‹ Le Mont-St. Michel au péril de la merChapitre 31 sur 61 · I.t' Monl. L'iage ioforicur. plan Knnliac · texte numérisé non relu

I.t' Monl. L'iage ioforicur. plan Knnliac

LE CHATELKl

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taire, M. de Souvré, grand-pi-ieur de France, pour qu'il demandât ce gouvernement au roi. Louis XIV le lui accorda, et « cette nouvelle réjouit fort les religieux et habitants, lesquels en feirent des feux de joye avec les salvades et descharges de l'artillerie, tant de lu ville que du chasteau ». Après le départ de la compagnie qui se retira à Dunkerque, le P. prieur, suivant l'ordre du gouverneur et abbé, et comme son unique lieutenant , désigné jiar lui en son absence, « fit diviser toute la bourgeoisie en six escouades, chacune composée de !» ou 10 hommes, dont une escouade monteroit tous les jours en garde à la porte de la ville, dont trois hommes de cette escouade seroient tirés pour garder jouret nuit la porte d'en haut du chasteau.

avec un île nos trois portiers que nous avons restabli à la seconde porte ; lequel , selon l'ancienne coustume. apporte tous les soirs la moitié des clefs du chasteau à la porte du 11. P. prieur, et, le matin, les vient quérir pour ouvrir les portes

du chasteau. Mais le gouverneur n'estant résidant, on porte toutes les clefs au It. 1'. prieur, etpoin- les clefs de la ville, en l'absence de M. le gouverneur, elles sont poi'tées, les soirs, en la maison du capitaine ou sergent des habitants ». « Le l" mai l()t)8. le Pi. P. piieur fit arborer solennellement sur la porte de la ville et du chasteau « le blason du nouveau gouverneur.

Au point de vue militaire, la période suivante présente peu de détails à noter. Parmi ceux-ci, on voit une « Réparation ordonnée

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S . touf dLL filAA. du faur T ^/dCefar/i\e d.a./i/dn^dicfauj' I/jMÙ!

de SiliLurc X l'^trtne^ \ xioltrc . Z Aficùui^"'d CàAnart i/fiJi,

sur U clàrtricr ceZc fj ^^^ ?' jll^lA, ^ cAdm/tfe Comjttun^ ûu.

CÀAMffa'u-- ■— /B .bu^Kir . A> .6tLl dorCotrs . /€ hAu-tt e<or/ocr^ .

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Le .Mont, i^l.ige supcrii

plan Fontiac, 1775.

LE CUATl'LKT

aux murailles du Mont-St-Micliel par arrest du 'Jl aoust ITol. — Le sieur de Caux, irif^énieur eu chef sur les cosles de Normandie a esté envoyé au M. -S. -M. pour y faire un devis des réparations nécessaires à faire aux murailles de la ville. Ce devis a moulé à la somme de 37.14() 1., et il a esté ordonné par arrest du 3 avril IT.'il qu'il seroit procédé à Tadjudication au rabais et que le payement de ces ouvrages seroit fait par les soufermiei-s des domaines de la généralité de Caen, ausquels il en sera tenu compte par S. M., sauf a estre pourvu au l'emplacement de la d. sonuue en trois années sur la province de Normandie. Ce remplacement a esté ordonné par arrest du '21 courant suivant, et il a esté ordonné (jue celte somme sera imposée en deux années consécutives à commencer de.lannée 173:2 sur tous les habitants taillables des trois généralités de la province de Normandie au marc la livre de leur détail ». [Portefeuilles de Gaignières, B. N.].

En 1775, alors que le monastère était régi par économat, comme les tours et le porche de Touesl de l'église menaçaient de s'écrouler,

on ilécida d'abattre les trois premières travées. A cette occasion , d'après la volonté du roi, l'ingénieur Fontiac dressa trois plans avec légende et cotes de l'abbaye, qui sont les plus ju'écis et les plus précieux i[ue l'on possède. Naguère nous les avons consultés et photographiés i-hez le savant chanoine Pigeon, qui avait recueilli tant de souvenirs et d'objets relatifs au Mont. Ainsi qu'on peut l'observer, on y mentionne nolannnent: les soubMiains à l'afiri de la bombe, les chambres du gouverneur, des exilés, la fonderie, les magasins à boulets, les citernes, le péryslilo et la chapelle souterraine, les prisons, la cage de fer, l'in-pace, les cuisines, dépenses et logements divers, l'infirmerie, l'hôtellerie, les détails du logis abbatial, des lieux réguliers et de l'église avec sa lanterne.

Cardinal I. -i, de Montinorciicy, dernier abbé, gr. Antoiiiiii.

A en juger par \f pàji' réi'it des événements accomjilis en celte région privilégiée, l'éclat des Gestes militaires réjujud parfaitement à la splendeur «lu théâtre sur lequel ils se sont déroulés. Le Mont,

LE CHAIELET

citadelle géante, est vraiment une épopée nationale de granit, dont les strophes attendent un chantre inspiré. Le Chatelet, le Grand- Œuvre et la Merveille en particulier sont de véritables prodiges d'audace, de génie, de science et d"art, d'une superbe harmonie de lignes et de tons, suprême triomphe de toutes les difficultés de la terre et de la mer. A propos de ces merveilles, Yiollel-Leduc, dont la haute compétence s'impose à tous, a écrit : « Les grands bâtiments i[ui donnent sur la pleine mer au nord peuvent passer pour le plus bel exemple que nous possédions de l'architecture religieuse et militaire au Moyen âge ».

En vue de répondre aux divers besoins de la vie monastique, aussi bien qu'aux exigences de la sécurité et aux généreuses libéralités dont les religieux se plaisaient à favoriser les souffrants et les déshérités, l'abbaye était dans la nécessité déposséder des revenus et des domaines. Nous avons à exposer sommairement cet autre aspect de l'histoire Montoise.

Salle du t'ouvernemenl, \iii' s.

Anli'\i>ii. le priciin; ft lo fief, dépendant du Mont.

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