‹ Le Mont-St. Michel au péril de la merChapitre 35 sur 61 · L.\ liVIIJ.IVEUIl · texte numérisé non relu

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Maisniis du Mi.nl,

nista ». Pierre Mario — c'est son nom — parait d'abord comme « vicaire », puis comme curé en 165!), et il est à remarquer qu'à partir de sa direction, les actes ont plus de développement et sont toujours signés; on le voit « uudieucer » une série de contrats d'ac([uisilion « à l'issue des grandes messes », et il en a conservé la mémoire dans le registre.

l'ru'mi les bourgeois, nous mentionnerons : Mii-hol T.('S[)ron, du Cliapeau-Ilouge (l.")97); Gillet P.ernier de la Teste d'or (lliUi): François Gandin, de la Croix- Verte 1 1622) ; Jean Yger, des Trois-Mores(1657). Parmi les « maiors » ou maires, on voit :

Nicolas Pîernier ('l(i.")7) ; .lacques Grault (lti.")',li : Louis île La Houssaye (]()(i(3) ; Nicolas Lespron (lfi72) ; et, comme c o u t u m e , o n \' o i t do n n e r 20 sols par an « à celuy qui

sonne la cloche pour les frimas ». On remarque, en outre: « honorable homme Jacques Hardi de La Iluberdière, soldat dans Tombelaine » (IGIG); Pierre Beraud, sieurde Brouhé, « agent de Mgr l'abbé » (1023), qui fut enterré " dans le cimetière ».

Au cours des actes, nous observons encore quelques indications: en 163ti, le 2 août, le gouverneur Jean de La Luzerne, qui fut inhumé dans l'Abbatiale; Michel Bernier major (Ki."»!)) : René Le Maignan, « conunandantde la place » (lti."')."));.Iacques LeHaulf,lieutenant(lCM8); Léon (toiiyon, lieutenant (iG.'iS) ; .hicques Dupuy, lieutenant « soubs M. le mai'qulsde laGarde-Foucquet» 'KinO): Nicolas AUain. capitaine des bourgeois, m. ](i69. Le IS juin KiGT, mourut le capitaine I.,ouis Brodeau, sieur de La Ghaslière, ,hi sujet duquel le curé a laissé siule registre une biographie courte mais pleine de reproches poui' ses procédés vexatoires.

Enfin, les souvenirs émouvants de la fin du xvin'- siècle ont trouvé un écho dans les registres paroissiaux. C'est d'abord le « rude » liiverde 17S1), où « le vin a gelé dans une douljle armoire. » Le 12 octobre 1791, « le district d'Avranchos est venu avec une voiture chercher le trézor, les diamants et une partie des ossements de plusieurs saints et saintes. » On descendit les cinq cloches de la Tour « pour aller à la monnoie à Rouen; » puis, l'on emporta les titres, papiers et ornements ; le Mont servit de prison à un grand nombre de prêtres, dont quelques-uns - rendirent le dernier soupir, nous

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l'avoasdit. lia crainte des Chouans fit i-éparer les portes de la ville. C'est le 21 nivôse an III ([ue s'arrête « Le Livre blanc de la commune du Mont- Si-Michel I). Pour ce (jui est des objets dont le Mont fut dépouillé, nous en donnons l'inventaire aux Documents annexes.

Et maintenant, nous avons à parler de l'époque moderne. Mais, avant d'y arriver, nous sommes désireux de jeter un regard tout autour de nous. De la cime évocatrice de la Montagne bénie, nous voulons laisser notre pensée parcourir le monde, en faisant une étape aux lieux princii^aux sanctifiés par la dévotion à S. Michel. En chaifue région, nous refliercher(jns ce qui se rapporte plus spécialement à l'Archange, en nousattachant de préférence aux monuments et objets d'art qui ont été inspirés par le « prévôt de la milice céleste ». Ce pèlerinage mondial, qui sera comme le couronnement de notre essai sur le Mont, nous montrera le clergé séculier et régulier formant les fidèles et conviant les artistes à « enorer » S. Michel, sous la lumineuse direction de la papauté et de l'épiscopat qui furent, de tous temps, les infatiga])les pionniers des grandes œuvres divines et humaines.

l'jiit'i baplisiu.'mx de Pé/lise paroissiale, xni' s.

s. ilichel u pt'seur dïimes •>. jugement dernier, calht-ilrale d'Amiens, xiit* s.

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