‹ Le morne au diable, drame en sept tableauxChapitre 64 sur 97 · LE MOHNE AU DIABLE · texte numérisé non relu

LE MOHNE AU DIABLE

Si VOUS élicz né riche et puissant... vous eussiez fait, j'en suis sûr, un noble emploi de votre fortune. La misère aurait pu vous conseiller beaucoup plus mal qu'elle ne l'a fait, car vous avez, m'a-t-on dit, souffert et endure de cruelles privations.

CRousTiLL\c,à part.

Cette voix toucfjanie, cette bonté ..Ah! malheureux, il ne me mnn(}uait plus que cela... (Haut et lâchant do rire.) Si vous avez de nioi, madame^ si bonne opinion, je ne m'étonno'pas que vous m'ayez clioisi pour mari.

ANGÈLE

Tenez, chevalier, ne parlons plus de celte plaisanterie.

CROUSTILLAC

Vous me Tavouez, madame, j'étais votre jouet.

ANGÈLE

Non... mais dans ma solitude...

CROUSTILLAC

Votre solitude! ma'lame ! Votre solitude! Il me seml>le que dans votre solitude, vous avez bien assez de distraction pour vous passer de celle-là. ANGÈLE, avec bonté.

Chevalier, oubliez les folies que je vous ai dites, ne pensez plus à ma main, qui ne peut appartenir à personiie, chevalier, à personne, entendez-vous bien, et que cela vous console... Vous êtes libredesortird'ici., . Mais, comme souvenir du Morne au Diable et delaBarbe-Bieue. vous me permettez de vous offrir, n'est-ce pas? quelques-uns de ces diamans dont vous étiez si épris avant de m'ovoir vue.

CROUSTILLAC, avec dignité.

Madame, je ne vous demande qu'un guide pour sortir de votre maison.

ANGÎiLE.

Vous aurez uv\ guide, chevalier, mais...

CROUSTILLAC

Madame, je suis ridicule, je suis vain^ je suis un

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