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Le Mont, reslituUon Corroyer.
importance de premier ordre, c'est ([u"il date du xi" siècle. Sur iiomlire de points, il s'écarte du texte officiel ou « Vulgate », qui a été arrêté définitivement par la célèbre école de liologne, et cette circonstance lui donne un intérêt tout particulier, selon la remarque autorisée de M. Beautemps-Beaupré. Aussi bien, ce manuscrit est « antérieur au célèijre professorat d'Irnérius, le plus ancien des docteurs de Bologne ■). Il n'est pas improbable (ju'il ait été transcrit sur un exemplaire du Code Justinien que Lanfranc aura apporté d'Italie en Normandie, lorsque le savant professeur vint s'établir dans le nord de la France.
Au soir du xiv siècle et à l'aurore du xv% l'étude du droit prit un nouvel essor, sous la direction de l'abbé Pierre Le Roy, qui fut une des lumières de son temps par son intelligence, sa prudence et son savoir. « Très docte personnage en toutes les sciences, mais particulièrement en décret », Pierre travailla sérieusement, « tant pour l'advancement de la vertu des moynes que pour les sciences, et pour ce achepta plusieurs bons livres ». « Ayant reconnu Testât du monastère et la capacité des religieux, il commença à leur lire le droict canon et à expliquer la Sainte-Escriture, ordonnant, pour ce sujet, quelques heures auxquelles il y pourrait mieux vactjuer, et à ce que cet exercice ne fut interrompu lorsqu'il seroit absent, il en ordonna quelques-uns pour continuer la leçon, lorsqu'il n'y pourroit vacquer, et d'autres pour enseigner la grammaire aux jeunes frères. Pour les exciter à s'adonner fervemment es dittes sciences, il achepta une grande quantité de livres. N'entendant néantmoins qu'ils olniiissent la régularité, ains qu'ils entremêlassent l'estude des lettres avec la dévotion, il fit plusieurs belles constitutions lesquelles il vouloit estre gardées; nouslesdisons.Et pour osier tout prétexte d'impossibilité, il eut soin de pourvoir aux nécessitez de chascun, d'entretenir l'église et le monastère en bon estât, et de conserver les biens et revenus d'iceluy. »
On sait que Pierre Le Roy remplit la charge de régent en l'Université de Paris, et. enloOil, « il régentait, à Paris, en la faculté' des décrets ». Au nombre des manuscrits qu'il conservait religieusement sur les rayons de la bibliothèque, figuraient <i les neuf premiers livres du Code Justinien ». Dans son zèle pour les livres, l'abbé fit transcrire avec soin un certain nombre de manuscrits, se