NAS IE
plus importante, polymorphe et plus fine. Parfois même des divisions en deux, ou des éclats nucléaires. Les noyaux ronds même dans les formes jeunes, ne donnent pas l'impression de tendu et tonique, mais apparaissent plutôt comme des vésicules vides, à parois vides et affaissées.
Une distinction entre le monocyte à noyau rond ou à peu près rond et la « forme de transition » à noyau lobé n’est plus acceptée aujourd’hui étant donné que cette différence morphologique est aussi peu essentielle (il en est de même de la jeunesse ou vieillesse de la cellule) que celle entre le grand et le petit lymphocyte.
Les nucléoles n’apparaissent pas par le Giemsa. Toutefois, dans les cellules très jeunes on trouve 2 à 4 corpuscules nucléaires bleu clair. Par contre, par la coloration supravitale apparaissent 3 ou 4 petits nucléoles. Le noyau du monocyte est loin d’être aussi bien colorable par les mélanges de colorants panchromes que celui des lymphocytes ou des polynucléaires. Il doit être considéré comme pauvre en chromatine,
Sa structure est décrite différemment. Il est certain que les cellules jeunes montrent une charpente chromatinienne plus fine et plus délicate, les cellules plus âgées une charpente plus grossière. : «
Quant à moi, j'ai indiqué que la disposition de la chromatine du monocyte est effilochée, On peut comparer le noyau fin et transparent à de la soie effilochée, avec sa structure en fils fins, interrompue par des interstices plus ou moins larges et parallèles.
Il faut encore mentionner que dans le sang normal peuvent apparaître aussi des cellules monocytaires chez lesquelles on ne trouve pas sans difficulté les traits caractéristiques du monocyte normal; c’est-à-dire le
noyau effiloché, la fine poussière azurophile, le protoplasma gris fumé, la forme cellulaire ronde. Ces cellules réticulo-endothéliales, déjà üne fois mentionnées, sont oxydo-négalives.
- Nous ne possédons pas encore de réaction qui, d’une façon pratique pourrait permettre aux cliniciens de distinguer les différentes variétés de monocytes qui existent ou doivent exister.
NAEGELI (Blutkrankheïten und Blutdiagnostik, 1932)
Les monocytes constituent une espèce cellulaire adulte complètement indépendante, sans formes intermédiaires-avec le lymphocyte et le neutrophile. Ils possèdent un noyau essentiellement différent des autres noyaux leucocytaires, une granulation spécifique qui lui est propre (Granulations monocytaires de Naegeli) et un protoplasma de structure spécifique.
Les monocytes Sont de grands éléments — 12 à 20 # — donc les plus grandes cellules du sang normal et possèdent toujours un protoplasma large:; le noyau est toujours grand par rapport au protoplasma: Cette forme cellulaire présentait auparavant de plus grandes difficultés quant à sa différenciation des autres leucocytes. Ses granulations sont restées longtemps dans l’ombre; grâce à la finesse extraordinaire de la coloration au Giemsa, il est facile aujourd’hui de procéder à une détermination tout à fait sûre.
. Le noyau du monocyte présente un réseau chromatinien particulier, avec de légers épaississements nodaux ‘et des épaississements de l’enveloppe nucléaire; le réseau de basi-chromatine est beaucoup plus fin, délicat et ténu
LU
dans les éléments jeunes, plus épais et plus grossiers dans les éléments plus âgés. En général, ces derniers ent un noyau plus polymorphe, différemment lobé (formes de transition d’Erhlich) mais on trouve aussi de vieilles cellules peu lobées qui présentent un réseau de chromatine épais et, dans certaines conditions pathologiques (particulièrement dans le Biermer), il ÿ a des cellules curieusement lobées maïs qui, au point de vue nucléaire présentent tous tes caractères des formes jeunes.
La forme du noyau est très variable : tantôt rond ou ovale avec de rares dépressions planes (grands mononucléaires d’Erhlich), tantôt profondément encoché, en fer à cheval, ou encore fortement et irrégulièrement lobé (formes de transition d’Erhlich); on trouve constamment toutes les formes intermédiaires. D’après le seul critérium valable qui est la structure chromati-: nienne, ces deux formes n’en font qu'une. Enfin, il existe des noyaux qui sont complètement segmentés et dont les segments se relient par des fils nucléaires extrèmement fins. Il s’agit toujours de 2 segments nucléaires et ceci seulement dans les formes adultes vieillies.
La tendance à l’encochement, à la segmentation, à la division du noyau avec de fins ponts intermédiaires correspond à un processus de maturation propre uniquement aux cellules myéloïdes : c’est pourquoi cette maturation nucléaire est tout à fait différente chez le lympbhocyte. Dans les conditions pathologiques le comportement du monocyte varie quant à la jeunesse et à la vieillesse du noyau, quant à la polymorphie plus ou moins grande du noyau, quant à l’abondance et à la finesse de la granulation et même quant à la nuance de la couleur du protoplasma. Dans ces conditions, la formation des