‹ Le mont Hor, le tombeau d'Aaron, Cadès [Texte imprimé]Chapitre 5 sur 8 · IX · texte numérisé non relu

IX

Les sépulcres de concupiscence (Kibrolli-

Taaia). Komb., xi, 34 ; Deut.,i\, 22.

Ilascrutb. Nomb., xi, 34; xiil, 1.

lletbiua (première station dans le désert

de l’haran). Conf. Nomb., Xitt , 1.

Renuuoupbarès.

Lebna. Josuc, x, 29, 31.

Ressa.

(iéelalha.

.Montagnes de Sepher et Cadès Damé.

Depuis le désert do Sinaï jusqu’au' campdcCadcs assis au pied des monts de Seplier, il y a donc treize stations. Celle d’Arada, venant immédiatement après, porte sur l’Itinéraire général le numéro 2 5 et prendra sur l’Itinéraire rectifié le numéro 29. Viennent ensuite sept stations sur

la mise en point desquelles je déclare mon incompétence. Ces campements sont-ils ceux dans lesquels le peuple passa les trente-huit années d’attente? Faut-il au contraire les appliquer à la marche rétrograde parle chemin de la mer Rouge après la défaite d’Ilorma, ou bien les échelonner le long de la route suivie par Moïse quand il conduisit lepcuplc àCadès de Sin,par le chemin de la montagne de Scir?C’estcequcje soumets trcs-rcspcctucusoment àrexamen des savants. En attendant la solution de la difficulté, ces stations peuvent garder la place que, dans tous les cas, elles occuperont entre le départ de Cadès-Barné et l’arrivée à Cadès de Sin :

^LMCROS mmCros

d'iiprbft Fltincraiic Rfnvral. d*npr^» l'cnscinldc

(A'cmiÿ., XX3U1I.) des iCnH’igtH iiiciiU biblique».

Araila.

Maccluth.

2fi

Tlialtalli.

Tliarô.

Mellica.

Ilosninna.

Mosorulli.

Bciivjaacan.

■.es Israéliles rclonrneBl aa désert pour y mener pendant trente*hnit anaées la vie errante des penples nomades.

Vaincus en punition de leur endurcissement, repoussés des frontières de Canaan, poursuivis jusqu’à Horma par les Amalécites et les Cananéens, les Hébreux retournent en arrière par le chemin de la merRouge ' selon l’ordre formel qui leur est donne

Bientôt une nouvelle rébellion éclate parmi eux : Coré, Datlian, Abiron et deux cent cinquante des principaux d’israèl s’élèvent contre Moise; mais Dieu dans .son juste courroux, les fait périr dans une fournaise soudainement ouverte sous leurs pas \

Le livre des Nombres, mentionnant ce fait presque immédiatement après avoir annoncé le départ des Israélites par le chemin de la mer Rouge, il y a lieu de croire que celte nouvelle rébellion éclata dès les premiers jours du voyage. Cette supposition parait concorder parfaitement avec un témoignage géologique destiné à servir en même temps de commentaire à l’histoire et de jalon à la géographie.

Au pied de la montagne de Seir, à deux journées de

' Le chemin de la mer Ronge , c'est la vallée d’Araba.

’ Nomb., XIV, 25.

• Nomb., XVI, l et suiv.

i)i U üi)Dî)i ( Ouadi Araba

marche de Cadcs-Barné vers le sud, près de l’endroil où rOuadi Abou-Kshebi débouche dans la vallée d’Araba , le sable est couvert de distance en distance de déjections volcaniques qu’il est impossible de méconnaître, quelque surprise que puisse causer leur présence en ce lieu.

Ces scories, sur la route suivie par le peuple après son départ de Cadès, font naturellement penser au châtiment infligé par l’Eternel à Coré et à ses complices.

Voici comment les choses sont racontées au xvi® chapitre des ombres :

Coré, Dathan et Abiron ayant, avec deux cent cinquante des principaux d’Israël, fomenté une rébellion , Moïse convoqua l’assemblée devant le tabernacle d’assignation et lui dit : « Eloignez-vous de ces méchants, de peur que vous ne soyez consumés pour leurs péchés. » Puis, affirmant la mission qu’il tenait de Dieu, il ajoute, en parlant des rebelles : « Si ceux-là meurent comme tous les hommes meurent, l’Eternel ne m’a pas envoyé; mais si l’Eternel crée un cas tout nouveau et que la terre ouvre sa bouche et les engloutisse avec tout ce qui leur appartient, alors vous saurez que ces hommes-là ont irrité l’Eternel par leurs mépris. » Et il arriva qu’aussitôt qu’il eut achevé de dire toutes ces paroles, la terre qui était sous eux se fendit, et la terre ouvrit sa bouche et les engloutit avec leurs lentes et tout ce qui était à eux.... Et tout Israël qui était autour d’eux s’enfuit à

leur cri, car ils disaient : Craignons que la terre ne nous engloutisse, m Et le feu sortit de par T Éternel, et consuma les deux cent cinquante hommes qui offraient le parfum ' .

