CHAPITRE XX
CB QL'B M. GÉRARD TROUVA, 01' PLUTOT NK TBOrVA TAS EN ARRIVANT A VANVES.
Resté teul, et condamné à l'allure mélancolique de deux rosse* èreintèes, M. Gérard se lança danB une mer de conjectures.
Sa première idée avait été do pousser jusque chez M. Jackal et de lui demander satisfaction de la mauvaise plaisanterie que lui avait faite son agent.
Mais M. Jackal avait d'habitude, lorsqu'il parlait au digne M. Gérard, un ton narquois qui mettait celui-ci si mal à son aise, que les instants qu il passait avec le chef de la police de sûreté étaient eri général les instants les plus pénibles de sa vie.
Puis, de quoi aurait-il l'air? d'un écolier boudeur qui vient faire au maître un rapport contre son camarade.
Car, si loin que repoussât de lui M. Gérard, ce litre de camarade applique a. Gibassier , il n'en était pas moins obligé de s'avouer A lui-même que, pareil an rocher'de Sisyphe, plus il repoussait ce titre loin et haut, de plus loin et de plus haut ce titre retombait sur lui.
Il n avait donc point tardé à prendre la résolution de retourner à Vanves. Il avait vu M. Jackal la veille, et le moment arriverait toujours assez vite de revoir M. Jackal, chez lequel, comme le lui avait rappelé Gibassier, il était force de se présenter deui fois la semaine.
Puis une vague inquiétude lui disait que c'était à Vanvos qu'il était menacé.
Si spécieuses que fussent les raisons données par Gibassier, M. Gérard n'admettait pas que Gibassier se fût jamais assez cru son ami pour se blesser aussi profondément d'un oubli des plus naturels.
Quelque chose dont il n'avait pas l'explication restait donc caché au fond de ce mystère.
Or, dans la situation où se trouvait M. Gérard, à la veille de l'exécution d'un homme qui allait payer de sa téte le crime que lui, Gérard, avait commis, tout ce qui e*t obscur est dangereux.
Aussi désirait-il et craignait-il tout à la fois d'être de retour à Vanves.
Mais les chevaux qui avaient fait le chemin de Vanves à la barrière d'Enfer en nue heure un quart, prétextèrent naturellement de leur fatigue, et mircut une heure et demie pour revenir de la barrière d'Enfer à Vanves.
En vain l'orage menaçait de plus en plus ; en vain, maigre le roulement do fiacre, le grondement du tonnerre ar— rivait-il jusqu'à ai. Gérard : eu vain à la lueur des éclaire, le paysage perdu dans les ténèbres s'illuminail-il tout a coup d'une flamme livide, le cocher n'eu douna pas un coup de fouet de plus, et les chevaux n'en llrent pas un pas plus vite.
Au moment où dix heures sonnaient, M. Gérard descendait devant sa maison et réglait son compte avec le
cocher.
M. Gérard attendit patiemment que le cocher eut fait minutieusement son calcul et eut remis ses chevaux an pas dans la direction de Paris.
Seulement alors il se retourna du côté de sa maison.
Elle était perdue dans la plus profonde obscurité.
Quoique pas un volet ne fût ferme, ou ne voyait de lumière à aucune fenêtre.
Cela n'était pas étonnant ; il était lard ; les convives devaient être retirés, et les domestiques se tenaient probablement à l'office .
Or, l'oftlce faisait partie des communs et donnait sur le jardin .
M. Gérard monta les escaliers qui conduisaient delà rue :i la porte d'entrée
A mesure qu'il montail les escaliers, il lui semblait vo au milieu de l'obscurité que la porte était ouverte.
Il étendit la main, la porte était ouverte en effet.
C'était une bien grande imprudence aux domestiques que d'avoir, par une pareille nuit où le ciel s'apprêtait à livrer un ai violent combat à la torre, laissé la porte ouverte et les volets non fermés.
