‹ Le monomane, drame en cinq actesChapitre 9 sur 146 · ACTE I, SCÈNE V. ai · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V. ai

CLAUDET, avec joie.

Ici ! elle va venir ! Je vais la voir ! lui parler ! . . .

smoN.

Allons donc! que diable! de vieux amis! ils viennent pour loi, d'abord, c'est clair.... et puisque nous les aurons là > ce sera une occasion toute naturelle...

CLAUDET

Oui Léontine je veux vérifier par moimême jusqu'à quel point son sort est digne d'envie Mais , lui ! Balthazar! .... tenez , n*en

parlons pas! dans ses jeux caves... sur son front pÂle... il y a comme un signe fatal, qui vous repousse , (|ui vous glace malgré vous.

SIMON

Tu Tas donc vu ?

CLAUDET

Hier, par basard... à la Comédie. J^étais dans le foyer . . . seul ; je pensais à ce temps heureux , à ces

mois entiers passés chez la mère de Léontine

Ce n'était plus ce joyeux compagnon d'il y a dix ans... ce teint frais , cette physionomie ouverte et animée... c'était une espèce de fantôme qui semblait se dresser avec effort à toute sa hauteur. J^allai à lui , pourtant , le cœur plein de nos derniers adieux , quand, aux coQCOurs , échangeant nos couronnes , nous jurâmes , en quelque lieu que le hazard nous réunit , d'être toujours l'un pour l'autre ce que nous avions été jusque là.... Le croiriez- vous ? il reste raide et glacé !

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