Voilà bien la description d’une éruption volcanique suscitée par l’Eterncl pour punir celte race coupable dont l’endurcissement fait dire au Dieu fort par la bouche de Moïse : « Le feu s’est allumé en ma colère et a brûlé jusqu’au fond dos plus bas lieux, et a dévoré la terre et son fruit, et a embrasé les fondements des montagnes’. »

La justice divine, si hautement annoncée par Moïse, n’est pas moins miraculeuse pour être accomplie par l’intervention d’un phénomène naturel; les volcans sont soumis à Dieu comme les autres forces de la nature; comme elles, ils ont leur place dans l’arsenal où sa Providence choisit les moyens dont il lui convient de faire usage.

Les scories répandues sur le sol de l’Ouadi Ahou- Kshebi semblent préciser le lieu où se passa la scène racontée par la Bible ; ces pierres, calcinées par le fpu qui dévora Coré et ses complices, sont la comme autant de témoins dont l’autorité des saintes Ecritures pourrait

' Sonib. , XVI , 1 à 36 ; Deut., il , 6.

' Deut., xxxll , 22.

ccrtainomcilt sc passer, mais que le voyageur contemple avec un respect plein dcmolion.

Le chemin de la mer Uouge, selon rexpressiou de la nihle, devait ramener les Israélites nu désert. Faut-il entendre, par là, au désert qu’ils avaient quitté potir se rendre à Cadès? Je suis très-disposé, je l’avoue, on faveur de cette interprétation. La vallée d’Araha, les pentes dénudées de la chaîne Arabique, offraient fort peu de ressources au peuple nombreux d’lsraèl;il dut probahlcment retourner \ers l’ouest et regagner les vallées de la péninsule du Sinai, où il avait déjà trouvé moyen de subsister pendant les deux premières années de rKxode. Ce qui parait hors de doute, c’est que le peuple ne demeura pas à Cadès, qu’il erra de vallée en vallée, de source en source (comme toutes les tribus sont forcées de le faire dans ces contrées stériles), jusqu’au jour marqué par le Seigneur.

Quand le peuple eut marché j>eiulant treiite huit ans, et que la génération condamnée à Cadès-Ilarné eut été dévorée par le désert, selon le jugement de Dieu, Moïse mena l’assemblée au désert de Sin, dans l'intention évidente de faire une nouvelle tentative vers la terre promise, non plus directement, comme la première fois, mais par un détour à l’est, en traversant les montagnes Arabiques, pour aller ensuite passer le Jourdain au nord de la mer Morte.

CaBipcMcat de l^dèe désert de Sia, près da ment lier, sar la freatière d’Edem.

Or, au premier mois, les enfants d’Israël, avec toute l’assemblée, vinrent au désert de Sin, et le peuple demeura à Cadès; et là Marie mourut et elle v fut ense-

velie

Comment confondre les deux époques et les deux Cades? Le premier départ pour Cadès s’effectue de l’Horcb le 'vingtième jour du second mois dans la seconde année après la sortie d’Egypte, tandis que cette fois les enfants d’Israël arrivent en Cadès au premier mois.

Le livre des Nombres, d’ailleurs, ne parle plus, en rendant compte de ce second voyage, du désert de IMiaran mais de celui de Sin’; il n’emploie plus l’expression en Cadès ni celle de Cadès-Barné, mais il dit:« La ville de Cadès'; » il représente le territoire de cette ville

' Les Israélilcs arrivciil Cadès, au dèscrl de Sin, au premier mois (iVomè. , \x, 1). Ils en partirent le premier jour du cinquième mois {Nomb., XXXIII , 38). Us y demeurèrent donc de quatre ï cinq mois.

’ Nomb. , XIII , 27.

’ Nomb., XX , 1.

