qu'il existait une école Scandinave, et elle ne fut pas peu surprise en 1867 d'apprendre que le roi de Suède était lui-même un peintre de paysage. Cette école, née d'hier, subit naturellement un peu les influences étrangères, et on y trouve deux courants très marqués; l'un a pourpoint de départ Dusseldorf, où beaucoup d'artistes suédois ont fait leurs études et où quelquesuns sont même domiciliés, l'autre prend son mot d'ordre à Paris. En 1 855, les peintres suédois semblaient former à peu d'exceptions près une simple annexe de l'école Allemande, mais en 1867 l'influence contraire commençait à prévaloir, et nous avons pu voir, à l'exposition de Vienne en 1873, que la facture épinglée de Dusseldorf était à peu près abandonnée en Suède, où les artistes ont adopté une touche plus grasse, plus nourrie, et en rapport avec leurs efforts du côté de la couleur et de l'effet.

On se rappelle le succès qu'obtinrent en France les tableaux de Hockaert et de Tidemand et plus récemment les pavsages de M. Walberg (fig. 661).

Stockholm (i 35,000 hab.), capitale de la Suède, ditE. Levasseur, est bâtie au débouché du lac Mâlar sur huit îles et coupée de canaux en tous sens, ce qui la fait surnommer la Venise du Nord. Son port est excellent; mais l'entrée en est dangereuse ; l'aspect de la ville, ornée de beaux édifices, est pittoresque. Upsal^ ville très ancienne, célèbre par son université, possède une superbe cathédrale de style ogival.

Christiania (63,504 hab.) est une belle ville où l'on trouve des monuments intéressants parmi lesquels il faut citer: l'église de la Trinité, le château, l'université, le palais de la diète, l'école militaire, etc.

f ig. 661 . — Port da p«cbeiirs k Wuliolm (Saëdo). (Tftbleia de Walberg.)

Le Danemark. — Le royaume de Danemark se compose de la presqu'île de Julland et de plusieurs iles dont les plus importantes sont celles de Fionie et de Seelaiid ; c'est dans cette dernière qu'est la capitale.

Copenhague (200,000 hab.) est une ville toute moderne, n'ayant rien de bien particulier. Elle renferme quelques beaux palais. Sa bibliothèque contient cinq cent miile volumes. C'est une des plus importantes de l'Europe. Copenhague est un centre savant. Les environs de la ville sont renommés pour leur beauté.

Odensée (15,000 hab.) est une vieille ville où l'on voit les restes du roi saint Canut; Aarhuus (15,000 hab.) est une ville en pleine croissance; Randcrs (11,000 hab.) fabrique les gants connus chez nous sousle nom de gants de Suède.

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