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Le vain ville. — Le Morvan. n
carottes fourragères, la betterave et surtout les choux-raves, donnent, coupes à la machine, une nourriture substantielle pour l'hiver. Les pois verts, les maïs mangés en fleur sont un fourrage excellent poulie printemps. La prairie temporaire est devenue d'un usage courant enMorvan. Saulieu, Rouvray, Précy-sous-Thil, l'acclimatèrent après Quarrc-les-Tombes et Bar-le- Régulier. Sur la bordure méridionale, le canton de Luzy l'a de suite adoptée ; dans le cœur du Haut-Morvan, Koussillon, Anost, Moux, l'ont reconnue comme une nécessité. Dans les nouveaux baux, les propriétaires l'imposent aux fermiers comme une partie obligée des assolements. Elle s'étend au moins sur la moitié des terres labourables. La région morvandelle de l'arrondissement d'Avallon ne contenait guère, au temps de Belgrand, nue 4o5 hectares en prairies artificielles ; il en existe plus de l\ ooo actuellement ' .
La pâture, le pré, la prairie temporaire, forment un ensemble très important. Le Morvandeau consacre à l'élevage la majeure partie de ses terres de rapport. Elles sont très inégalement réparties à la surface du massif ancien. Elles sont avant tout fonction de l'altitude. Dans le Bas-Morvan, les pâturages atteignent le tiers du territoire des communes. Le canton de Quarré-lcs-Tombcs comprend :
5 85 1 hectares de bois.
2 207 — de champs.
/jo5 — de prairie? artificielles.
2 210 — de prés.
3 000 — de pâtures2.
Soit 43 pour 100 de la surface productive du canton utilisée pour le bétail. Les pâtures sont toujours en augmentation. Cette proportion est sensiblement la même dans la vallée de l'Alêne et dans celle du Ternin. Dansle Haut-Môrvan, elle atteint rarement le quart de la superficie des communes. Mais, là encore, la plus grande partie des domaines est réservée à l'élevage. A La Rochemillay, dans les parties élevées du canton de Lucenay-l'Evêque, les grandes exploitations consacrent toujours les :>. ô de leurs terres aux prés et pâtures, 1/0 des labours aux prairies temporaires. A vrai dire, qu'il provienne des landes défrichées, de verniers et de tourbières asséchés, de champs irrigués et chaulés, le fourrage morvandeau n'atteint jamais la qualité des herbages épais et succulents des célèbres embouches du Bazois. Cependant, son amélioration a permis la trans-