ACTE I, SCÈNE VII
en jugement. Sous Taucieii régime , avec les charges qui existaient contre eux, on en aurait pendu la moitié ; mais, grâce à l'impartialité des débats , les charges furent éclaircies, les accusés reconnus innocens et rendus à la liberté. Les choses en étaient là depuis près de deux ans , lorsqu'aux dernières assises^ des vols furent commis en plein auditoire. Paturin , un dome&tique de place qui depuis quelque temps suivait tooUes les audiences ayeC , uoe assiduité que rien ne pouvait justifier , fut arrêté. Jelnuterrogeai... Il me dit qu'il ne savait Quelle passion fatale Tesu traînait chaque jour àlacourd^'assises... que cç spectacle lui doxmait.de^^ mauvaises pensées. . . . bref, il battit la campagne. . . mais il avoua qu'il était Fauteur des vols. Son regard soucieux m^avait inspiré des soupçons. L'empoîsorïneniént du général italien mé' revint en mémoire. J'allai moi-même aux informations, et j'appris que peildant' tout son 8éfour'à^CQlma^^, Paturin avait été attaché à son service, «que c^'étaît lui qui achetait lés médtciAneiis, qui Usé préparait, qui les administrait au malade; et qu'enfin c'était par ses mains que le général avait touché chez son banquier les bons napolitains qu'on lui
adressait d'Italie Alors, je fis comparaître de
nouveau Paturin... Je lui racontai tout, franchement , sans détour... Il fut d'abord accablé !... il se troubla , implora ma pitié ! mais enfin. . .