‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 128 sur 232 · Gcrbaux et Sehmidt : z33, p. 67/1 et Arch. N1": F · texte numérisé non relu

Gcrbaux et Sehmidt : z33, p. 67/1 et Arch. N1": F

pendant l'hiver1. Excepté dans quelques communes du canton de Moulins-Engilbcrt proches des célèbres embouches duBazois, partout

ailleurs pour conserver son bétail, le Morvandeau était obligé de lui Taire manger la paille tics grains ~. Il ne pouvait presque jamais recueillir du fumier. La terre un peu plus épuisée chaque année ne récupérait jamais ce qu'elle perdait à chaque moisson. Le chaulage augmenta l'étendue des pâtures au détriment des landes. Il améliora la qualité du fourrage : mais, sur les hauteurs glaciales du Ilaul-Morvan. l'élevage fut toujours extensif ; dans les vallées bien abritées seulement il pouvait être intensif. Lu dehors des tourbières et des verniers, toutes les bonnes terres des vallées ont été converties en prés. Les eaux abondantes du granité, très riches et très rafraîchissantes, donnent une herbe excellente à condition que le sol soit drainé et amendé. Le terrain est d'abord exhaussé entre de nomb reuses voies d'écoulement. Elles ne doivent pas être tracées trop profondément, de peur que la terre trop compacte n'empêche l'eau d'arriver jusqu'aux drains . Vprès un chaulage de 5o à Go hectolitres par hectare, ou après l'épandage d'un compost de chaux et de cendres de tourbe, la pièce est mise en culture pendant quatre ou cinq ans. Elle donne d'assez belles récolles. Puis les mauvaises graines et les racines traçantes sont partiellement détruites, et le sol est définitivement converti en pré. On a constaté, quand ces opérations sont bien conduites, que les produits de la première coupe augmentent de 2/3. (les prés donnent près de i ooo bottes de fourrage à l'hectare*.

Toutes les communes morvandelles inscrivent actuellement des prés et des pâtures à leur cadastre. Pour quelques-unes d'entre elles, ces formes agricoles ont été arrêtées dans leur développement par l'extension de la forêt. Dans les communes de Lormes. de Saint- Germain-de-Modéon , les prés et les pâtures ne s'étendent que sur (> pour ioo du territoire : dans les communes de La Rochemillay et de Dhun-les-Places sur 8 pour ioo seulement. Les maxima se répartissent dans les contrées où les landes plus nombreuses ont été défrichées : Dammartin (45 pour ioo), Gouloux (ôi pour ioo); et dans la Zone bordière des placages du Lias: Liernais (5o pour ioo). Saint- Léger i'i'i pour mo), Villargoix ( 'i i pour ioo). Dans cette région, la plus fertile du Morvan, les plateaux calcaires laissent filtrer les eaux jusqu'aux \ allées creusées dans le terrain imperméable. L'herbe

i. Collenol : 8, \>. i-\.

•(. Moreau : a •■'<'.

.;. De la Boulaye : g4, p. 38

\ . Pernot: /•■/, [>. 3o. La bottep&se ~ kilo).'. 5,

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