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LES MONOCYTES A L’ÉTAT NORMAL

Dans les frottis traités par la méthode panoptique de Pappenheïm, les monocytes se caractérisent par une structure nucléaire bien distincte de celle des lymphocytes. Alors que le noyau de ces derniers est fortement colorable et présente de larges empâtements chromatiques, le noyau des monocytes nous montre un aspect clair et une structure finement filamenteuse. Le nova: des monocytes normaux ne montre pas de nucléole. Cette structure nucléaire des monocytes est remarquablement semblable chez l’homme, le cobaye et le lapin.

En ce qui concerne les contours du noyau, seule une minorité des monocytes possède un noyau ovalaire. Dans les trois espèces étudiées le noyau manifeste une tendance remarquable à la lobulation. Il est fréquent de trouver dans les monocytes, ainsi que Lambin l’a fait encore récemment remarquer, les contours nucléaires bizarres caractéristiques des cellules de Rieder.

Le protoplasme des monocytes est assez abondant; mais on sait que les lymphocytes du type « leucocyloïde » de Pappenheim peuvent en avoir beaucoup. Ce qui caractérise le protoplasme monocytaire, c’est sa coloration grisâtre qui contraste avec la basophilie pure des lymphocytes, dont le protoplasme apparaît coloré en bleu ciel. Il va de soi que l'appréciation exacte des nuances de chromophilie suppose des préparations colorées au May-Giemsa suivant une technique impeccable.

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Ce protoplasme ne contient à l’état normal aucune vacuole décelable sur les frottis desséchés. Par contre, il présente dans la plupart des cellules chez l’homme, mais dans une minorité seulement chez l’animal, de fines granulations azurophiles à la limite de visibilité. Ces granulations ne sont pas du même type que les granulations azurophiles des lymphocytes : celles-ci sont plus volumineuses, surtout chez le cobaye et sont fréquemment incluses dans une vacuole.

Si l’on utilise la coloration vitale au rouge neutre, on constate que les monocytes présentent un amas de fines sphérules colorées dans la portion la plus large de leur protoplasme. Ces sphérules sont étroitement tassées les unes contre les autres.

Quant à la présence de ferments oxydants dans les monocytes, nous sommes d’accord avec Fiessinger (1923) et Büngeler (1927) pour constater que cette présence y est inconstante et que, lorsqu'on parvient à mettre les grains de ferment en évidence, ces grains sont petits et peu nombreux, alors que les cellules myéloïdes (neutro et éosino) en apparaissent régulièrement bourrées.

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