M. Gérard bu promit do les tancer d'importance.
11 entra, ferma la porte et se trouva dans les téuèhres les plus épaisses.
Il s'approcha à tâtons de la porte du concierge.
La porte était ouverte.
M. Gérard appela le concierge, personne ne répondit. M. Gérard fit quelques pas, tata du pied, trouva le premier degré de l'escalier, et lovant la téte, appela le valet
de chambre.
Il ne reçut pas de réponse.
— Tout cela mange aux cuisines, se dit tout haut M. Gérard, comme si en se disant tout haut la chose, la probabilité en devenait plus grande.
Bu oe moment, un violent coup de tonnerre se Ht entendre, un éclair brilla, et N. Gérard vit que la porte du perron donnant sur le jardin était toute grande ouverte comme celle de la rue.
— Oh ! oh ! murmura-t-il, que veut dire cela? on dirait d'une maison abandonnée.
11 gagna en tâtonnant l'extrémité du vestibule, car on y vovail seulement ]>endant la courte durée des éclairs, et de "là il aperçut dans l'office une lumière qui brûlait.
— Ah ! diUil, je l'avais bien pense, mes drôles sont là. Et, tout en grommelant, il s'avança vers la cuisine. Mais sur le seuil de l'office il s'arrêta ; le couvert était
mis comme pour le souper des gens, mais les gens avaient
d,S Jl a Oh ! lit M. Gérard. 11 se passe ici quelque chose d'étrange.
Il prit la lumière, rentra par le corridor de la cuisine dans la salle à manger. La salle à manger était vide. 11 parcourut tout le rez-de-chausBee, Le rez-de-chaussce était désert.
Du rez-de chaussée il passa au premier.
Le premier était désert comme le rez-de-chaussée.
Au secoud.
Le second était désert comme le premier.
Il appela de nouveau ; un silence de mort répondit
SOI il
En passant devant une glace, M. Gérard recula d'effroi. Il avait eu peur dn lui-mémo, tant il était pâle.
11 redescendit les escaliers, lentement et en se tenant à la rampe ; ses jambes pliaient a chaque marche. Euiin il se retrouva dans le vestibule et s'avança sur le perron en levant sa lumière pour regarder sur la pelouse.
Mais au moment où il levait sa lumière, une bouffée de vent passa qui éteignit la bougie.
M. Gérard, se retrouva dans l'obscurité.
Tne terreur dont il ne pouvait pas se rendre compte, mais invincible, comme si elle eut eu sa raison d'être, s'empara de lui. Il eut un Instant l'idée de remonter dans sa chambre et de s'v barricader, quand tout à coup il jeta un cri d'effroi et s'arrêta comme si ses pieds eussent été enracines aux dalles du perron.
Le ciel s'était ouvert pour douuer passage à un éclair, et à la lueur de cet éclair, M. Gérard avait vu la table renversée et la nappe flottante comme un linceul.
Qui avait pu renverser la table sur le gazon?
Mais peut-être M. Gérard avait-il mal vu ; l'éclair avait été si rapide.
Il descendit le perron marche à marche, en «'essuyant le front, et s'achemina vers la table qu'à peine distinguaitou comme une masse sans forme au milieu de l'obscurité.
An moment où il étendit la main pour substituer le sens du loucher à celui de la vue, il lui sembla que la terre allait manquer sous lui.
Il lit vivement un bond en arrière.
Au même instant, le ciel s'illumina, et M. Gérard vil à
ses pieds un trou ayant la forme d'une fosse.
Quelque chose de pareil à un cri sortit de sa poitrine ; mais ce n'était pas un cri humain.
C'était tout à la fois quelque chose d'épouvanté et d'épouvantable.
— Mais non ! mais non ! murmura M. Gérard ; c'est impossible, je révc !
Puis, comme l'éclair nui pouvait seul l'éclairclr sur la réalité tardait à briller de nouveau, il se mit à genoux.