* Notitb., XX , 16.

comme un méchant lieu dans lequel on ne peut ni semer, ni cultiver la vigne, les grenadiers, les figuiers, et même où il n’y a pas d’eau à boire *.

Quel pays, ceux qui tenaient ce langage, avaient-ils donc vu? où avaient- ils pris l’idée d’un territoire propre à la culture de la vigne, des grenadiers et des figuiers?

La génération sortie de la fertile Egypte était éteinte; le temps marqué par l’Eterncl pour sa destruction était accompli; trente-huit années avaient passé sur le peuple rebelle condamné à Cadès-Barné L’assemblée arrivant à Cades de Sin s’était renouvelée pendant cette période d’attente. N’ayant pas vu l’Egypte, elle n’aurait pas dù ressentir la déception que lui fit éprouver la vue de ce territoire stérile, si elle n’y eût apporté le souvenir des vallées plus riantes de la péninsule du Sinai, dans lesquelles elle venait de passer les longues années de sa vie nomade. En effet, n’avons-nous pas vu précédemment que le peuple, campé à Cadès de Sin, y était venu directement do nioreb en onze journées de marche par le chemin de la montagne de Seir?

Pendant le séjour d’Israél au désert de Pharan en Cadès, le peuple ne se plaignit jamais de manquer d’eau.

• Nomb. , XX , 5.

’ Deut., I, 35; U, Vi.

et cependant il y passa les mois les plus chauds et les plus secs de l’année, depuis le commencement de mai jusqu’au milieu de septembre. Au contraire, dès qu’il arrive à Cadès de Sin, au premier mois, c’est-à-dire immédiatement après la saison des pluies, son premier mot est pour se plaindre d'avoir été conduit dans un pays où il n’y a pas d’eau à boire, où, dit-il, il va mourir avec ses bêtes'.

Ce trait si caractéristique, signalé par des comineulaleurs et des géographes comme démontrant l’existence de deux Cadès ou do deux passages à Cadès, n’a point paru concluant à M. de Laborde. n La ditTicultc, dit ce « savant, n’est qu’apparente; de ce qu’il y a un Cadès où « les Hébreux restèrent longtemps sans se plaindre du a manque d’eau, puis un Cadès où il n’y a pas d’eau, in- «duiro qu’il y a deux Cadès, c’est une erreur; car de « même qu’il y a une saison où l’eau est abondante dans (t le désert et une autre où elle tarit dans les trois quarts « des sources qui en fournissaient aux mois de décembre, « janvier, etc., jusqu’en juin, de même aussi il y eut à « Cadès de l’eau de la source naturelle, qui, do tout « temps, existait dans cet endroit, puisque dans la Genèse « elle porte le nom de Maspbat (Genèse, \iv , 7), mais qui « tarit vers cette époque do l’année qui succède aux

* JS'omb., XX, 5, 11.

« grandes chaleurs de juillet et d'août, et qui précède les « pluies de décembre et janvier »

Les textes sacrés ont répondu d’avance à celte argumentation^ en précisant les époques différentes des deux séjours à Cades. En effet, comme nous avons eu l’occasion de le signaler plus haut, le peuple passa les mois les plus chauds de l’année à Cadès de Pharan sans qu’on l’entendit se plaindre du manque d’eau; tandis qu’au contraire, dès qu’il arriva à Cadès de Sin, il fallut un miracle de Dieu pour étancher sa soif, bien qu’on fût alors à la saison des pluies, au premier mois de l’année.

De telles différences suffiraient à elles seules pour prévenir toute confusion entre les deux stations portant le nom de Cadès; ce qui va suivre achèvera d’éclaircir ce point important de la géographie biblique.

Cadès de Pliaran, on l’a vu précédemment, répond à la frontière méridionale de Canaan vers laquelle Moïse avait conduit directement le peuple dans la seconde année de l’Exode.

