‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 118 sur 232 · LES FORMES CL LU RALES · texte numérisé non relu

LES FORMES CL LU RALES

mée du Morvan. Ces terrains portaient le nom de terres à balai, du jiom du genê! qui fleurit au printemps, ou de Lari ', vocable encore fréquent dans la toponomaslique du Morvan. Ils étaient recouverts d'une llore silicicole et In grophile, composée surtout du genêt à balai, de la grande fougère, de la fougère commune, de la bruyère commune, de la digitale pourprée, du leucodon des bois, de la bistorte, itc l'airelle myrtile, de la laicbc flexueusc et de nombreuses espèces de moutarde sauvage '. Les genêts à balai avaient dans la contrée l'étrange réputation de faire pousser l'herbe. Le laboureur ne les arrachait pas, par crainte de détériorer la pâture. Gomme les marais et les élangs. les landes faisaient partie de sa conception de l'économie rurale. Elles furent les premières attaquées par les progrès de l'agriculture. En 5o ans, elles ont perdu ^38 hectares dans le canton de Cbâleau-Cbinon, i [\i i dans celui de Montsauche ; elles ont diminué des deux tiers dans le Morvan avallonnais, elles onl disparu dans la vallée de l'Alêne. Elles n'ont conservé une certaine importance que dans la contrée marécageuse de Liernais (727 hectares), sur les formes hardies du Haut-Morvan, dans le canton de Lucenay-l'Evêque (588 hectares) et dans le canton de Saint-Légersous-Beuvray (771 hectares). Elles ont persisté sur les pentes déelnquetées de la granulite. Les communes situées sur cette roebe sont celles où la proportion des landes est encore la plus forte de tout le Morvan : Voudenay (5 pour 100 de l'étendue du territoire), Brassyen-Morvan (5 pour 100), la Comelle (7 pour 100), Molphey (8 pour 100). Cependant toutes les communes comptent encore quelques parcelles de ces terres oisives. L'ensemble ne dépasse pas 1 à 2 hectares pour ebacune d'elles. Il ne semble pas que ces territoires incultes doivent disparaître complètement du cadastre. Sans prendre exemple sur la Bretagne, où les landes sont l'objet de soins particuliers, où on les replante, le Morvandeau utilise celle végétation, quand il ne peut la transformer, comme composts de fumier et même comme fourrage d'hiver.

Les vignes.

« En celle contrée du Morvan. il n'y a point de vignes, sinon en une seule côte, qui sort de la montagne comme en polence ; les

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