Il lui sembla que ses genoux entraient dans la terre fraîchement remuée.
Il étendit la main.
Son œil ne l'avait pas trompé : près de cette terre fraîchement remuée, il y avait un trou fraîchement creuse.
Ses denU claquèrent de terreur.
— Oh ! dit-il, je suis perdu ; en mou absence on a découvert la fosse, ou l'a creusée !...
Il étendit la main dans toute sa longueur sans en pouvoir sentir le fond.
— Et l'on a enlevé le cadavre! s'ècria-t-il.
Puis il se mit à lui-même la main sur la bouche comme pour s'empêcher de parler.
Et à travers ses doigts sa voix comprimée ût entendra comme un lugubre sanglottement.
Il se redressa sur ses pieds en murmurant :
— Que faire, mon Dieu, que faire !
Il ne pouvait s 'empêcher de parler haut.
— Fuir, fuir, fuir! balbutia-t-il.
Puis, éperdu, haletant, trempé de sueur, ils'èlanca devant lui sans savoir ou il allait.
Au bout de dix pas,, il trébucha sur un objet qu'il ne
ftouvait voir dans 1 obscurité, et dix pas plus loin il roula ui-même à terre. Quelque chose comme un grognement se ût entendre. M. Gérard, qai déjà s'était relevé et qui allait continuer de fuir, s'arrêta court.
Ce grognement, c'était la plainte d'un homme. Il y avait un homme là, qui était-il? qu'y faisait-il ? Du moment où un homme était là, c'était un ennemi. Le premier mouvement de M. Gérard fut de se débarrasser de cet homme.
Il chercha sur lui une arme quelconque. Il n'en avait point.
L'appentis aux outils de jardinage était là.
M. Gérard s'y élança d'un bond, s'arma d'une bêche, et revint sur l'harame" terrible comme Cain prêt à tuer Abel.
Un éclair le guida. L'esprit complètement perdu, il leva sa bêche.
— C'est cela, mon bon monsieur Gérard, dit une voix avinée, chassez-les, ces coquines de mouchés.
M. Gérard s'arrêta court.
La voix dénotait l'ébrielé la plus complète.
— Oh 1 lit M. Gérard, c'est un malheureux qui est ivremort !
Et il laissa retomber sa bêche.
—Imaginez-vous ces gueux de Turcs, dit l'homme en se soulevant sur un genou et en s'accrochant aux habita de M. Gérard, frissonnant des pieds à la tête, (lgurez-vous que pour un mauvais gamin de dix ans que j'ai tué, et encore je n'en suis pas bien sûr, imaginez-vous qu'ils m'ont enterré vivant, qu'ils m'ont frotté de miel et qu'ils me font manger par leurs coquines de mouches. Heuicuaement crue vous êtes arrivé là, mon bon monsieur Gérard, continua l'ivrogne, qui embrouillait la réalité avec le rêve. Heureusement que vous êtes venu là avec votre bêche, et que vous m'avez tiré de ma fosse, ah ! m'en voilà donc enfin dehors ; morbleu ! ce n'eât pas sans peine. Monsieur Gérard, mon bon monsieur Gérard, mon honnête monsieur Gérard, je vivrais cent ans nue je n'oublierais jamais le service que vous m'avez rendu.
Au milieu de ces oscillations incessantes et de ce langage aviné, M. Gérard reconnut l'un de ses convives.
C'était l'agriculteur.
Que savait-il ? Qu'avait-il vu ? De quoi pouvait-il se souvenir?
La vie tout entière du misérable était 1 A-dedans.
— Ah eà ! demanda l'agriculteur, on diable sont dond le* autres?
— Je vous le demande ? dit M. Gérard.
— Non pas, raites excuse, insista l'agriculteur v c'est mol qui vous le demande I vous. Ou sont -ils ?