Cadès de Sin se rencontre sur la route suivie par Moïse dans la quarantième année après la sortie d’Egypte, alors qu’ayant épuisé les délais prescrits par la justice divine, il crut le moment venu de se diriger de nouveau

* Comment, géog., p. 128, 1” col., n"i.

vers la terre promise en cherchant un passage à travers la terre d’Iùlom

Parvenu à Cadës de Sin, Moïse envoya des ambassadeurs au roi d’Eklom et lui lit dire : « Voici, nous sommes à Cades, ville qui est au bout de tes frontières; permets que nous passions par ton pays, nous ne passerons ni par les champs ni par les vignes, nous ne boirons l’eau d’aucun puits, nous marcherons par le chemin royal sans nous détourner ni à gauche ni à droite »

Edom refuse d’accéder à cette demande ; les enfants d’Israël insistent en offrant de payer tout ce qu’ils consommeront dans le pays, jusqu’à l’eau qu’eux et leurs bêles y boiront; tout est inutile, Edom persiste dans son refus : « Tu n’y passeras pas, « dit-il à Moïse, et sur cela il sort à sa rencontre avec une grande multitude à main armée. « Ainsi Edom ne voulut point permettre à Israël de passer par ses frontières; c’est pourquoi Israël sc détourna de lui. »

« Et les enfants d’Israël, savoir toute l’assemblée, étant partis do Cadès, vinrent en la montagne de Hor ’. »

La ville de Cadès est au bout des frontières d’Edom, Moïse le dit positivement; la frontière d’Edom, de ce côté, est déterminée par le mont Hor, nous l’avons vu

* iVomé. , .\X , 1 et suiv.

’ Notiib., XX, 16 et 17.

* I\'omb., XX , 18 et suiv.

précédemment'; le mont Ilor est éloigné d’Edom de huit kilomètres tout au plus, c’est un fait géographiquement établi; donc la ville de Cadès était fort voisine d’Edom ou Pétra et du mont Hor; il semblerait même qu’elle dût être entre ces deux points, car le mouvement par lequel Israël porte son camp de Cadès à la montagne de Hor est présenté comme un mouvement de retraite déterminé par la sortie du roi d’Edom marchant à la tôte (Func multitude armée, pour barrer le passage aux Hébreux qui s’avancent.

I.Æt proximité entre Cadès et Pétra non-seulement ressort de ce qui précède, mais elle est formellement aflirinéc par Eusebe Certaines versions des saintes Ecritures, comme la Chaldéenne et la Syriaque, par exemple, vont jusqu’à confondre les deux lieux en substituant l’on à l’autre : » Les Israélites, disent-elles, décampèrent de Rekem qui est la même que Pétra, pour aller au mont Hor, » Enfin tous les témoignages s’accordent pour nous montrer ces deux villes comme étant si voisines l’iinc de l’autre qu’on pourrait les considérer comme n’en faisant qu’une seule divisée en deux par les accidents du sol.

La population d’Edom, resserrée dans son enceinte de

' \ide tup. , p. 3.

’ Euseb. 1/1 locù, in Kioôri;,

giganlesqiics rochers, avait dCi chercher au delà de scs formidables défenses l’espace qui lui manquait, et Cadès était probablement un quartier extra muros de la capitale d’Edoin.

Les avant-postes d’Israël touchaient à la ville suburbaine, et Moïse s’était avancé jusque-là, afin de presser les négociations entamées pour obtenir le passage vers des contrées moins arides.

Quant au gros du camp, il devait s’étendre sur le grand plateau connu des Arabes sous le nom de Satonh- Aanmn ', terrasses d’Aaron. C’est là, sans doute, le désert de Sin du livre des Nombres « Ce méchant pays, » comme disait alors le peuple, « qui n’est point un lieu pour semer et dans Icijuel même il n’y a point d’eau à boire » Chacun de ces reproches est justifié par l’aspect actuel de la plaine d’Aaron; mais ce qui ne saurait jamais l’étre, c’est l’endurcissement de ce peuple toujours secouru par la Providence, et ne se liant jamais à elle; ayant été l’objet de si nombreux miracles, et montrant si peu de foi; s’étant si mal trouvé de toutes les rébellions, et se mutinant sans cesse de nouveau. Une telle conduite ne blesse pas moins le plus vulgaire bon sens que les notions

* pluriel de (terrasse, toit).

’ Komb., XX, 2. L'identification est confirmée par Eusèbe, disant, in loas, ([ue l'on montrait près du mont llor le rcdier d'od Moïse avait tiré de l’eau.

• Nomb., XX , 5.

olcnicnlaircs de la reconnaissance; c’est vrai, il faut le reconnaître, et cependant qu’est-ce, sinon riiistoiro do riiumanitc à toutes les époques, dans tous les temps.

