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souvent difficiles à définir, en raison surtout de leur allure évolutive, de leur instabilité. D’autre part, les formes jeunes ont été surtout décrites au cours de certains processus morbides tels que les leucémies à monocytes et il est logique d’admettre que bien des auteurs ont ainsi étudié des formes plus ou moins anormales et altérées de monocytfes jeunes.
On peut toutefois, dans la majorité des cas, leur attribuer les caractères distinctifs suivants : grande taille de la cellule et du noyau, noyau moins irrégulier, structure chromatinienne beaucoup plus fine, plus grande fréquence des nucléoles, granulations monocytaires plus grossières, parfois absentes, réactions des oxydases et des peroxydases moins constamment positives, absence de granulations de rougeneutre, existence constante de mitochondries révélées par le vert-Janus. Nous verrons que ce sont là autant de caractères qui doivent créer des difficultés, parfois insurmontables, pour les distinguer des grands lymphocytes et qu’ils expliquent pourquoi on les a souvent confondus avec ces derniers dans le cadre aujourd’hui démembré des moyens et des grands mononucléaires.
Pour être complet, nous devrions réserver ici une place à la description de la cellule-souche de la série monocytaire ou monoblaste, Nous avons dû y renoncer en raison des Trop grandes divergences qui règnent encore à ce sujet. L'accord sur la morpholo-
gie du monoblaste ne pourra être fait que lorsque
sera bien établie l’origine exacte du monocyte, Or, on sait les divergences profondes qui séparent encore les diverses écoles. Ainsi, pour Naegeli et ses élèves, le monoblaste est confondu avec la cellule-souche de la série myéloïde ou myéloblaste ; pour les unicistes, comme Bloom et Maximow, il n’est pas différent de la cellule-souche lymphoïde ou lymphoblaste ; pour les partisans de l’origine réticulo-endothéliale, il est identique à la cellule conjonctive mobilisable et Fzanck, par exemple, fait de l’histiocyte la cellulesouche du monocyte qu’il appelle monoblaste. Certains auteurs, plus éclectiques, admettent qu’il existe plusieurs variétés de monocytes selon leur origine ; ainsi, Montgomery et Watkins décrivent un monocyte type Naegeli, dont la cellule-souche n’est autre que le myéloblaste et un monocyte type-Schilling dont la cellule-souche est une cellule réticulaire. Pour les partisans de l’origine réticulo-endothéliale, certains auteurs, avec Ferrata, distinguent encore plus avant et décrivent des monocytes endothéliaux et des monocytes réticulaires.
En bref, il s’agit moins pour le monoblaste d’une description morphologique que d’une discussion embryologique. Or, nous avons prévenu que nous désirions éliminer tout problème génétique de cette étude. Puisque nous renonçons jusqu'ici à prendre parti pour telle ou telle théorie, force nous est donc de renoncer à décrire la cellule-souche du mono-
cyte.