— Vous devez le savoir. Voyons, tâchez de rappeler vos souvenirs, qu'avez-vous fait depuis mon départ? ' T: >~*9<
— Je vous l'ai dit, honnête monsieur Gérard, j'ai été mange par les mouches.
— Haie avant d'être mangé par les mouches, ne vous souvenez- vous de rien ?
— Il paraît que j'avais tué un enfant.
M. Gérard chancela, il se sentit prêt à défaillir.
— Voyons, dit l'ivrogne, est-ce vous ou moi qui ne peut pas se tenir sur ses jambes ?
— C'est vous, dit M. Gérard, mais soyez tranquille, je vais voue donner mon bras pour sortir quand vous m aurez raconté ce qui s'est passé après mon départ.
— Ah oui. c'est vrai, dit l'agriculteur, je mo rappelle, attendez donc, on est venu vous cherchor de la part de M. Jackal pour aller voir couper le cou de cet infâme M. Sarranti
— » Oui, dit Gérard en faisant un effort suprême pour tirer quelque chose de cette brute ; mais après mon départ?
— Après votre départ? Attendez, attendez, attendez donc, ait f il est venu, le jeune homme que vous avez envoyé.
— Moi, fit Gérard, s'accrochant à ce AI, j'ai envoyé un jeune homme ?
— Oui, un beau garçon à cheveux noirs, cravate blanche, habitnoir, mis comme un notaire, encore mieux mis.
— Et il était seul ?
— Je n'ai pas dit cela, qu'il était seul ; il était avec un chien : en voilà un enragé chien. C'est en ce moment-là que je me suis sauvé, maisla terre tremblait, tant le damné chien la grattait.
— Où cela? demanda M. Gérard.
— Sons la table, fit l'agriculteur ; alors, comme la terre tremblait, je suis tombé. C'est alors que j'ai commencé à être mangé par les mouches.
— Et vous ne vous souvenez do rien autre chose? demanda M. Gérard avec anxiété.
— D'autre chose? vous croyez qu'on peut se souvenir de quelque chose quand les mouches vous mangent ? ah I vous êtes bon là, vous 1
— Voyons, dit M. Gérard presque suppliant, tâchez de vous souvenir, mon bon ami.
L'ivrogne se mit à chercher, tout en comptant sur ses doigts.
— Non, dit-il, c'est bien cela : M. Sarranti, M. Jackal, le jeune homme noir à la cravate blanche, le chien Brésil.
— Brésil ! Brésil I s'écria M. Gérard en sautant à la gorge de l'agriculteur. Vons dites que le chien s'appelait Brésil!
— Mais faites donc attention à ce que vous faites, vous vous m'étranglez. A la garde ! à la garde !
— Malheureux ! malheureux! cria M. Gérard en tombant à genoux. Ne criez pas ! ne criez pas!
— Mais alors, laissez-moi, lachez-moi, jo veux m'en aller.
— Oui, oui, allez-vous-en, dit M. Gérard, jo vais vous reconduire.
— A la bonne heure ! dit l'ivrogne. Ah ! ça mais, vous êtes donc ivre ?
— Comment cela*
— Vous ne pouvez pas vous tenir sur vos jambes. C'était vrai : au lieu de soutenir l'agriculteur, c'était
M. Gérard qui eût eu besoin d'être soutenu.
Avec des efforts èt des angoisses effroyables, M. Gérard arriva à traîner l'agriculteur do l'antrecotede la rue, mais il ne fut tranquille que lorsqu'il l'eut vu s'éloigner, bronchant à chaque pas, mais cependant demeurant debout, et balbutiant à chaque oscillation :
— Maudites mouches !
Puis, lorsque l'ivrogne se fut perdu dans l'ebscarité, que sa voix se fut éteinte dans l'eloignement, M. Gérard revin
A sa maison comme la première fois, il referma derrière lui la porte de la rue, puis, aguerri peu à peu par les émotions successives et croissantes qu'il avait t-prouvees depuis sa première decouvcrle, il marcha vers la fosse, et, puisant son courage dans un dernier espoir, il descendit dans le irbu, làta de tous cotes avec ses main». Ce trou était vide au toucher.
