ACTE I , SCÈNE VIL
fue I le premier misérable ne vienne pas vous piller, vous égorger impunément ?
GLAUDET.
£h, qui pense à nier cela? si les lois telles qu elles sont ne nous rendent ni meilleurs ni plus heureux , elles nous empêchent de tomber dans un état pire. Il faut des juges qui les appliquent ; et s'ils le font avec honneur, avec intégrité., la reconnaissance du pays leur est acquise. Mais, tous Tavouerai-je ? l 't bien ! jamais je n'aurais pensé que cette destinée dut être la vôtre. — Vous, si bienveillant , si ouvert , si généreux , autrefois y vous , dont toute l'ambition était de vivre exempt de soucis, le cœur tranquille et content , et surtout aimé de tout le monde !.. Ah ! si, avant de nous séparer au collège , vous m'aviez demandé de former un vœu pour votre avenir , je vous aurais dit : Mon ami, pour votre repos, pour le bonheur de ceux qui vous seront chers un jour , faites- vous plutôt l'avocat des malheureux, que leur accusateur !
BALTHAZAR
Monsieur M
LÉONTINE , fe suppliant.
Mon ami !
BALTHAZAR , le contenant.
Oui ! j'ai tort !... 11 n a rien su de ma vie... £1 était absent L