Le peuple d’Israël se mutina donc, disant à Moïse cl à son frère : « Pourquoi avez-vous fait venir rassemblée de ri^ternel dans ce désert, pour y mourir, nous et nos bêtes '? » Les chefs eux-mêmes furent troublés dans leur foi, c’est la parole de rbternel s’adressant à Moïse et à Aaron qui nous l’apprend : « Parce que vous n’avez point cru en moi pour me sanctifier en la présence des enfants d’Israël, aussi vous n’introduirez point cette assemblée au pays que je lui ai donné’. »

Une fois encore, et malgré sa coupable rébellion, rûterncl eut pitié de son peuple; il dit à Moïse de prendre la verge, de frapper le rocher, et le rocher donna do l’eau en abondance; le peuple but et ses bêtes aussi. Ce sont là les Eaux de contradiction, pour lesquelles les enfants d’Israël disputèrent contre l’Éterncl Moïse, parlant au nom d’un peuple au milieu duquel il y avait plus de six cant mille hommes en état de porter les armes’, n’obtint pas ce qu’il demandait; il se retira devant nnc simple démonstration du roi d’Edom ; il n’es-

* iVomb., XX, b.

’ !Vom6. , XX , 1 2 .

’ Nomb., XX, 13; Deul., xxxil, 51; Ezcchii'l, xi.vil, 19.

* Exod., XII, 37; Nomb., I, Ub, /|6.

saya point de forcer un passage que cependant il avait grandement à cœur de franchir, mais que des défenses naturelles rendent inexpugnable; il se détourna donc et se replia vers la montagne de Hor.

« Et ayantdécampédcCadès,ils vinrent en la montagne de Hor, qui est sur les confins du pays d’Edom. Seigneur parla en ce lieu à Moïse et lui dit : Qu’Aaron aille se joindre à son peuple; car il n’entrera point dans la terre que j’ai donnée aux enfants d’Israël, parce qu’il a été incrédule aux paroles de ma bouche au lieu nommé les Eaux de contradiction. Prenez donc Aaron et son fils avec lui, et mcnez-les sur la montagne de Hor. Et ayant dépouillé le père de sa robe, vous en revêtirez Eleazar son fils; et Aaron sera réuni à ses pères et mourra en oc lieu. »

« Moïse fit ce que le Seigneur lui avait commandé; ils montèrent sur la montagne de Hor devant tout le peuple. Et après qu’il eut dépouillé Aaron de scs vêtements, il en revêtit Eleazar son fils. «

« Aaron étant mort sur le haut de la montagne. Moïse descendit avec Eleazar. Et tout le peuple voyant qu’Aaron était mort, le pleura dans toutes scs familles pendant trente jours '. »

' tS'omb., XX , 22 i 30. I,e Deutironome raconte la inort du grand prOirc dans les termes suivanu : • Or, les enfants d'Israil partirent de Beroili , qui appartenait aux eufanis de Jacan , pour aller i Mosera. Aaron mourut 13

Le récit qn’on vient de lire, dons les termes mêmes où l’historien sacré raconte la mort d’Âaron, ne laisse rien à désirer; il est aussi complet que précis. Il ne dit pas, il est vrai, si les Israélites creusèrent un tombeau pour le grand prêtre; mais comment en douter quand on voit qu’ils y laissèrent son corps ; car Moïse et Eleazar descendirent seuls de la montagne quand Aaron fut mort, et toute la maison d’israèi le pleura pendant trente jours Ce n’est pas à dire que la construction couronnant aujourd’hui le mont llor soit l’œuvre des contemporains de Moïse; non, sans doute; il suffit de jeter un coup d’œil sur le dessin qui la représente’ pour y reconnaitre un oualy ^ élevé par des mains arabes. La fabrique moderne aura succédé à une plus ancienne, et forme vraisemblablement le dernier anneau d’une chaine se rattachant au premier monument élevé par le peuple de Dieu.

Otte opinion n’est pas d’ailleurs une supposition purement gratuite; elle se justifie par la variété des matériaux employés pélc-inêlo dans les murs du oualy et

et y fui cDseveli, et Kleizar, son fils, fut grand prCtrc Si sa place. • (üeuu, X, 6.) Toutefois, le roSme livre dit aussi (cli. xxxil, 50) qu'Aaron mourut sur la montagne de Ilor. Il n'y a |)oint là de contradiction. Voici, selon moi , comment les deux versets sc concilient : les Israélites étant partis pour aller à Hosera, Aaron mourut près de là sur le mont ilor.

’ Nomb., XX, 29, 30.

> Voy. pl. I.

’ J. J Oualy (le tombeau d’un saint).

Page 1