‹ Le MonocyteChapitre 14 sur 62 · A.-H. DU BOIS · texte numérisé non relu

A.-H. DU BOIS

De la pathogénie de l’angine à monocytes.

(Thèse Genève 1929)

Grosses cellules : 10 à 12 &.

Protoplasme : faiblement basophile, angulaire, volumineux, parfois replié sur ses bords. Granulations type azurophiles en général massées à l’un des pôles du noyau. Parfois 2 ou 3 extrêmement fines et difficilement visi-

Len PES bles. D’autres à structure grossière, en forme de bâtonnets.

Noyau : rond, elliptique ou incisé, toujours excentrique. Le réseau chromatinien prend vivement la coloration. Répartition irrégulière, par bandes plus ou moins foncées. La périphérie est nettement colorée, bien délimitée. Rarement segmenté en deux segments.

GLANZMANN

(Das lymphoemoïde Drusenfieber. Berlin, 1930.)

La différenciation des lymphocytes pathologiques et des monocytes ne m’a, d'accord avec Lenhartz, donné à peu près aucune difficulté. Les grands monocytes possèdent, contrairement aux lymphocytes, un noyau plus pauvre en chromatine. Il présente, dans l’ensemble, une coloration homogène et pâle. La charpente chromatinienne montre de rares et fines stries avec des points nodaux fins, à l’opposé des flaques étoilées des grands lymphocytes. Le noyau est rarement rond, plus fréquemment ovale, réniforme ou en fer à cheval ou encore lobé : ce sont les formes de transition.

Le cytoplasme est clair, abondant, faiblement basophile, se colorant en gris sale, sans aréole périnucléaire, contrairement aux lymphocytes : il rejoint partout le noyau, sans éclaircissement, Dans le cytoplasme, on trouve des granulations azurophiles très fines, poussiéreuses, qui remplissent complètement le corps cellulaire, couvrant presque totalement la basophilie du protoplasma par leur couleur délicate rouge lumineux.

H. BENARD et M. TISSIER

(Nouveau Traité de Médecine et de Thérapeutique de Carnot et Lereboullet, Paris, 1931)

GRANDS MONONUCLÉAIRES OÙ MONOCYTES

Il s’agit là, en dépit de la terminologie, d’un élément essentiellement différent du lymphocyte et du moyen : mononucléaire. Ses dimensions atteignent 20 à 25 #. Le noyau, volumineux est arrondi, ovale ou réniforme. Après coloration par le Giemsa, il apparaît violet-pâle, à peu près homogène sans bloc chromatinien ni nucléoles. Le protoplasma très abondant est très faiblement basophile et présente, surtout à la périphérie, quelques granulations azurophiles en forme de bâtonnets. Le grand monocyte comprend lui-même plusieurs variétés, ou plus exactement plusieurs aspects, suivant les dimensions du protoplasma et la forme plus ou moins échancrée du noyau. Dans quelques’ cas, le noyau apparaît contourné en forme d’U. Ce type, décrit par Erhlich sous le nom de « type de transition » ne saurait être considéré comme une forme de passage entre le mononucléaire et le polynucléaire.

HITTMAIR

(Handbuch des allgeneinen hämatologie (Hirschfeld et Hittmair) Berlin et Vienne, 1932, T. I.)

LEs MONOCYTES Cette variété cellulaire se trouve dans la proportion de 4 à 8 % dans le sang normal dont elle représente les éléments les plus grands (10 à 15 #). Comme toutes les

ÉCMOTLE

cellules du sang normal, les monocytes sont ronds. Noyaux et protoplasma grands. Rapport de 1 ou un peu au-dessous, Dans le sang frais, sur fond noir, on voit nettement le noyau gros, dense et dans le corps plasmatique une granulation très fine. Les monocytes montrent, de même que les lymphocytes, une mobilité amiboïde en général assez restreinte. Dans les conditions pathologiques, leur forme, leur grandeur, leur colorabilité, et leur structure nucléaire se modifient considérablement, ce qui peut donner de grosses difficultés quant à leur reconnaissance. Il s’y ajoute encore le fait que les monocytes sont différemment décrits ou délimités selon la lignée généalogique que leur attribue chaque auteur.

On doit se demander s’il ne faut pas compter des formes plus petites qui apparaissent parfois dans des conditions pathologiques.

On trouve de temps en temps des monocytes anormalement grands qui appartiennent à une macrogénération. La forme cellulaire est toujours ronde ou ovale; on trouve rarement comme chez les lymphocytes des petites protubérances rondes en calotte qui semblent être des artefacts du frottis, mais qui indiquent toujours une

modification du protoplasma ou de la consistance des parois cellulaires.

Le corps cellulaire est toujours large, plus ou moins basique comme chez le myéloblaste, légèrement basophile par la coloration de May-Grunwald-Giemsa, d’un bleu sale jusqu’au gris plus ou moins sombre. Le fin réseau basique qui s'étend jusqu’au noyau sans aréole périnucléaire (à l’opposé du lymphocyte) se révèle seulement par 4 colorations spéciales (bleu de méthylène, hématoxyline). Parfois, les monocytes semblent être non granuleux, mais non pas homogènes ; cependant, par

RERE ESS:

de bonnes colorations de Giemsa apparaissent de fines granulations azurophiles (roses) disséminées dans toute la cellule qui apparaissent d'autant plus richement et intensément rouge violet (mais jamais d’un rouge clair lumineux comme chez les lymphocytes) que la coloration est plus poussée.

Par les colorations normales, les cellules apparaissent comme parsemées de poussière azurophile, L'avis initial suivant lequel il pourrait s'agir d’une granulation neutrophile est aujourd’hui abandonné. Naegeli considère la granulation du monocyte comme étant spécifique. Toujours est-il qu’elle est morphologiquement fondamentalement différente de la granulation azurophile d’autres formes cellulaires à l'exception peut-être des éléments réticulo-endothéliaux. Il n’y à que dans les monocytes pathologiques que les granulations azurophiles peuvent être plus grossières si, toutefois, elles ne manquent pas complètement. Malgré cela Arneth-Ostendorf pensent pouvoir prouver qu’il existe des transitions entre la granulation azurophile du iymphocyte et celle du monocyte. Hynek a trouvé dans le monocyte à côté de la granulation azurophile, un réseau azurophile qui, probablement, est aussi d’origine chromidiale mais qui ’a pas de rapport direct avec la granulation.

Les contours cellulaires sont nets ; il n’est pas rare de trouver de petites vacuoles au niveau de l’encoche nucléaire; on peut retrouver, avec des colorations appropriées, un centrosome. |

Le noyau est grand, ou relativement grand, souvent excentrique, assez rarement rond mais plutôt de contours irréguliers, en forme de haricot, grossièrement encoché ou lobé, la plupart avec 2 ou 3 lobes grossiers. Dans des conditions morbides, on voit une lobulation

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