ACTE II, SCÈNE XII
smoN.
Oesi vrai ! pourquoi se faire mal ! se tourmenter?
BALTHAZAK.
Non! non! c'est un indigne mensonge*., j'en aurai raison! je veux le lire ! je veux le confondre!...
Il parcourt des yeux lejoaroal.
UÉONTINE , à Sim«n et à Glsudct.
O mon Dieu ! depuis le fatal événement d'hier. . . je suis parvenue à éloigner de lui tous les papiers qu'il a reçus, et je tremblé que quelque nouvelle...
Elle s^approche lentemciit ] Simon et Çiaudet «^approchent aussi de Baltfaazar avec piécaution.
BALTHAZAR , lisant sur le devant de la scène.
« Une dépêche arrivée par le télégraphe... deux » heures après le supplice de Paturin... » — Et c'est par le journal que je l'apprends !
Lisant.
— « Ordre de suspendre son exécution ! . . . w
Se parlant.
— La suspendre ! et pourquoi ?
Lisant.
— « Un nommé Patruccio. . »
Se parlant.
— Oui , il habitait Colmar . . . un compatriote. . dii général ! il ftit soupçonné d'abord... mis eil juge-
110 IJ£ MONOMAJTE.
ment ... et acquitté . . . paarquoi rappeler son nom ? la loi ne peut plus rien sur lui !
ttisant.
-^ (( La police vient d'acquérir la preuve que le » nommé Patruccio est.le véritable auteur de Tem- » poisonanement?..* »
Sefmrlant. -
— Lui ! c'est impossible...
Lisant.
— « 11 attirait Paiurin chez lui. .. le faisait boire... )) Gl xx^élait dans ses maina , sans >qu il s^en doutât , » le poison aux médicamens. » — Quelle horreur.
Il lit bas et pousse un cri .
— Ah! plus de doute... c^'est lui... c'est fait de
moi !
Il se laisse tomber sur "son fauteuil.
TOUS , r entourant.
— Grand Diçu !
BAIhXQAZIlR , se reLe;k^lM:it ytwement.
Quoi ? coinment ? qoe voulez- tous ?
LÉONTINE
Ce journal , que vous annonce- t-il donc ?
Rien... rien qui m'émeuve , je pense... Voyez ! je suis calme.
Repoussant Léontiocqui veut prendre le Journal.
^-^ Vous ne le lirez pa« !
Il le froisse et le jette au fen.