ACTE H, SCÈNE' XII. 41T
SIUON.
Après ça. . . ça vous prend comme toutes les maladies; quand la dispositiou y est, il sui&t d'une étincelle pour mette le feu aux poudres : un saisissement ! une commotion !
'. Grand broit de voix sup la roule k droite.
— Qu'est-ce que c'est ? un accident , je suis sûr !
MARIANNE , entrait.
Un homme qu'a roulé avec son cheval dans le.
grand fossé qu est sur le bord de la route»
SIMON
Là l tous les jours il arrive des malheurs ! j'ai beau écrire au sôus-préfet, . . le sous-préfet écrit au préfet. . . le préfet au ministre. . . le ministre répond quand il y pense; et en attendant tout le département aura eu le temps de s'y casser le cou ! . . ^
A Marianne. ,>
— C'est peut' être grave?
Vlàqu on l'apporte presque évanoui !
Entre on homme vèm simplement , iouteoa par des paysans.
SIMON
Fais-le cou^uire dans une chambre... la chambre Weue. . .
Indiquant celle de gauche.
— Là.
Ufl LE MONOMAPfE.
A Glaudct. *
— Allons! mon garçon, le voilà un client... il l'appartient de droit , celui-là ! entre en fonctions , et distingue-toi !
B^LTHAZAR.
Vous disiez ^ docteur^ un saisigsemetit ?. . .
SIMON
Quoi ? ah oui ! . . . une secousse , une forte commotion qui détermine la révolution, et alors...
Il Ta aa devant d« Tëtraiiiyer qui arrive soutenu par ^nsicara paysans; Marianne va chercher la bomlloirek la cheminée ; Claudel donne srs soins à Tetra nger; Léontine s^esi rapprochée du groupe.
BILTHAIMII, le u^éttVant vont h û(M^ «cUl^éeVMit réUnin{pt que Vtm stmticnt il qui reste on instant adari^K sans pouvoir marehfr.
— Ab!!...
. il Itiltt^è Afelis.
— Patrticcio I et n'est ptts Une viêicm { je detais le retrouver devant moi ! là î ! face à face ! — * Que veut-il? d'où vient* il ?. , .
Glaudct <lirige lentement Tétranf^er et ceux qui le soutiennent vers la chambre de droite. Baltliazar recule devant lui, en silence. L^éiran- ^rr diicpdriit par la ftorte de gauche.
BALTHAZAR, rar le devait de lo scène. ^
Mais le Cjel se charge de le poursuivre... Celte chute... elle lui ser<a fatale... il en mourra peutélre... oh oui ! il en mourra !
LK0ÎNTI?iE , a Claudct qui rentre.
Eh bien?
AGIi;iI, SCÈNE XII. 119
• CLAUbET.
Ce ne sei*a rieti ! î] reprend déjà connaissance !
BALTHAZAtt, k pén.
Rien!
Sa physioiionifc esprime une préoccopation sombra. CLAUDET, aux paysans.
Vous pouvez vous retirer, mes amis.
' li^s payâans soirtenh A son oncle.
— Mais il parle de repartir dans un instant... je ne pense pas que ce soit ti^ès-prudepl ! . . .
SiMocr.
Eh bien ! qn*il passe la nuit ici. . . Tu es sur qu^il n y a ni fractures ni contusions?...
Aucune !
Cherchant dans la ^amiacic dont H oavre plasicars tiroiril
— I) suffira d'une nuit de calme, de repos... et demain il sera aussi bien portant qu'avant Tacciœ n b . • » .
Il mtre dans la «kitHitinB de çattiM.
smoN.
Il a de l'assurance... de Taplomi) !... je suis content de lui !
MARIANNLD , sortant de la chambre de {gauche.
Oui, monsieur!... votre cheval sera prêt... je vous avertirai dans un quart d'heure !
tlle achève le ménage et prépare les bougeoirs.
lâO LE MONOMANE.
LÉOPrriNE, ^ squ mari.
Eh bien ! mon aini ^ à quoi rêvez -yous donc ?
BALTHAZAR, revenant k lui.
Moi !!... j'ai tout entendu... parfaitement!., cet homme ne court aucun danger, n'est-ce pas ?
LÉONTINE
Oui ! voyez le pouvoir merveilleux d'un docteur ! un peu de sommeil , dit-il , il n'y paraîtra plus !
GLAUDET, sortant de- la i*hambrc où est IVtranger, à son oncle.
Maintenant^ il faut le laisser reposer... il consent entin à rester quelques instans.
Il dépose sa trossse sur la table , Tonvce et met en ordre les instramens.
BALTHAZAR
A quoi notre cher Claudet est-ii donc occupé là? ' -
CLAUDET
Je prépare ma trousse pour accompagner demain mon oncle dans ses courses... et soit dit sans vous déranger. . . je ne serai pas fâché de me coucher de bonne heure...
Regardant la pendule.
— Neuf heures et demie... il ne peut être loin maintenant !
BALTHAZAR, rc[;ardant la trousse.
Singuliers instrumens ! vous les faites servir à