Vn éclair qui brilla, accompagné d'un coup de tonnerre terriblo et de larges gouttes 'lu pluie, lui montra qu'il était vide aussi à la vue.
M. Gérard n'enieulit pas le tonnerre, ne sentit pas la pluie, et ne vit que la fosse beauté qui avait lâche sa proie.
Il s'assit sur le bord. 1rs pieds pendants dans le trou, comme le fossoyeur A ltamtel.
Il croisa les liras, courba la tête et essaya de juger, d'apprécier sa situation.
Ainsi, pendant celle absence de deux heures qui avait pour prétexte une plaisanterie frivole, venaient de s'envoler ses plus chères espérai» es de repos el de tranquillité ; de tomes les tortures qu'il avait subies pour cacher son crime, il ne lui restait, nous ne dirons pas que le remords, mais que le souvenir d'avoir ete assassin et la crainte de monter sur l'echafaud , et a quel moment la catastrophe eclalait-elle ? Au moment ou il se croyait arrix'e au faite des honneur*, à l'apogée de l'ambition. I/C malin, en pensée, il se voyait assis sur son banc de la Chambre cfos députés; le soir, les pieds pendants dans cette fosse, il se voyait assis sur le banc de la Cour d'assises, coudoyant un gendarme de chaque bias et courbant ha tèle pour échapper aux regards railleurs de celte foule qui, A toute force, voulait voir M. Gérard, Vhomite homme.
Puis, dans le lointain, au milieu d'une place dominée par un édifice aux clochetons aigus, s'elevant au milieu delà foule, les deux bras poupes el hideux de la terrible machine qui poursuit les assassins dans leurs songes.
Par bonheur, c'était un homme rudement trempe que ce philanthrope de Vanves, comme on l'a vu loin à l'heure, lorsqu'il a levé sa bêche sur l'agriculteur. Il n'eût pas recul'! devant un second assassinai pour se tirer du premier; mais il ne nous tombe pas tous les jour* sous la main quelqu'un à assassiner, pour nous tirer d'affaire.
El il eut beau chercher, il lui fallut trouver un moyen de se tirer d'affaire sans un nouveau crime.
Il y en avait, non pas un, mais deux.
Fuir, fuir en toute hâte, fuir sans regarder en arriére, fuir sans dire adieu à personne, — comme avaient fui les convives, comme avaient fi i les domestiques; — ne s'arrêter qu'a vingt lieues, quand le cheval crèverait, en prenrtre un autre, en changer à chaque poste, passer le détroit, passer la mer, ne s'arrêter qu'en Amérique. .
Oui, mais comment faire cela mus passeport ?
A la première poste, le maître de poste refuserait un cheval et enverrait chercher la gendarmerie.
Le second moyen était plus prudent.
Cel'ait d'aller trouver M. Jackal, de lui raconter l'affaire et de lui demander conseil.
Onze heures sonnaient. Avec un cheval bon coureur, — et M. Gérard avait deux bons coul eurs dans son écurie — on pouvait être à onze heures et demie dans la cour de la Préfecture.
Décidément, c'était l,i le meilleur moyen.
M. Gérard se releva, courut a l'écurie* sella lui-même le meilleur de ses deux chevaux, le fit sortir par la porte des communs, referma soigneusement cette porte, sauta en selle avec l'agilile d'un jeune homme, enfonça les éperons dans le ventre de smi cheval, et partant sans chapeau, sans s'inquiéter du vent et de la pluie qui fouettaient sou j mine nu, il prit à fond de train le chemin de Paris.
Laissons l'assassin chevauchant au triple galop, et suivons Salvulor, qui emporte en triomphe les ossements de la victime.
Alexandre Dumas.
(La si'itt on prochain num/ro. >
LE COMTE DE MONTE CRISTO